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Critique Halloween : Résurrection

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Le très bon épisode anniversaire Halloween : 20 ans après avait su fêter dignement  les vingt ans de la saga et renouer avec son esprit original. Surfant sur la vague post-Scream, l’épisode avait réconcilié fans et critiques avec un spectacle, certes pas transcendant, mais très efficace et proposant un final badass qui aurait dû clore définitivement une série en mal de renouveau. C’était sans compter l’opportunisme des producteurs qui en ont décidé autrement et nous proposent avec Halloween Résurrection un énième retour parfaitement dispensable en plus d’être mal torché.

 

 

Mustapha Akkad, producteur historique de la série Halloween, s’est dit que vu la coquette somme rapportée par le dernier opus, il pouvait se permettre n’importe quoi tant que les épisodes filmaient un type baraqué en blouse de travail, portant un masque et un couteau de boucher. Il s’est dit aussi qu’il avait du être bien bourré pour accepter l’idée de tuer Michael Myers sur H20. Faut pas déconner quand même, on peut très bien en tirer quelques billets verts de plus. Ainsi est mis en chantier ce huitième volet, un peu n’importe comment, sur une idée de base qui, de par sa connassité, rappelle les pires épisodes des Vendredi 13. Pour une émission diffusée sur internet, une bande de jeunes équipés de caméras doivent enquêter dans la maison d’enfance de Michael Myers pour essayer d’élucider le mystère de ce qui engendra un tueur en série de légende. Une recette immuable avec les ingrédients de base plus un zeste de high-tech pour faire genre « on colle à l’air du temps ». Oui, en 2002 Internet et webcams sont encore considérés high-tech.

 

 

Le film démarre de façon surprenante, un peu à la façon des pré-génériques d’un James Bond. Quinze minutes seront dédiées à l’explication nécessaire de la résurrection du Boogeyman. Résurrection, comme dans le titre, vous avez saisi ? Figurez-vous qu’en fait ce que vous avez vu dans le final de H20 n’est pas vraiment ce que vous avez vu dans le final de H20 : l’increvable tueur a eu le temps d’échanger ses habits avec un ambulancier et c’est ce dernier qui s’est fait décapiter à sa place. Psychopathe, mais pas con. Dans ta face Docteur Loomis. Ce léger détail réglé, place à une énième réunion familiale avec Jamie Lee Curtis / Laurie Strode, qui cette fois en tombera de haut. Ce segment est d’autant plus surprenant qu’il n’a aucun lien avec le reste du film, ce qui souligne un peu trop sa nature purement fonctionnelle. Une autre surprise est celle de retrouver derrière la caméra Rick Rosenthal, réalisateur de la toute première séquelle de La Nuit des Masques. Surprise parce qu’à l’époque son expérience sur le set n’a pas été des plus heureuses, ses scènes ayant été reshootées par John Carpenter car jugées insatisfaisantes.  Pas rancunier le gars.

 

 

Passée la pilule - le suppo ? - de l’intro, le film saute allègrement un an plus tard - c’est mentionné en bas de l’écran, pour ne pas créer de confusion, voyez ? - pour arriver aux évènements qui nous intéressent, ou pas. Soit cette bande d’ados transparents enfermés dans la maison de Michael Myers pour chercher l’on ne sait trop quoi pour un jeu de téléréalité. A priori les bonnes idées ne manquaient pas tant sur le fond - une diatribe sur la téléréalité - que sur la forme - les webcams portées par les acteurs - sauf que Rosenthal prend un soin particulier à éventer ces trouvailles et à éviter toute foulure des neurones, aidé en cela par un scénario aussi linéaire que chiantissime. Halloween : Résurrection retombe alors dans les affres du slasher classique avec une ribambelle de crétins qui ne sont là que pour se faire tuer de façons créatives. Ce n’est pas un mal en soi, si le type derrière la caméra avait eu un minimum de sens de la mise en scène. Mais Rosenthal, qui tout au long d’une carrière anonyme a surtout officié dans les séries TV, n’a rien d'un génie et la copie rendue affiche à peine plus de gueule qu’un épisode de Supernatural, le suspense en moins, Busta Rhymes en sus.

 

 

Halloween : Résurrection sera le dernier épisode d’une saga qui n’aura décidément jamais trouvé l'étincelle de folie qui distingue les autres séries de légende comme les Vendredi 13 ou les Freddy Krueger. Du moins jusu'au reboot radical de Rob Zombie. Cette suite rejoint donc la longue liste des slashers béta et les séquelles stériles opportunistes qui font le bonheur des clubs vidéo. Parfaitement dispensable.

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