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Critique Highwaymen : la poursuite infernale

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Réalisé en 2004 par Robert Harmon, Highwaymen : la poursuite infernale débarque sur les écrans 18 ans après Hitcher, le film culte du réalisateur. Au delà du statut que porte le métrage, il reste l’oeuvre phare dans la filmographie de Harmon qui n’aura jamais réussi à retrouver un tel succès critique et artistique. Peu étonnant donc de le voir aux commandes de Highwaymen, variante dans laquelle un psychopathe sur roues prend plaisir à écraser de malheureux piétons.

 

 

 

 

 

La rapprochement évident avec Hitcher ne joue pas forcément en sa faveur puisque que entre temps bon nombre de films ont déjà pris pour inspiration principale le métrage en question. Là où Highwaymen : la poursuite infernale s’en sort convenablement, c’est qu’il détourne de manière assez habile et intéressante l’oeuvre culte par certains procédés. Certes, il revisite les même thèmes, mais n’hésite pas à y insuffler une sorte de second degré, comme s’il s’auto-parodiait lui-même. Ainsi, le bad guy du film, James Fargo, agit selon des motivations similaires à celles de John Ryder dans le sens où la souffrance humaine et la cruauté restent ses principales motivations. Prenant à contre-pied son film culte, le réalisateur le présente ici comme handicapé et dépendant de son véhicule. Intéressant quand on sait que dans Hitcher l’inverse est de mise, le tueur étant un auto-stoppeur qui, justement, est dépendant des automobilistes. Enfin, et certainement le plus notable, les victimes deviennent ici les chasseurs en quête d’une vengeance qui les pousses à devenir aussi cruels que leur bourreau.

 

 

S’affichant clairement comme une série B, la réalisation reste correcte et surtout très lisible. Si elle n’est pas transcendante elle reste relativement efficace lors des scènes de poursuites. Classique sur le fond - la mari dont la femme fut victime du tueur recherche inlassablement la trace de celui-ci - le film prend réellement de l’ampleur par la présence de James Fargo, ce bad guy charismatique, véritable psychopathe sur roues. Hélas, en dehors de cet élément, les autres personnages sont bien moins attrayants, qu’il agisse du flic dont le personnage manque foncièrement d’originalité ou de l’amourette classique entre les deux protagonistes principaux, Highwaymen ne brille pas par un script des plus ambitieux, compréhensible tant le film ne cherche vraisemblablement pas à se démarquer, rendant le métrage extrêmement prévisible et au final peu marquant. La faible durée du film fait quelque peu défaut à l’oeuvre puisque le récit n’est jamais réellement centré sur ses personnages, mis à part lors de quelques scènes laborieuses (comme la réunion des accidentés de la route) et ne fait qu’accumuler les scènes d’action, sans temps morts certes, mais rendant l’ensemble guère passionnant.

 

 

Il est difficile d’y voir autre chose qu’une suite ou un remake non assumé de Hitcher tant ce sentiment perdure durant la totalité du film. De plus, Robert Harmon ne parvient jamais à retrouver la virtuosité et la tension présente dans ce dernier. Malgré ça, le film comporte son quota de scènes relativement bien troussées, le sadisme du tueur et la manière dont il ne fait qu’un avec son véhicule (rappelant au passage Death Proof de Tarantino) suffisent à donner quelques fulgurances au film. Le concept de l’homme/machine aurait d’ailleurs gagné à être plus approfondi, notamment par rapport à sa vulnérabilité en dehors de son véhicule. Dommage que les scènes se concentrant sur les deux personnages principaux paraissent aussi fades en comparaison. Si Jim Caviezel et la magnifique Rhona Mitra s’en sortent correctement, ils ne parviennent pourtant jamais à rendre leur relation crédible.

 

 

Highwaymen : la poursuite infernale reste une petite péloche efficace qui se regarde sans déplaisir mais dont le manque d’ambition et la comparaison évidente avec Hitcher ne lui permette pas de décoller totalement. A voir comme un bon divertissement du samedi soir, jamais ennuyant mais qui ne restera pas gravé dans les esprits. 

Auteur : NICO

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