film d'horreur

rechercher un film d'horreur et fantastique

Rechercher par film :

 

Rechercher par acteur :

 

 

 

Critique Halloween 6 : La Malédiction de Michael Myers

Fiche     Critique    Bande annonce    Acheter le DVD / BluRay

pub

Halloween 5 : La Revanche de Michael Myers avait été préparé dans la précipitation la plus complète afin de capitaliser sur le succès d’un quatrième volet plutôt correct. Mal ficelé et ultra-prévisible, le film enterrera quasiment la franchise, et ce malgré une fin ouverte des plus intrigantes. Si la série passe au cours des nineties entre les mains des fameux studios indépendants Miramax / Dimension, le lancement d’un nouvel opus nécessitera près de six longues années. Après le retour et la revanche, le réalisateur Joe Chapelle se lance donc dans un opus sous-titré La Malédiction de Michael Myers. Et affiche de ce fait la volonté d’enfin renouveler le schéma usité jusqu’à la moelle imposé près de vingt-cinq ans auparavant par Carpenter. La tentative de modernisation du mythe s’avère plutôt malheureuse, Halloween 6 : La Malédiction de Michael Myers affichant un script de « slasher ésotérique » maladroit et complètement hors-sujet.

 

 

Joe Chapelle et son scénariste Daniel Farrands auront eu toutes les difficultés du monde à finaliser leur métrage. Financièrement soutenu par de nouveaux exécutifs, Halloween 6 : La Malédiction de Michael Myers pâtira grandement d’une implication démesurée des studios de production. Non contents d’expulser Danielle Harris du casting, ces derniers exigeront par la suite de multiples coupes et réécritures de l’œuvre. Le produit ne sera de ce fait jamais véritablement finalisé, différentes versions alternatives circulant encore aujourd’hui sur la toile. Le montage « final » présenté en salles témoigne sans grande surprise des conflits artistiques entre le réalisateur et ses producteurs, ainsi que des changements d’orientations imposés en post-production. Plus ou moins articulé en prolongement au final du précédent volet, le film se base sur une idée assez surprenante. Capturé par une pseudo-secte, Michael Myers pourrait-être contrôlé grâce à l’emploi de runes. La suite est néanmoins incompréhensible. Halloween 6 : La Malédiction de Michael Myers a en effet connu des coupes drastiques au niveau de certaines séquences clés – notamment l’introduction consacrée à l’étrange accouchement de Jamie Lloyd –, « amputations » scénaristiques qui confinent l’œuvre dans un développement brouillon au possible. Myers cherche grosso-modo à dézinguer un énième nouvel héritier de la famille Strode / Lloyd, quelques scientifiques s’excitent autour d’Haddonfield sans objectif explicite et le pauvre Docteur Loomis hante ce n’importe nawak d’une présence fantomatique qui fait presque peine à voir.

 

 

L’une des rares bonnes idées du métrage est d’avoir réintégré Tommy Doyle, l’un des enfants gardés par la scream-queen originelle Laurie Strode dans le film initial. Le personnage n’est pourtant exploité que de manière bancale, tant son implication contre la « secte Myers » demeure nébuleuse. La présentation de la nouvelle famille Strode s’avère brossée avec la même négligence. Halloween 6 : La Malédiction de Michael Myers s’évertue en effet à multiplier les interrogations sans jamais prendre le temps d’y répondre, et s’apparence de ce fait rapidement à un gloubi-boulga délirant, incohérent et extrêmement pénible à suivre. L’aspect purement fantastique se greffe assez mal à une trame qui n’exfolie pas totalement le concept de base, celui d’un jeu du chat et de la souris entre le boogeyman et d’innocents adolescents. Probablement conscient des faiblesses de son développement, Chapelle emballe son Halloween 6 : La Malédiction de Michael Myers en appuyant plus franchement sur l’aspect gore – les têtes et les corps explosent –, le film s’épaulant ainsi d’une brutalité inédite pour la franchise. Si le choix offre un certain côté fun et divertissant au film, il le prive de la suggestivité propice à l’installation d’un climax correct. Ce dernier volet de la « trilogie Lloyd » affiche donc une rythmique bien soutenue, mais se vautre dans une handicapante vacuité en matière de suspense et de tension.

 

 

Plongés dans ce fatras, les différents personnages – Loomis y compris – se contentent de courir dans tous sens sans véritablement pouvoir influencer le cours des choses. Ni même avoir une quelconque importance sur « l’histoire » en elle-même. Les acteurs semblent de ce fait en roue libre. Donald Pleasance, qui disparaitra peu de temps après le tournage, n’est plus que l’ombre de lui-même. A l’époque débutant, l’excellent Paul Rudd s’abandonne pour sa part dans un sur-jeu fatiguant. Joe Chapelle fait ce qu’il peu en ce qui concerne la réalisation, et tente de moderniser Halloween en usant d’une petite palanquée d’idées maladroites. Déjà torpillé par une direction artistique très télévisuelle, le film multiplie les thèmes musicaux « heavy-rock avec guitares qui couinent » ou s’abandonne dans des séquences de massacres à l’éclairage bâclé. Halloween 6 : La Malédiction de Michael Myers vire même dans les images épileptiques à l’occasion d’une séance de tuerie bardées d’effets stroboscopiques hallucinants dans laquelle Chapelle transforme une salle d’opération en boîte de nuit. Incroyable.

 

 

Massacré au montage et bourré d’idées crétines, Halloween 6 : La Malédiction de Michael Myers est un métrage hautement dispensable qui dénote assurément au sein de la franchise. Miramax et Dimension feront d’ailleurs le choix d’occulter complètement la « trilogie Lloyd » au moment de la préparation du septième film, qui se positionnera en suite directe d’Halloween 2. Un choix plutôt judicieux, le film de Joe Chapelle ayant assurément mené la série dans une impasse. A zapper.

 

Auteur :

Critique vue 5888 fois

Pseudo
Commentaire

Sécurité

Combien font : 51+34

Votre réponse :

 

15 films au hasard

dernières critiques de films d'horreur et fantastique


Critique John Dies at the End

Critique 31

Critique Urge

Critique Dans le noir

Critique The Darkness

Critique Blood Father

dernières critiques de films d'horreur et fantastique


Critique Penny Dreadful (série)

Critique Superman - Intégrale des cartoons Max Fleisher (série)

Critique Le Top / Flop 2015 de la Rédaction