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Critique Halloween - La Nuit des Masques

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Que reste-il d’Halloween près de 35 ans après sa sortie, alors que parodies, plagiats, et séquelles ont envahis les écrans ? Et bien ,il reste un film terrifiant, angoissant et véritablement parfait en tout point, rien n’ étant laissé au hasard. John Carpenter n’a jamais fait les choses à moitié, et quand il fait un film, on est en droit de s’attendre à du lourd qualitativement. Et avec Halloween - La Nuit des Masques, il a non seulement lancé un genre – le slasher- mais également livré son plus brillant représentant. Dommage pour les toutes les pâles copies à venir.

 

 

Lors de la nuit d'Halloween 1963, le jeune Michael Myers se précipite dans la chambre de sa soeur aînée et la poignarde sauvagement. Après son geste, Michael se mure dans le silence et est interné dans un asile psychiatrique. Quinze ans plus tard, il s'échappe de l'hôpital et retourne sur les lieux de son crime. Il s'en prend alors aux adolescents de la ville. Un pitch carré et surtout une volonté d’en venir à l’essentiel, voilà le credo de John Carpenter sur Halloween. Pas de fioritures ici. Ainsi, même les plus banales séquences de présentation de personnages se font soit dans l’action, soit sur fond de présence angoissante du croque mitaine qu’est Michael Myers. Une mise en place parfaite d’ailleurs. Jamais au grand jamais un slasher n’aura eu d’entrée en matière aussi carrée. A ce titre, la sortie des classes où Myers suit Laurie Strode – juste parce que celle-ci a déposé une clé sur le paillasson de l’ancienne maison des Myers- installe une angoisse qui jamais ne disparaîtra, montrant un tueur froid et impavide, mais surtout sûr de lui et inhumain. Il n’hésite pas d’ailleurs à se mettre en danger en s’exposant, montrant de ce fait une totale maîtrise de soi, à moins que ce ne soit vraiment que de la folie pure. Car de ce tueur, on en saura peu, si ce n’est qu’il a tué sa sœur et n’a plus jamais parlé depuis. Poursuivi par son psychiatre, qui le considère comme le mal à l’état pur, Myers ne semble pas pouvoir être stoppé.

 

 

Chaque scène de Halloween - La Nuit des Masques, pourrait servir de travail d’étude en école de cinéma. Ainsi quand Myers suit Laurie, ses apparitions en bordure d’écran – un coup une épaule, un coup le buste, où bien sa silhouette dans l’obscurité- font d’autant plus sursauter qu’elles sont imprévisibles et renforce l’impression de toute-puissance laissé par Myers, mystérieux tueur aux motivations incertaines. La position de la caméra et ses mouvements sont parfaitement bien étudiés, alternant plans fixes dans lequel déboule un coup le tueur, un autre un flic, et de longs et lents travellings, jamais inutiles car l’action ne s’arrête jamais. Le tout sublimé par quelques notes d’une musique angoissante – dont le fameux thème principal- renforçant le malaise provoqué par les apparitions de Michael Myers. Le film se déroule d’ailleurs sur une journée, de l’évasion de Myers, qui nous vaut une première apparition qui démontre toute sa folie – la main frappant la vitre de la voiture- à sa confrontation avec Laurie. Myers est une machine à tuer. Voilà comment Carpenter nous le présente. Et c’est en cela qu’il est d’autant plus effrayant. Instigateur d’une flopée de clones , Jason Voorhees en est le plus célèbre,  Michael Myers – caché sous un masque de William –Star Trek- Shatner-  ne pourra être arrêté par la mort, si tant est qu’elle veuille bien de lui, comme l’atteste cette fin ouverte, laissant les acteurs survivants aux méfaits du tueur à l’arme blanche en pleurs ou choqués, comme si le diable lui-même avait débarqué en ville.

 

 

Quand on s’apprête à regarder un film de John Carpenter, on sait que mise en scène, musique, montage, et plans iconiques répondront présents. Et c’est bien entendu le cas ici, tant Halloween transpire le goût du travail bien fait, via une mise en scène jamais en défaut, une musique minimaliste mais pourvoyeuse de frissons, et des plans dévoilant Myers de toute beauté, notamment quand il observe ses proies. Et le plus, c’est cette fameuse vue subjective, où l’on est Michael Myers et où l’on se met dans ses pas pour poursuivre ses victimes. Une idée géniale, surexploitée par la suite jusqu’au dégoût, mais qui ici passe remarquablement toujours bien. Les acteurs, rarement inégaux dans ce type de film, ne font pas de merveilles ici, si ce n’est la sublime Jamie Lee Curtis ou bien encore Donald Pleasance, génial en psy dépassé par les évènements. A noter que ces deux-là reviendront dans certaines des 9 suites.

 

 

Véritable pionner dans le genre slasher, rarement inégalé, Halloween - La Nuit des Masques n’a pas pris une ride - d’autant que le Blu Ray est vraiment performant - et génère toujours autant d’angoisse et de frissons que lors de sa sortie. On peut juste regretter que son aura ait pali de suites pour la plupart ratées et de pâles copies sans talent. Halloween est l’un des meilleurs films de son auteur qui démontre encore ici tout son talent pour nous faire peur.

Auteur : TONTON

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