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Critique Halloween 4 : Le Retour de Michael Myers

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Les deux premiers volets d’Halloween formaient un tout cohérent. Succès maousse en salles, la franchise en devenir allait pourtant prendre un étrange tournant avec un troisième volet supprimant totalement l’élément « Myers » de l’équation. Un choix audacieux imposé par John Carpenter et Debra Hill, à l’époque fortement impliqués dans la production et le scénario des œuvres précédentes. Le résultat, purement fantastique, reste un divertissement correct mais s’éloigne radicalement de l’esprit du film originel. La réception publique sera cinglante, et mettra enterrera définitivement le projet d’imaginer les séquelles comme des « variations » sur le thème d’Halloween. La saga ne sera en effet relancée que six années plus tard avec Halloween 4 : Le Retour de Michael Myers. Un opus « back to origins » qui ne laisse place à aucune originalité particulière, mais témoigne d’une certaine efficacité.

 

 

Le Retour de Michael Myers se positionne comme le « véritable » Halloween 3, et donne ainsi naissance à une nouvelle trilogie qui sera par la suite totalement occultée lors du retour de Jamie Lee Curtis pour le septième film. Privé de sa scream-queen originelle, le travail de Dwight H. Little – réalisateur de seconde zone qui retournera rapidement aux petites productions nanardesques ou familiales – déroule donc des bases complètement nouvelles. L’invincible Docteur Loomis rempile, et poursuit sa quête de diabolisation d’un Michael Myers plongé dans le coma depuis près de dix ans. Le gigantesque tueur profite pourtant d’un transfert effectué quelques jours avant la fête des morts pour se faire la malle. Ce dernier prend de nouveau la direction d’Haddonfield afin d’éliminer la dernière survivante de sa lignée. Une « héritière » d’une dizaine d’années qui n’est autre que la fille de Laurie Strode. Placée dans une famille d’accueil suite au décès de sa mère, l’enfant ignore tout de la sombre histoire de sa famille. Loomis se lance à sa poursuite, et va rapidement être amené à suivre une piste jonchée de cadavres. Les efforts déployés sur Halloween 3 : Le Sang du Sorcier ayant été fustigés par la critique, le producteur Moustapha Akkad confie à H. Little un cahier des charges bien précis. Ce dernier y répond avec un sérieux manifeste : Halloween 4 : Le Retour de Michael Myers se dessine comme un pur copycat de la dilogie d’origine. Le film avance certes de rares éléments nouveaux – principalement afférents aux changements de casting –, mais carbure comme un slasher ultra-classique et formalisé selon les règles instituées par Carpenter à l’époque.

 

 

Halloween 4 : Le Retour de Michael Myers use donc d’un canevas général plutôt plan-plan. Pour ne pas dire déjà-vu. Myers dézingue un peu de ci et là avant l’inévitable confrontation finale, les enjeux dramatiques se voyant fortement limités par un script globalement attendu. Dwight H. Little parvient malgré tout à injecter une rythmique honnête à cette série B de luxe, et livre ainsi une séquelle des plus divertissantes, voire occasionnellement dotée d’un excellent suspense. Le film patine pourtant au démarrage, la séquence initiale s’embourbant dans une accumulation d’invraisemblances inexcusables et de clichés grotesque – Myers est transféré par seulement deux ambulanciers qui ne prennent pas la peine de l’attacher –. La suite est nettement plus soignée, même si l’ensemble n’évite jamais les lourdeurs de dialogues déroulés en mode « disque rayé ». Tout le monde aura bien compris que Myers est « le mal incarné » après visionnement du film, merci. Le final est pour sa part très bien troussé, H. Little enquillant en à peine vingt minutes galipettes sur les toits et course poursuite furieuse. Du bon boulot, à l’instar d’un ultime cliffhanger qui se présente sans peine comme l’une des meilleures conclusions de la franchise.

 

 

S’il ne rivalise jamais avec Carpenter, Dwight H. Little modernise « légèrement » la série en livrant un slasher en accord avec son temps. Le film se montre un tantinet moins prude que ses prédécesseurs – Halloween 4 osant enfin dévoiler quelques courbes féminines – sans jamais verser dans la vulgarité et la facilité affichée par certains concurrents – au hasard, Vendredi 13 –. Le métrage distille juste ce qu’il faut de violence et profite d’une réalisation qui joue parfaitement de la suggestion pour installer une ambiance nocturne et oppressante. Le film est de ce fait loin de s’apparenter à une séquelle au rabais, le casting étant par ailleurs à la hauteur de l’entreprise. Devenu figure iconique, Donald Pleasence connait désormais son rôle sur le bout des doigts. Le réalisateur prend néanmoins le soin de ne pas occulter le personnage de Jamie, d’autant plus que la très jeune Danielle Harris parvient à composer en évitant l’aspect niais / pleurnichard souvent indissociable des rôles d’enfants dans les films de genre. Un très bon point.

 

 

Halloween 4 : Le Retour de Michael Myers est un film sans éclat particulier, mais très bien articulé. Dwight H. Little offre ici un nouveau départ à la série sans pour autant en trahir l’esprit, et répond à ce sens avec maestria à un public qui ne souhaite à l’époque que revoir Myers évolué dans un cadre bien connu. Essai gagnant. Plus aucun cinéaste ne se risquera dès lors à réinventer les codes d’Halloween jusqu’à la reprise en main de la saga par Rob Zombie.

 

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