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Critique Halloween (2007)

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Ce bon vieux Michael Myers a eu aussi son tour pour se taper un coup de jeune selon la formule bien rodée - et désormais inévitable - du reboot / remake. Mais cette fois, Michael Bay n'y est pour rien. C'est Rob Zombie qui s'y colle après consultation du réalisateur d'origine, l'immense John Carpenter. Selon les dires de Zombie, ce dernier lui aurait conseillé de s'approprier totalement l'histoire d'Halloween et d'en faire son propre film. Au vu du résultat, on peut certifier qu'il a appliqué cette consigne à la lettre.

 

 

Le choix inédit de Zombie pour reprendre l'autre icône du cinéma d'horreur s'avère payant. Le réalisateur s'y prend comme un véritable artisan pour faire revivre le personnage de Myers, avec visiblement beaucoup de respect pour l'original et une excellente connaissance de ses classiques. Dans sa nouvelle mouture, il préfère faire un peu plus la lumière sur son personnage central, sur lequel on connait finalement très peu de choses. L'original de 78 n'offrait qu'une seule scène en ouverture du film pour montrer le premier meurtre de Myers, puis son marathon sanglant à sa sortie de l'asile psychiatrique et sa fixation sur le personnage de Laurie Strode, obsession qui ne sera expliqué qu'au film suivant. Zombie, fidèle à lui même, opte pour le traitement trash et installe le petit Myers dans une famille dysfonctionnelle où le taux d'utilisation du mot « FUCK » atteint des sommets. Il prend son temps pour nous en dire plus sur l'enfance du tueur, et distille ingénieusement des informations sur ses penchants sanglants et sur son déséquilibre mental. Cette première partie est le point fort de ce Halloween nouvelle génération car elle nous dit carrément que dès son plus jeune âge, les graines du mal étaient déjà bien en lui, même si le tout est assez convenu - oui, il crevait des chats à l’école, pas très sain ça -. Le choix de l'acteur pour le rôle du jeune Myers - le gosse qui traite Will Smith de trou du cul dans Hancock - est bien pensé puisque sa jolie bouille, cheveux blonds et yeux angéliques, contraste bien avec sa passion pour la dissection des rats, pour l'immolation des chats errants et leur conservation dans des sacs en plastique ainsi que pour pour le tabassage à mort de collègues au lycée parce que leurs tronches ne lui revient pas.

 

 

Zombie suit aussi l'incursion de Myers en asile pour enfants et introduit brillamment le personnage du Dr Sam Loomis, impeccable Malcolm McDowell. Il met plus en avant les liens qui unissent les deux personnages, chose qui n'était pas non plus clairement spécifiée dans l'original. Il est ici clair que le Dr Loomis est la personne le plus proche qui soit d'une figure paternelle pour Myers, et par conséquent sa traque par le premier prend une dimension autrement plus intéressante. Malgré ses atouts, la deuxième partie n'évite pas les sentiers battus à mesure qu'elle suit les virées sanglantes du tueur. La version de 2007 jouée par le catcheur Tyler Mane diffère beaucoup de celle de l'original : elle est beaucoup plus massive et imposante. Zombie n'hésite pas à accentuer son côté machine à tuer, le rendant plus proche d'un Jason Voorhees par exemple, et ce n’est pas un mal. Le problème c'est que le reste de son parcours n'est pas aussi original qu'on l'aurait souhaité. Les meurtres s’enchaînent à rythme soutenu avec un gore assez présent, mais ça reste loin des extravagances chères au réalisateur surtout au vu de l'originalité affichée de ce remake.

 

 

Le ton extrêmement sérieux et le respect apportés au traitement de ce Halloween le place tout de même bien au-dessus du lot des films d'horreur produits à la pelle. Le film profite grandement des fulgurances visuelles de Rob Zombie, décidément un réal passionnant et sans concessions. Plusieurs scènes - ou plutôt tableaux - imprimeront durablement la rétine, bien plus que l'ensemble des séquences des autres films de la saga : La confection des masques, la lente progression de Myers dans les champs vierges, le tout premier meurtre d’un Myers enfant... Une preuve qu’on gagne toujours à engager des réalisateurs talentueux avec une réelle vision et une empreinte indélébile sur de pareils projets. Avis aux pillards de Platinum Dunes.

 

 

Halloween 2007 constitue une très bonne surprise et une relecture très intéressante du mythique La nuit des Masques de John Carpenter. Bien plus que le simple remake, c’est aussi un formidable film d’épouvante, nerveux, sale et méchant.

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