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Critique Butcher 2

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Alors que certains curieux le connaissaient avec son tout premier film, la comédie Coffee & Donuts, le réalisateur Adam Green est aujourd’hui l’un des talents les plus prometteurs du cinéma de genre. Sorti de nulle part, le bonhomme livre en 2006 l’un des slashers les plus jouissifs de la décennie, mettant en scène un boogeyman violent et difforme : Victor Crowley. Après avoir créé la surprise, c’est en toute logique qu’Adam Green met en chantier une suite. Butcher 2 - Hatchet 2  -, loin d’équivaloir son prédécesseur, en reprend les gimmicks et s’appuie sur ce qui a fait son succès, des meurtres inventifs et gores, malheureusement au détriment de quasiment tout le reste.

 

 

Avec un réel amour pour le genre, Adam Green, c’est presque un parcours sans faute. Butcher, Spiral ou encore l’excellent Frozen, le potentiel du jeune réalisateur a de quoi faire rougir les cinéastes les plus expérimentés. Sans aucune prétention et dans le seul but de mettre sur pied un divertissement pop-corn, le cinéaste proposait avec Butcher quelque chose que beaucoup d’afficionados attendaient depuis un bon moment. L’honnêteté et l’imagination du monsieur se ressentent à travers ses longs métrages, et bien que ça ne fasse pas tout, encore peu de réalisateurs nous le proposent. Terminé à la manière d’un Vendredi 13 sur une barque avec un Victor Crowley toujours sur ses deux pattes, la fin d’Butcher ne laissait aucun doute quant à la venue d’un nouvel opus. Butcher 2 reprend là où le premier volet s’était arrêté, seul le protagoniste – Marybeth – change de tête, c’est maintenant Danielle Harris - Halloween 4, H2 - qui prend la relève. Bien décidée à récupérer les corps de son père et de son frère, elle va faire appel au révérend Zombie - Tony Todd -. Ce dernier va monter une expédition de chasseurs et de pêcheurs mercenaires pour retourner dans le fameux marais. Tout juste sortie de son périple pour le moins traumatisant, il n’en faudra pas plus pour convaincre Marybeth de retourner dans la gueule du loup. Il fallait bien trouver une raison pour que Victor Crowley s’en donne à cœur joie. C’est chose faite, place au spectacle.

 

 

Bien décidé à montrer son petit bébé dans son intégralité, le réalisateur a choisi de sortir Butcher 2 sans passer par la case MPAA. Comme on pouvait s’y attendre, le film a subi une certaine controverse et a été retiré immédiatement des salles obscures. Un fatalisme qui va piquer la curiosité des spectateurs, avec ce goût pour l’interdit qui les anime. Adam Green reprend exactement la même structure que son premier volet avec une petite introduction sanglante pour déboucher ensuite sur une escapade qui va se révéler sanglante. Un peu bavard en début de parcours, Butcher 2 se perd dans des flots de paroles pas toujours intéressantes, notamment en ressassant le passé de Victor Crowley. Même si de nouvelles zones d’ombre s’éclaircissent et vont se révéler utiles pour la suite, on retrouve un sentiment de flottement et le tout reste encore un peu superflu. Le réalisateur se complique la vie et semble vouloir aborder le passé du tueur avec plus de sérieux, le ton du film étant parfois difficile à cerner. En effet, si on ne compte pas l’introduction, il faudra attendre plus de 50 minutes pour déclencher le bodycount. Le principal défaut du long métrage réside dans ses personnages légèrement transparents. Certes leur profondeur est loin d’être primordiale mais, quoiqu’on en dise, celle-ci joue un rôle important et décuple la portée des meurtres. Quand Butcher nous proposait une bande d’énergumènes le plus souvent ridicules faisant naître chez le spectateur une folle envie de les voir partir en fumée, c’est ici beaucoup moins le cas. Ni attachants, ni détestables, ils tombent comme des dominos.

 

 

Là où Adam Green nous prend à revers, c’est dans la violence des meurtres. Le premier opus avait déjà fait largement ses preuves, mais Adam Green est plein de ressources. Tête écrasée à coups de hache pendant près de 30 secondes ou utilisation d’une tronçonneuse de 3 m de long pour une double castration, autant vous dire que Victor Crowley n’a pas fini de vous surprendre. Un travail encore une fois fabuleux du côté des effets spéciaux, du gore à l’ancienne pour un slasher purement old school. Et c’est malheureusement tout ce que l’on peut retenir de ce second volet. Jamais le film ne parvient à trouver ses marques. Avec Butcher, la confrontation entre les personnages et le boogeyman était beaucoup plus travaillée, entre stress et folie, le spectateur était assis sur un vrai rollercoaster. Bien entendu, Butcher 2 reste un must pour les amateurs de meurtres sanglants et se hisse bien plus haut que la plupart des slashers contemporains, mais venant d’Adam Green et en tant qu’héritier d’un original ultra percutant, la pellicule  n’exploite jamais son potentiel. On retrouvera pour le plaisir quelques clins d’œil à des œuvres cultes, de nombreux caméos - Lloyd Kaufman, Marcus Dunstan, John Carl Buechler, etc… - mais aussi un Tom Holland plutôt convaincant dans le rôle de l’oncle de Marybeth.

 

 

Hyper sanglant et divertissant, Butcher 2 ne trouve pas pour autant sa vitesse de croisière et on ne retrouve malheureusement pas la folie et la fraîcheur de son ainé. Seuls les meurtres restent en tête, le reste pourrait aisément être coupé au montage. Quoiqu’il en soit, le film gagnera surement en qualité au fur et à mesure des visionnements, et certains meurtres valent vraiment le détour.

 

Auteur : TIBO

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Combien font : 73-42

Votre réponse :

fabio 20-01-2015
Une idée ou je peux trouver "coffee & donuts" ?

 

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