film d'horreur

rechercher un film d'horreur et fantastique

Rechercher par film :

 

Rechercher par acteur :

 

 

 

Critique Hellraiser - Le Pacte

Fiche     Critique    Acheter le DVD / BluRay

pub

L’univers littéraire de Clive Barker est unique. Savant mélange de perversion, d’horreur et de fantasy, il a inventé une multitude de mondes plus ou moins liés au notre et généré de nombreuses créatures aussi étranges que fascinantes. Mais son envie de cinéma va se retrouver confrontée à la réalité du cinéma, qui contrairement à l’écriture d’un roman n’impliquant que son propre auteur – et bien sûr l’éditeur –, englobe des financiers avant tout désireux de récupérer la mise investie. Et considérant la folie créatrice de Barker, on comprend pourquoi alors peu de ses œuvres ont été portées à l’écran. Si ce n’est les plus sages. Enfin façon de parler car pour le film qui nous intéresse aujourd’hui, Hellraiser – Le Pacte, Clive Barker marqua un grand coup en propulsant le film de genre vers un âge adulte où tout est possible et où l’horreur – tout comme chez Stephen King – surgit du quotidien le plus banal.

 

 

Frank Cotton fait l’acquisition en Orient  d’un étrange boîte style rubik’s cube, puzzle qui une fois résolu ouvre les portes d’un monde mêlant jouissance et douleur. Mais il devient captif de cet univers où règnent en maîtres les Cénobites, d’horribles créatures n’ayant plus rien d’humain.  Plus tard, Larry, le frère de Frank, et son épouse Julia s’installent dans la demeure où Frank a passé ces derniers jours. Mal leur en prend ,car Larry se blesse avec un clou et son sang tombé sur le plancher réveille son frère qui s’échappe du monde où il était retenu et au sein duquel il subissait les pires souffrances. Julia, qui en est amoureuse et qui fut sa maîtresse, en vient alors à tuer des hommes pour faire revenir son amant à la vie. A la lecture de ce résumé, on est d’emblée de plein pied dans l’univers de Barker, à la fois scénariste et réalisateur pour cette adaptation de sa nouvelle The Hellbound’s Heart. Sexe, sang et souffrance se mêlent dans un tourbillon de folie que seule la fille de Steve, Kristy, viendra tenter de briser, elle, symbole de pureté et d’innocence en opposition totale avec sa mère et son oncle. Barker, dont c’est le premier film, ne recule devant rien pour mettre en images son histoire et cela se ressent à l’écran de par l’ambiance, unique à l’époque, qui enveloppe le film. Baignant dans une lumière bleutée – très utilisée à l’époque – le film nous montre un monde triste, lugubre et violent dont le seul échappatoire serait un autre univers, de souffrance celui-ci, qui attire par son aspect lubrique et jouissif.

 

 

Dans ce premier film sont posées les bases de ce qui sera une longue saga – le neuvième épisode, Révélations sort cette année – à la fan base assez conséquente. Barker a en effet créé un univers unique hanté par des figures charismatiques tel Pinhead, leader des Cénobites, dont le visage bardé de clous hante encore sûrement nombre de cinéphiles. De même, les séquences mettant en scène le pouvoir du cube et les cénobites sont horribles d’intensité et de perversité. On sent que Barker conserve le contrôle total sur son film et met  librement en scène toutes ses idées. Ce qui ne sera malheureusement plus le cas dans ses films suivants, Cabal se voyant modifié dans son déroulement par des producteurs ne comprenant pas que des monstres peuvent être des héros, et Le Maître des Illusions étant quant à lui écourté et distribué n’importe comment. Mais revenons à Hellraiser - Le Pacte, dont la première vertue est un script carré et compréhensible malgré ses idées torturées – un monde parallèle, du sadomasochisme, des monstres, une femme meurtrière, un cadavre qui se recompose – et jusqu’en-boutiste. Clive Barker, qui avait par le passé mis en scène quelques courts métrages, se révèle un réalisateur plutôt correct, sans esbroufe, plus concerné par la clarté d'un script dénué de volonté manifeste d'enjoliver les événements, ce qu’il fera avec plus de bonheur avec ses films suivants, l’expérience aidant.

 

 

Clive Barker est donc un auteur adaptant son propre roman, démarche compliquée par excellence – qui a dit Stephen King ? –, mais ce dernier s’en sort avec les honneurs, sans en faire trop et en se concentrant sur ses principaux protagonistes. En effet, dans Hellraiser - Le Pacte, aucune sous intrigue ne vient perturber la trame principale. Une réussite en partie rendue possible par l’équipe technique – formidable musique du quasi débutant Christopher Young, superbe photo – ainsi que des acteurs impliqués dans leur rôle. Toute la perversité et la cruauté du monde passe dans le visage de Claire Higgins, qui interprète Julia, ainsi que par le charisme de Doug Bradley, qui trouve là le rôle d’une vie en jouant Pinhead, cette créature au passé trouble – révélé dans un autre film de la saga-, gardien de son monde et pourvoyeur de souffrance et de mort.

 

 

Meilleur film de la saga qu’il a initié, Hellraiser - Le Pacte reste encore aujourd’hui un sommet de l’horreur, un classique du genre, de ceux qui ont eu une influence sur bon nombre de choses. Car on pourrait voir en Hellraiser - Le Pacte l’un des pionniers des genres à venir, comme le gothique. Et ce n’est pas l’une des moindres qualités d’un métrage ouvertement horrifique, sérieux et théâtral par moments – ce que certains soulignent en défaut – et qui non seulement met en scène une histoire unique mais ouvre également la porte des enfers à l’écran, ce qui même depuis, est suffisamment rare pour être souligné.

Auteur : TONTON

Critique vue 9004 fois

Pseudo
Commentaire

Sécurité

Combien font : 54+14

Votre réponse :

 

15 films au hasard

dernières critiques de films d'horreur et fantastique


Critique John Dies at the End

Critique 31

Critique Urge

Critique Dans le noir

Critique The Darkness

Critique Blood Father

dernières critiques de films d'horreur et fantastique


Critique Penny Dreadful (série)

Critique Superman - Intégrale des cartoons Max Fleisher (série)

Critique Le Top / Flop 2015 de la Rédaction