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Critique Hammer of the Gods

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Le réalisateur Farren Blackburn a fait ses premières armes pour la télévision. Jusqu’ici simple artisan au service de séries grand public, ce dernier se lance avec Hammer of the Gods un défi plutôt audacieux. A l’instar du bancal Centurion de Neil Marshall, le travail de Blackburn tente en effet de transcender un budget modeste afin de proposer une grande fresque épique. Epaulé par des producteurs indépendants, le jeune cinéaste en profite de plus pour doter son métrage d’une brutalité viscérale souvent absente de certains produits de studios – Le Choc des Titans –. Bourré de bonnes intentions et peinturluré rouge sang, Hammer of the Gods ne parvient pourtant pas à remplir ses objectifs.

 

 

« Elu par les Dieux, forgé dans le Sang ». Hammer of the Gods annonce d’emblée la couleur. Piétinant plus ou moins les plates-bandes d’un registre « héroic-fantasy » en vogue depuis l’explosion de la série Games of Thrones, le métrage de Farren Blackburn installe pourtant ses fondations scénaristiques dans une trame conventionnelle au possible. En 871 après J-C, Steinar, jeune guerrier Viking, est ici envoyé par son père mourant en territoire ennemi afin retrouver son frère, jadis banni du royaume. La mission de Steinar est de ramener un successeur au trône. Le voyage va transformer Steinar en l’homme que le roi attendait. Simple et concis, le script de Hammer of the Gods s’inscrit dans la plus pure tradition du genre. La quête interminable, les vastes territoires vierges, le tout saupoudré de bastons bruyantes à l’épée, Blackburn use de tous les ingrédients imposés au cahier des charges. Le principal problème reste que son métrage n’en dévie à aucune occasion, l'ensemble s’avérant si classique qu’il en devient relativement soporifique. Car Hammer of the Gods souffre dangereusement du syndrome « Seigneur des Anneaux », sans parvenir à contrebalancer par ses effets spéciaux ou une quelconque virtuosité esthétique. Les personnages marchent beaucoup, se bagarrent à intervalles réguliers mais ne cherchent pas grand-chose de précis.

 

 

Difficile en ce sens de développer un semblant d’enjeu dramatique ou d’imposer un climax. Hammer of the Gods déroule ses séquences de manière peinarde, certains protagonistes disparaissant de l’équation sans que cela ne remette véritablement en cause l’issue finale. Aux abonnés absents, le suspense fait en effet cruellement défaut au travail de Farren Blackburn, malgré une réelle générosité affichée dans la mise en scène des combats. Membres arrachés, effusions sanguinolentes et hurlements barbares sont pour l’occasion de rigueur, Hammer of the Gods affichant une violence frontale et burinée mais peine à rendre cette dernière crédible, tant les batailles s’avèrent mal chorégraphiées. Le film de Blackburn sombre même complètement en fin de course, sa conclusion se limitant à une courte séquence de castagne en grotte en lieu et place du festival d’affrontement(s) attendu(s).

 

 

Inintéressant sur le fond, Hammer of the Gods se rattrape plus moins en parvenant à s’habiller d’une esthétique travaillée. Farren Blackburn livre en effet un métrage extrêmement bien emballé, et parvient à capturer une foule de décors naturels avec un sens du cadrage appréciable. Etrangement, ce dernier saborde pourtant certains plans en y intégrant des détails clichés et résolument inutiles, dont quelques éclairs numériques qui déchirent l’horizon à l’occasion de séquences pseudo-dramatiques. Des émotions que le casting ne parvient pas davantage à transmettre, le jeu d’acteur se montrant transparent et sans éclat. Malgré une prestation correcte et professionnelle, le jeune Charlie Bewley campe en effet un héros assez peu charismatique du fait de son allure de jeune premier gringalet, carrure qui ne sied qu’assez moyennement au guerrier furibond décrit sur le papier.

 

 

Hammer of the Gods est un métrage ultra-soigné, mais assurément pénible à se coltiner d’une traite. Privé d’un scénario digne de ce nom, le film retombe à plat passé quelques scènes de bagarre et ne propose rien de plus qu’une aventure linéaire et rapidement répétitive. Dommage pour Farren Blackburn, qui fait preuve d’une approche visuelle convaincante avec de modestes moyens.

 

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