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Critique Hellraiser : Revelations

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Fait rare dans l’histoire du septième art, le premier Hellraiser avait à l’époque été mis en boite par le géniteur de l’œuvre littéraire lui servant de base. Par la suite artificiellement prolongée par une ribambelle de séquelles anecdotiques, la franchise s’était progressivement détachée de l’esprit initial, jusqu’à aboutir sur un Hellraiser : Hellworld aux fioritures technologiques ridicules – Pinhead recrutant ses victimes sur Internet, la partie de jeux-vidéo multi-joueurs tournant à la boucherie –. Un temps annoncé comme un remake, Hellraiser : Revelations tente de faire table rase des précédents épisodes. Mais ne parvient pourtant pas à s’affranchir de la pauvreté artistique et scénaristique qui colle à la série depuis plus d’une décennie. Aux commandes, l’inconnu Victor Garcia – Retour à la Maison de l’Horreur, Mirrors 2 – bricole une piètre resucée du mythe des cénobites, une nouvelle fois conspuée par Clive Barker avant même sa sortie.

 

 

Le studio Dimension semblait envisager Hellraiser : Revelations comme un projet majeur. Changement d’interprète - Doug Bradley cède pour la première fois le rôle -, synopsis proposé à une petite palanquée de réalisateurs en vogue, le métrage de Garcia semblait présenter une volonté de recadrage. Repoussé à une date ultérieure et inconnue, le remake envisagé à pourtant lentement glissé vers un film de clôture à la saga initiale. Préparé dans l’urgence, torché en deux-trois coups de manivelle, ce neuvième opus reste une nouvelle fois détaché d’une franchise déjà incohérente au possible.  Nico, un adolescent qui a fuit au Mexique avec son ami Steven, se retrouve malencontreusement en possession d’une boîte maléfique. Celle-ci va réveiller les Cénobites et lui faire connaître les souffrances de l'enfer. Lorsque Steven réapparait quelques temps plus tard aux Etats-Unis, sa famille entreprend de percer le secret du cube. Ces derniers deviennent rapidement les victimes de Pinhead. Bien qu’inscrit sur le papier en tant que neuvième épisode, Hellraiser : Revelations ne présente rien de bien nouveau à une franchise rongée jusqu’à l’os. Pire, le tout s’habille d’un titre quasi-mensonger, le métrage de Victor Garcia témoignant d’un encéphalogramme effroyablement plat en matière de développement. Deux adolescents intéressés par la drogue et la baise découvrent une boite, tuent quelques prostitués et papotent occasionnellement avec Pinhead. De l’autre côté de la frontière, leurs parents se font enmerder par un clochard et engloutissent une dinde aux marrons. Compilé en à peine soixante-dix minutes, Hellraiser : Revelations tourne à vide. Pire, le métrage de Garcia parvient à placer les Cénobites en inutiles accessoires à un script bardé de dialogues inutiles.

 

 

Si les derniers segments de la saga – Deader et Hellworld, tournés conjointement dans les Pays de l’Est – s’inscrivaient déjà dans une veine ultra-Z calibrée pour le marché vidéo, Hellraiser : Revelations adopte pour sa part la forme d’un film d’étudiant sans le sou. Inconsistant et inintéressant, le scénario peine à installer une quelconque ambiance à un métrage qui lorgne vers les séquences faussement glauques pour combler les vides. Garcia s’épanche dans une violence malsaine et purement gratuite, tentant péniblement de dupliquer l’aspect viscéral et douloureux du premier opus. Sans succès. Hellraiser : Revelations use en effet de sexe et de sadomasochisme sans que les pseudo-rebondissements n’en justifient totalement l’intérêt, Pinhead demeurant aux abonnés absents. Le cinéaste ne laisse étonnamment intervenir les mystérieux cénobites qu’à l’occasion de quelques séquences anémiques, le métrage étant pour le reste dominé par la « résurrection » d’un adolescent désireux de retrouver forme humaine suite à son passage en Enfer. Sans suspens ni véritable objectif, le métrage place quelques séquences de massacre placées de ci et là, avant de s’orienter vers un obscur épilogue sans queue ni tête. Le tout en usant de deux-trois uniques décors d’une affligeante pauvreté – la quasi-intégralité du film se déroulant dans une salle à manger –.

