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Critique Homefront

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Stallone + Statham + Franco, voilà le programme. Amateurs d’œuvres raffinées ou intellos, passez votre chemin, Homefront promet du lourd de chez lourd. Prévu un temps comm unee suite de Rambo, Homefront est une adaptation d'un roman de Chuck Logan écrite par Rocky en personne. Avec pour mettre le tout en images le réalisateur du pas terrible Le Collectionneur et du très mauvais Pas un Mot. Alors cette tambouille de « talents » se laisse-t-elle savourer ? Oui, pour peu qu'on ne soit pas trop exigeant.

 

 

Ancien agent de la DEA - brigade américaine des stupéfiants -, Phil Broker se retire dans un coin tranquille de la Louisiane avec sa fille pour fuir un lourd passé. Mais Broker ne tarde pas à découvrir qu'un dealer de méthamphétamines, Gator Bodine, sévit dans la petite ville et met en danger sa vie et celle de sa fille. Face à la menace et à la violence croissante, Broker n'a d'autre choix que de reprendre les armes. Ce résumé résume bien l'intrigue qui, si elle ne dépareille pas d'un téléfilm quelconque comme il en fleurit sur nos chères chaînes TNTesques, a au moins le mérite d'éviter de se torturer l'esprit en effinant d’emblée les tenants et aboutissants du métrage. Vengeance, intérêts personnels, flic torturé et drogue, tout y passe ou presque. Mais à la différence d’un Statham DTV, Homefront amène son sujet assez finement. La vie familiale du bonhomme, Broker en l’occurrence, est assez développée, et de manière efficace afin de ne pas faire du film un simple bourrinage. Statham se révèle à son aise dans les séquences intimistes, notamment celles le mettant en scène avec sa fille. Et c'est d'ailleurs par elle que tout arrive, l’effet papillon aidant, elle qui fait que le passé du papa resurgit pour les frapper de plein fouet. Après une introduction musclée où Statham arbore un look grunge curieux, le film embraye donc sur sa nouvelle vie tranquille, passages obligatoires entrecoupés de séquences, elles aussi tout obligatoires, qui mettent les talents physiques de Statham en avant.

 

 

Si le scénario de Stallone ne se révèle pas transcendant, il permet à Gary Fleder de nous délivrer quelques séquences intéressantes. Notamment celles où une mère apostrophe violemment Broker. Ces dernières posent en quelques images la volonté de ce dernier d'oublier son ancienne vie, quand bien même sent-on – et cela se révélera juste – qu’il vaut mieux ne pas faire chier le bonhomme, surtout quand sa progéniture est en question. Avec Statham à l'affiche, il ne fallait pas s'attendre à de l'eau de rose. Balisé, le film l'est, certes. Mais une réalisation correcte et qui sait parfois se transcender permet de faire passer allègrement la pilule, d'autant que tout le cast se révèle intéressant. A ce titre voir James Franco en bad guy est assez réjouissant, son talent lui permettant de tout jouer. Il est d'ailleurs dommage que son personnage ne soit pas mieux exploité, ce qui aurait fait de sa confrontation avec Statham un vrai bonheur, celle-ci se révélant au final assez quelconque et laissant sur la faim. Mais l'intérêt se découvre ailleurs, dans une longue mise en place cependant jamais ennuyeuse qui laisse tous les pions de l'échiquier amorcer leurs mouvements. Ce qui sauve le film d'autant qu'il faut le prendre pour ce qu'il est, un simple divertissement qui ne pète pas plus haut que son cul et permet à sa star de varier un peu son registre – mais entendons-nous bien, le film est malgré tout bourré de bastons –.

 

 

Gary Fleder se révèle être un réalisateur plus que correct sur ce film, et met en scène des séquences d'action bien filmées, lisibles bien que nerveuses. Pas de caméra tremblotante qui donne la gerbe ici, on sait ce qu'on voit et c'est déjà beaucoup. Mis à part Statham et Franco, le reste du cast est très bien, de la fille de Broker jusqu'aux motards qui lui en veulent, tous sont justes et ne foncent pas dans la caricature. La musique n'apporte pas grand chose au film tant son impact est négligeable.

 

 

Le trip de Jason Statham chez les rednecks n’est finalement pas si désagréable, même si on peut regretter le manque d'envergure d'un final inexploité. Et si les clichés du scénario sont suffisamment bien mis en scène pour se laisser oublier, ils n'en restent pas moins des clichés qui font que Homefront ne restera pas dans les annales du cinéma, à moins de chercher une bonne série B pas trop conne et parfois fun dans ses séquences d'action. Avec un titre pareil, on aurait préféré avoir une adaptation du jeu vidéo éponyme, ce qui aurait été encore plus fendard. En l'état, Homefront permet déjà de passer un pas trop désagréable moment, ce qui n'est pas si mal.

Auteur : TONTON

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