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Critique Hitman : Agent 47

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Jeu vidéo et cinéma font rarement bon ménage. Si quelques exceptions se profilent de ci et là – le Silent Hill réalisé par le frenchy Christophe Gans –, les projets d’adaptations de best-sellers vidéo-ludiques se soldent souvent par des nanars friqués et inoffensifs. Le Hitman version grand écran ne dérogeait pas à la règle. La Fox reboot pourtant aujourd’hui sa franchise morte-née avec Hitman : Agent 47, second métrage sans réel lien avec le premier épisode si ce n’est sur le plan de la bêtise et de l’invraisemblance. Le film du newcomer Aleksander Bach est en effet d’une crétinerie abyssale.

 

 

Hitman : Agent 47 adopte le cahier des charges établi par le tâcheron Paul W.S. Anderson sur ses peu glorieux Resident Evil. A savoir parsemer une bande-annonce d’images et de poses iconiques afin de flouer les amateurs de l’œuvre originale. Passés ces quelques clins d’œil sympathiques, le film navigue dans le n’importe nawak de l’actioner bas de gamme. Bach fait dans le film MTV, produit pour ado qui se la joue cool as hell mais qui en oublie au passage les éléments essentiels à un cinéma d’action qui en impose. Inutile de chercher dans ce Hitman : Agent 47 un quelconque soupçon d’inventivité, de puissance émotionnelle voire même de burinage hard-boiled. Bach se contente de torcher un métrage lisse, téléphoné à souhait, désespérément mou du genou malgré sa palanquée de séquence d’explosions et de gunfights. Le cinéaste joue pourtant la carte de la violence qui tache un peu, probablement dans l’espoir de surfer sur le tendance « film bourrin qui tatane sec » à la The Raid / Expendables. Etonnamment, son film se paye le luxe de tartiner de ci et là du sang qui gicle abondamment et plusieurs mises à mort spectaculaires. L’ensemble, torpillé par la nullité d’un script faussement travaillé, ne décolle pourtant jamais véritablement.

 

 

Hitman : Agent 47 est écrit par Skip Woods. Adepte des nanars explosifs à gros budget – Die Hard : Belle Journée pour Mourir, c’était lui –, le scénariste avait à l’époque officié sur la première adaptation et reste ici fidèle à sa ligne de conduite : faire exploser un max de choses et offrir un terrain propice à la stylisation outrancière. Le fameux « Hitman »  se trouve donc être un super-soldat génétiquement modifié échappé d’un programme à l’abandon. Lorsqu’une multinationale se décide à relancer la « fabrication » des machines à tuer, les dirigeants tombent sur un os : le scientifique à l’origine des formules scientifiques ultra-compliquées a disparu dans la nature. L’organisation lance donc son armée aux trousses de sa fille, mais doivent se heurter au redoutable Agent 47. Le premier tiers fonctionne assez bien malgré son aspect générique et aseptisé. Woods et Bach parviennent en effet à y conserver un petit suspense sur les réels objectifs de chacun. La suite verse sans vergogne dans l’absurdité maousse, Hitman : Agent 47 s’affranchissant de son plus gros cliffhanger trop prématurément pour imposer un run final qui tient la route. Pétarades délirantes, acrobaties en veux-tu en voilà, bons sentiments dégoulinants, Bach ne se prive d’aucun cliché pour constituer sa tambouille visuelle tiédasse.

 

 

Perdu dans ce marasme narratif décomplexé mais sans queue ni tête, le britannique Rupert Friend fait ce qu’il peut avec un personnage forcément limité en matière d’expressivité. Lisse et sans réel intérêt, le rôle ne lui permet aucune subtilité d’interprétation, l’acteur ayant pourtant prouvé par le passé de son aisance à incarner des personnages troubles, tiraillés et complexes – l'excellente saison 4 de la série Homeland –. Dommage. Ce dernier cachetonne de la même manière que le reste de la distribution, voire de son réalisateur, « yes-man » à la botte de la Fox. Alexander Bach livre en effet un pur film de commande. Hitman : Agent 47 reste un sous-produit bâclé, bourré de plans épileptiques et monté sur une rythmique ultra-cut lassante. Dégueulasse.

 

 

Hitman : Agent 47 offre une grosse heure trente de télé-conneries. Les aficionados se cantonneront aux jeu-vidéos et espérerons le projet d’une franchise « live » enterré pour de bon. Les moins exigeants trouveront dans le film d’Alexander Bach un métrage fast-food vite vu, vite oublié. Du cinéma du pauvre.

 

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