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Critique Hell Driver

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Monteur attitré de Wes Craven pendant une décennie – Freddy sort de la Nuit ainsi que la trilogie Scream –, Patrick Lussier s’était lancé dans une reconversion contestable à l’occasion de quelques œuvres horrifiques plutôt dispensables. Réalisateur attaché à bon nombre de projets DTV aux timides prétentions artistiques – les Dracula nouvelle génération, La Voix des Morts 2 –, cet artisan autrefois plutôt appliqué a pourtant gagné un petit début de reconnaissance avec la sortie de My Bloody Valentine 3D. Bien que contestable et en tous points perfectible, ce remake d’un classique du début des eighties présentait enfin un habillage professionnel. Un emballage malheureusement plombé par un script nullissime et ultra-conventionnel. Tout le contraire de Hell Driver – étrange translation du Drive Angry exploité outre-Atlantique –, projet bad-ass qui brûle l’asphalte avec une réelle volonté de faire dans la série B qui dépote.

 

 

Le pitch avancé par Hell Driver annonce d’emblée la couleur. Sans jamais se risquer à lorgner vers un quelconque premier degré – tout le contraire des métrages précédents de Patrick Lussier –, l’ensemble s’épanche dans un fun de tous les instants. D’une idée qui aurait facilement pu sombrer dans le ridicule face à un traitement ordinaire, le cinéaste tire une œuvre décomplexée et complètement délirante. Car si Hell Driver n’est pas sans évoquer Ghost Rider aux entournures – un bad-boy échappé de l’enfer s’improvise en justicier aux méthodes rock’n’roll –, le film en évite pourtant soigneusement les imposantes scories. Mieux, Lussier se joue des clichés avec un aplomb plutôt étonnant, lui qui s’était pourtant illustré à travers une fameuse enfilade de réalisations aux ficelles grossières. Hell Driver s’épanche en effet dans tous les stéréotypes  imaginables avec un tel aspect rigolard que le tout se déguste comme un pur ride cinématographique aux accents rétro. Particulièrement respectueux de l’esprit seventies, le travail de Lussier exfolie en effet toute notion de cinéma actuel pour s’imposer comme un film d’exploitation buriné sans véritable déroulé scénaristique travaillé. Bien qu'Hell Driver présente une trame de fond cohérente, cette dernière reste avant tout prétexte à enquiller les poursuites furibondes et autres gun-fights dopées à la testostérone. Un objectif dont Lussier s’affranchit avec un panache certain.

 

 

Jouissif au possible, Hell Driver turbine sec. Loin de l’approche purement mercantile et teenager dont témoignait My Bloody Valentine 3D, Lussier accouche d’un film buriné et anti-conformiste. Turbulent, son travail se pare d’une vulgarité presque crasse, régressive et furieusement bandante. Nudité, violente outrancière, beauf-attitude prononcée, Hell Driver n’impose aucune barrière au mauvais goût et s’inscrit dans un registre Grindhouse bonnard et radicalement éloigné du bla-bla chiantissime d’un Tarantino surestimé. Efficace, la 3D renforce encore l’aspect pop-corn de ce furibond dérapage contrôlé, les fioritures technologiques s’accordant ici à merveille au côté old-school du métrage. Malicieux, Lussier profite de l’apport du relief pour balancer une foultitude d’éléments à la gueule de son public, effets d’autant plus appréciable que le cinéaste ne néglige parallèlement en rien l’esthétique de son projet. Dénué de tout ajout numérique foireux – exception faite d’une séquence introductive plutôt laide –, Hell Driver se voit capturé à l’ancienne et emballé dans un scope classieux. Laissant de côté tout effet de style superflu, Lussier privilégie une lumière aux teintes presque passées, loin des images clinquantes qui pullulent de ci et là. Des images rêches et granuleuses qui s’associent à une réalisation épurée parfaitement en phase avec l’esprit du projet.

 

 

A l’aise sur du blockbuster comme au sein de petites productions typées geek – Kick Ass en tête de liste –, Cage cabotine avec bonheur. Doté pour l’occasion d’un look improbable de has-been sur le retour, ce dernier débite des insanités par barre de douze avec un plaisir non dissimulé. Un charisme pourtant en partie éclipsé par la jeune Amber Heard – All The Boys Love Mandy Lane, And Soon The Darkness –, atomiquequement remarquable dans un rôle de furie en mini-short. Débordant de « gueules » irrésistible, Hell Driver s’appuie enfin sur un semi-méchant charismatique en diable. Quasi-absent des écrans dans un rôle notable depuis le doublé Heat / Strange Days, William Fichtner campe un gardien des enfers savoureux et bourré de mimiques hilarantes. Un personnage versatile et furieusement délirant qui vole la vedette au véritable furieux du film, prêtre satanique aux contours un peu trop rapidement esquissés. Ce qui ne nuit au final pas véritablement à l’explosivité furibonde de ce Hell Driver.

 

 

Premier véritable bon film de l’artisan Patrick Lussier, Hell Driver se profile sans détours comme un putain de divertissement. Et ajoute à cet état de fait un casting quatre étoiles qui se fend d’un sur-jeu aussi délirant. En voiture.

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Combien font : 78-50

Votre réponse :

Deçu 07-09-2011
Aucun mérite pour ce film, scenario écrit en 1h.....
Tonton 20-05-2011
Fun, rythmé, drôle, gore et avec un bon Cage !!
Que demande le peuple?
Enfin un bon film de Lussier effectivement !!

 

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