film d'horreur

rechercher un film d'horreur et fantastique

Rechercher par film :

 

Rechercher par acteur :

 

 

 

Critique Vendredi 13 - His Name Was Jason

Fiche     Critique    Bande annonce    Acheter le DVD / BluRay

pub

Tourné en 1980, le Vendredi 13 initial de Sean S. Cunningham aura posé la première pierre à l’une des franchises les plus longues de toute l’histoire du septième art. Avec douze films à son actif, la saga traverse les âges et les générations d’adolescents  grâce à son personnage phare, Jason Voorhees, inscrit depuis sa première apparition dans la culture populaire. Qu’importe les incohérences qui jalonnent les Vendredi 13 depuis la sortie du cinquième volet – son croquemitaine mort-vivant se voyant tour à tour désintégré, coulé, haché menu, voire projeté dans l’espace –, Jason reste définitivement une icône indispensable au monde de l’horreur. Un lourd passif qui justifie aujourd’hui la sortie d’un film-documentaire entièrement dédié aux arcanes de la franchise, à l’instar du passionnant métrage empaqueté dans l’édition trentième anniversaire du Halloween – La Nuit des Masques de John Carpenter.

 

 

Originellement tourné par l’éditeur américain Anchor Bay afin d’accompagner le reboot de la série – Vendredi 13 2009, de Marcus Nispel –, His Name Was Jason se voit enfin distribué sur le territoire Français afin d’appuyer les trente ans du métrage de Sean S. Cunningham. Et pour l’occasion, les producteurs du projet ont préparé une rétrospective construite avec la plus grande rigueur. L’ensemble des réalisateurs, exception faîte de Ronny Yu - Freddy Contre Jason - et Steve Miner - Le Tueur du Vendredi et Meurtres en 3D -, apportent témoignages et anecdotes sur leur expérience aux côtés de Jason Voorhees. Même constat côté acteurs, qui répondent pour les principaux à l’appel et évoquent l’envers du décor avec une nostalgie non dissimulée. L’une des sous-sections les plus passionnantes du documentaire permet notamment de revenir sur la conception des mises à mort, bon nombre de trucages sanguinolents se voyant ainsi disséqués par les principaux intéressés. L’occasion d’émailler le tout d’une multitude de témoignages burlesques. Pour la plupart retournés à l’anonymat sitôt les films classés dans les dossiers poussiéreux de la franchise, les acteurs avouent encore aujourd’hui susciter l’admiration démesurée de certains die-hard fans, preuve de l’attachement du public – Majoritairement américain – envers Vendredi 13. Anchor Bay a compilé ses morceaux d’archives en modules bien distincts afin de structurer le documentaire d’une manière bien plus originale qu’un voyage bêtement chronologique à travers les douze volets, le montage alternant sur une rythmique d’enfer interviews, extraits et images inédites captées sur les tournages.

 

 

Le visionnage est d’autant plus dynamique que chaque intervenant ne monopolise jamais l’écran pour plus de quelques phrases, les entretiens se voyant morcelés tout du long de afin de n’en conserver que les déclarations les plus éclairées. Un choix judicieux au vu du nombre assez impressionnant d’acteurs, techniciens, maquilleurs ou réalisateurs intervenant sur la série. Cerise sur le gâteau d’anniversaire, chaque module de His Name Was Jason se voit introduit par une mini-séquence bardée de second degré présentée par le maquilleur Tom Savini, figure incontournable des effets gores et acteur à ses heures perdues - Une Nuit en Enfer -. Fun et original. Malgré le soin apporté à la conception même de cette anthologie chargée de détails, His Name Was Jason reste pourtant un documentaire purement accessoire, et en soit moins remarquable que le film 25 ans de Terreur consacré au mythe Halloween. La carence tient à la teneur même des douze métrages analysés au cours de ce documentaire, pour la plupart dénués de véritable fond. Les Vendredi 13 restent avant tout tournés autour de la déconne, et leurs concepteurs probablement d’avantage préoccupés à étaler les hectolitres de sang plutôt qu’à insuffler à leurs métrages une véritable tension, voire un message percutant. Une tendance confirmée par l’orientation prise avec le sixième volet - Jason le Mort-Vivant -, point de non-retour à partir duquel Jason Voorhees commence à cumuler les résurrections insensées et hilarantes. Si le comique volontaire et le déferlement croissant de violence font tout le charme de la franchise, les films ne nécessitent pas de se voir appréhendé autrement que comme de simples et efficaces divertissements. C’est justement là que le bas blesse, l’écrasante majorité des participants au projet His Name Was Jason témoignant d’un sérieux à faire pâlir.

 

 

Alors que 25 ans de Terreur n’hésitait pas à fustiger les Halloween faiblards de la série ainsi qu’à clairement exposer les raisons inhérentes aux ratages, His Name Was Jason ne prend absolument aucun recul sur la série et flirt à maintes reprises avec le discours promotionnel pur et simple. Si l’empreinte laissée par le croquemitaine dans la culture populaire n’est en rien contestable, aucun opus ne peut à ce jour être considéré comme une œuvre de génie, qualification dont ne semblent pourtant jamais douter certains intervenants, qui n’hésitent pas à qualifier Vendredi 13 d’initiateur du slasher-movie. Il serait pourtant bon de rappeler que le premier film surfait allégrement – certes avec succès – sur une vague lancée deux années plus tôt par Halloween de John Carpenter, voire plus discrètement par des métrages comme Black Christmas. Le film de Sean S. Cunningham a indiscutablement codifié le genre – sexualité débordante et défonce systématique des jeunes victimes –, un aspect sur lequel His Name Was Jason ne manque pas de revenir, mais n’a strictement rien inventé. Pire, des volets comme L’ultime Résurrection ou Jason va en Enfer s’avèrent affreusement médiocres et condamneront un temps la franchise à une simple exploitation DTV, ce qui n’empêche pourtant jamais le documentaire de vanter les mérites des idées aberrantes - Jason transitant de corps en corps - intégrées aux scripts de l’époque. Un peu de lucidité n’aurait pas été de trop, et aurait incontestablement conféré à His Name Is Jason une plus grande légitimité.

 

 

Intéressant mais nullement passionnant, His Name Was Jason se laisse malgré tout visionner avec un certain plaisir. Petite mine d’informations pour les aficionados, le documentaire aurait cependant mérité un point de vue extérieur et plus critique. Reste un impressionnant travail d’archivage, un montage cuisiné aux petits oignons, ainsi qu’une liste d’invités plus qu’imposante. A déguster après s’être affranchi du marathon des douze épisodes.

 

Auteur :

Critique vue 6821 fois

Pseudo
Commentaire

Sécurité

Combien font : 61+3

Votre réponse :

 

15 films au hasard

dernières critiques de films d'horreur et fantastique


Critique John Dies at the End

Critique 31

Critique Urge

Critique Dans le noir

Critique The Darkness

Critique Blood Father

dernières critiques de films d'horreur et fantastique


Critique Penny Dreadful (série)

Critique Superman - Intégrale des cartoons Max Fleisher (série)

Critique Le Top / Flop 2015 de la Rédaction