 

 

Purement anecdotique et chiantissime au possible, Hellraiser : Revelations s’avère de plus visuellement effroyable. Shooté avec 300 000 pauvres dollars – près de quinze fois moins que le précédent segment –, le métrage associe quelques found-footages minables à une réalisation dégueulasse. A peine digne d’un téléfilm du dimanche soir, la réalisation passe-partout et impersonnelle de Victor Garcia condamne définitivement ce neuvième épisode aux rayons peuplés de nanars à deux balles. Le casting est à l’avenant, et oscille entre le convenable et le pathétique. Le newcomer Stephan Smith Collins – Pinhead – fait preuve d’une transparence totale, handicapé par le manque d’épaisseur de son personnage. Seul le jeune Nick Eversman tire son épingle du jeu, et parvient à s’affranchir d’une performance plutôt convenable dans la peau de l’adolescent lunatique et imprévisible. 

 

 

De l’aveu de ses producteurs, Hellraiser : Revelations marque enfin définitivement un point final à la franchise. Une boursouflure cheap bien inutile à la saga, complètement déstructurée depuis la sortie de Hellraiser 4 : Bloodline, qui offrait à l’époque une conclusion idéale aux trois premiers opus. Ridicule.

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Votre réponse :

RabbitBurger 24-03-2012
Comment, je dit bien, comment pouvons nous faire d'une histoire potentiellement puissante et incroyable, tomber dans une merde pareille?
Les premiers sont fais à une époques peut propice ui m'a fais rire et enrager. Hellraiser aurais du exploser tout. notre tête, la censure, nos caleçon et nos petit fantasme étriqué. au lieu de ça j'ai rit au éclats face à des producteurs sans scrupule qui arrive à transformer l'or en merde.
KARKASGHOULS 04-03-2012
Re-Salut A Vous STRANGE et Toi BEN !!
(possible que les Coms sur votre Site sont en -->"Pending")
donc, ce Com arrive peut-être en doublon ...
je vous fais confiance pour le virer si besoin)
car comme je voulais partager mon avis avec vous...
je le reposte...
:

d'abord merci pour tes propos incisifs sur cet opus BEN ou je suis entièrement d'accord avec toi !!

J'avais balancé un avis perso pour mes potes qui reste un simple résumé par rapport à toi.
mais,ou je pense que tu appréciera ma frasque anal(ytique!)
j'te fais un copié/collé de mon opinion.
(car ça date de sa sortie DVD-VO zone 1)
:
Déjà Visionné en VO lors de sa sortie >> Direct to DVD.
HELLRAISER "Revelations" (le N°9) n'était déjà pas un cadeau,
mais, en VF ...
Ce bouzage Audio anéantit le tout définitivement !
et,
pour reprendre mes Mots lors de mon premier jet 2011 :
"Révélations"
reste une pâle copie Fouarreuse du Pacte Primaire
combiné avec un pathétique Crescendo de Flashbacks au sein d'une famille BcbG,
impliquée involontairement par la cavale festive de 2 ados de la baraque,
d'ou,
émerge une pseudo-tragédie horrifique tourmentée d'avantage par les névroses des acteurs que par les Cénobites quasi-inexistants;
Tout ça compréssé sur 1h15 de Pélik éclairée avec un lampadaire de stade de foot,
jonglant entre le remake amateur,les clichés Snuff et l'Esthétique ultra-Violent complètement Négligé,
le final laisse encore une nouvelle ouverture,
non maintenant à la Plus Abominale des Boites,
mais la porte à de nouveaux scénars déconcertants,enfonçant encore plus la saga dans la bouze,
vers de néfastes suites des plus faciles et inutiles...
Franchement,
(Toujours)Dégouté !!

Ps: Merci à toi BEN,pour tes Coms explicites !

 

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