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Critique Hobo with a Shotgun

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Sous ce titre totalement déjanté se cache une fausse bande annonce concoctée à l’occasion d’un concours mis en place pour la sortie du diptyque Grindhouse des compères Quentin Tarantino et Robert Rodriguez aux Etats-Unis. Diffusés l’un après l’autre, Hobo with a Shotgun avait été sélectionné pour faire office de coupure entre les deux métrages. Suite à cela, Jason Eisener a obtenu le financement pour réaliser un long métrage à partir de ce faux trailer. Hobo with a Shotgun – sans un sou mais avec 3527 cartouches en poche – se profile comme un pur produit grindhouse des années 70 avec le cocktail habituel : sexe, violence, excès, bizarreries et autres tabous.

 

 

 

A l’image de Machete sorti récemment sur nos écrans, Hobo with a Shotgun est tiré d’une fausse bande annonce et tente de remettre au goût du jour le cinéma d’exploitation décomplexé que les gens avaient l’habitude de voir dans leur décapotable, une bière à la main et le pack sous le siège. Si Planète Terreur, Machete ou Le Boulevard de la Mort jouaient le jeu à fond tout en gardant un certain aspect moderne dans leur forme, le film de Jason Eisener – auteur et réalisateur de l’excellent court Treevenge – conserve en plus grande partie le côté rétro et crade que l’on pouvait apercevoir dans sa version courte, le budget serré de 3 millions de dollars n’y étant pas étranger. Zooms faciaux, contre-plongées, délits de sales gueules et couleurs pétaradantes à l’excès, Hobo with a Shotgun sent bon le drive-in et ses vapeurs d’essence. En mettant sur pied ce faux trailer, Jason Eisener avait plus d’une idée derrière la tête. Cette version longue reprend une trame identique à son modèle et y intègre même la quasi intégralité des scènes que l’on peut y voir. Pas de grosse surprise à ce niveau mais surtout la preuve que le concept jouissait d’assez de matière pour justifier un long métrage, et qu’il n’était pas uniquement motivé par l’aspect pécunier.

 

 

La pellicule ne fait donc pas qu’étoffer la bande annonce avec pour seul but d’allonger les minutes, mais lui greffe ici un vrai fond le transformant ainsi en un divertissement haut de gamme et loin de toute prétention. Certes, si certains pourront y trouver l’imagerie du courageux anonyme en pleine vendetta décidé à rétablir la justice, la transposition d’une autorité policière corrompue jusqu’à la moelle, l’importance de l’amour entre deux personnes sur le banc de la société pour pouvoir s’en sortir, et autres thèmes longuement usités ou propos sociaux déguisés, Hobo with a Shotgun est avant tout un divertissement grand-guignolesque bête et méchant ne se mettant aucune limite et livrant ce que le public attend de lui : du gore, du sexe et du fun. Le final radicalement abrupt vient confirmer les véritables intentions du métrage. L’une des plus grosses claques de ce film est sans aucun doute la performance écrasante de Rutger Hauer. Depuis bien longtemps loin de ses rôles taillés sur mesure (Blade Runner, Hitcher), l’acteur se contentait de prestations plus ou moins convaincantes – comme l’affreux 7eventy 5ive –. Totalement bluffant dans ce personnage rongé par la vie et essayant tant bien que mal de rétablir l’ordre au sein de cette ville dévastée, Rutger Hauer prouve une nouvelle fois son immense talent.

 

 

Hobo with a Shotgun nous plonge dans un monde post apocalyptique quasiment futuriste dans le style de Mad Max 2, mais on se tournera plus volontiers vers des films comme Les Guerriers de la Nuit, Dead-end Drive-in ou Fight for your Life. Si la pellicule est loin d’être exempts de défauts, Jason Eisener fait en sorte d’y injecter un maximum d’idées délirantes, de dialogues clichés et grossiers, de gore qui tâche avec de bons vieux effets old school, de méchants caricaturaux et autres ingrédients plus ou moins efficaces pour divertir au maximum son spectateur, sans jamais tomber dans le pastiche ridicule. Et malgré que le film soit la plupart du temps dans l’excès – la frontière entre un bon divertissement et le navet est souvent mince –, la surprise est toujours là et jamais le spectateur n’a l’impression d’être dupé par une surenchère masquant un manque cruel d’originalité. Mélangeant cadrages approximatifs et véritable en mise en scène – voir le générique d’introduction –, Hobo with a Shotgun tient constamment la route, accompagné de surcroit par une musique au poil. Même s’il faut avouer que l’on reste un peu sur notre faim faute à quelques maladresses, le premier long métrage de Jason Eisener se profile comme un bonbon pétillant à consommer sans modération.

 

 

Nul besoin d’allumer votre cerveau, Hobo with a Shotgun marque le grand retour de Rutger Hauer et propose un divertissement délicieusement gore, coloré et déjanté. Un clodo destiné à devenir culte et un réalisateur montrant un véritable amour pour le genre, Hobo with a Shotgun se construira sans aucun doute sa petite armée d’aficionados. Jouissif.

Auteur : TIBO

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Combien font : 50-1

Votre réponse :

Pr Wicked 14-10-2011
Pour moi, Hobo with a shotgun est une caricature des caricatures qu'étaient déja les films grindhouse de l'époque, et c’est là qu’il en devient grotesque.
Avec ses méchants trèèèès méchants et fous, et du gore trèèèès gore parce que c'est pour le fuuuun !
Le cinéma-hommage est bien plus qu’une affaire de posture. Montrer « qu’on rend hommage » à un genre en en reproduisant ces codes visuels ne suffit pas à faire un film.
La forme n'est pas le fond, et il faut comme toujours une bonne histoire, de bons personnages, et un réalisateur qui sait où il emmène son film.
Tim Burton nous avait comblé avec son hommage aux films d’horreur de la Hammer des années 70 qu’était Sleepy Hollow .
Quentin Tarantino a même fait de ce cinéma la ligne conductrice de sa carrière. Blaxploitation (jackie Brown), Kung-fu, film de vengeance, western (Kill Bill 1 et 2), film de guerre (Inglourious Basterds) et evidemment grindhouse (Boulevarde la mort).
Mais ces maîtres n’ont pas que l'aspect visuel à nous offrir, ils ont chacun une histoire tangible, chose dont manque cruellement Hobo with a Shotgun.
Quand le film se termine on se prend à rêver de ce qu’aurait pu donner le projet dans les mains de Rodriguez ou de Tarantino, plutôt que celle d’un grand ado qui confond hommage et caricature.
Dommage.
http://leschroniquesducanapeintergalactique.wordpress.com/2011/10/14/hobo-with-a-shotgun-grindhouse/

 

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