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Critique Hostel : Chapitre III

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Hostel fut un choc dans le petit milieu du cinéma d'horreur. Le métrage révéla son réalisateur, Eli Roth, qui choqua avec un projet très glauque et dur, encore plus que ne l'était Saw. Le film se tournait autour de l'histoire de deux étudiants américains perdus en Slovaquie, capturés dans le but d'être torturés, voire même pire, par de riches hommes d'affaires. Le second volet était assez semblable et reprenait quasi le même pitch, mais avec des filles cette fois-ci. Quatre ans plus tard débarque une suite directement en vidéo, sans Eli Roth aux commandes – même pas comme producteur – et qui, si elle ne trahit pas l'esprit de la série, se démarque en étant surtout par sa médiocrité. Avec Scott Spiegel – producteur des deux premiers Hostel –  comme réalisateur et un terrain de chasse situé cette fois aux États unis, le film sombre dans le pathétique en cherchant pourtant à surprendre constamment le spectateur. Et si surprise il y a, elle n'est jamais positive.

 

 

Alors qu'ils enterrent la vie de garçon de l'un d'entre eux, quatre amis se voient proposer par deux escorts girls de participer à une fête privée dans une sorte d'entrepot. Hélas, ils se font capturer par l'Elite Hunting Club afin de subir de sévères tortures face à de riches hommes qui parient sur leurs souffrances, comme on assiste à une projection de film. Le scénario ne va pas révolutionner le genre. Au contraire. Basique, prévisible, alignant les clichés les plus courants du genre – le traître, le combat entre amis ou encore le mort qui ne l'est pas vraiment – Hostel : Chapitre III se révèle d'autant plus navrant que niveau visuel, on devine sans peine que Spiegel a bénéficié de peu de moyens. Ce derniere se vautre dans le DTV de bas étage, mixant maladroitement Very Bad Trip – pour le côté bachelor party – et les deux premiers Hostel. Alors qu'il y avait matière à développer une intrigue conséquente autour de ce fameux Club élitiste qui joue avec la vie d'êtres humains, on se contente ici de suivre cette bande d'amis tous plus pathétiques et inintéressants les uns que les autres, et dont le sort nous indiffère rapidement.

 

 

A côté de ça, une autre intrigue vient se greffer mais est peu exploitée, quand bien même le film débute dessus. Dès les premières scènes, en effet, on voit un couple se faire agresser et kidnapper dans un hôtel par l'un des rabatteurs du Elite Club. Le souci est que l'histoire de ce couple ne servira à rien du tout puisque la fille meurt rapidement hors champ et que le petit ami, qui se révèle le seul personnage un tant soi peu intéressant, finira aussi par mourir rapidement après s'être évadé alors qu'il passe quasi tout le film dans une cage à gueuler. Le film se permet quand même quelques twists le plus souvent prévisibles et foirés même si un ou deux surnagent. En tentant l'effet choc au lieu de se baser sur un script solide, Scott Spiegel loupe sa cible et ne fait qu'illustrer mollement une intrigue qui n'en demandait déjà pas tant pour nous assoupir. Reste quelques effets gore, en faible quantité, et très peu de suspens tant l'implication émotionnelle du spectateur n'est pas sollicitée. Là où les deux premiers Hostel – malgré leurs défauts – parvenaient à créer une ambiance moite et glauque par leur mise en scène et leur réalisme cru, ce troisième volet paraît presque sortir de la collection Hollywood Night.

 

 

Tous les acteurs d'Hostel : Chapitre III font preuve de prestations médiocres. C'est un vrai festival de médiocrité dont personne n'émerge, l'ensemble s'apparentant à certains moments à une sitcom AB production. La palme revenant aux méchants vraiment méchants mais sans aucune nuance dans le jeu. Scott Spiegel semble vouloir couler sa carrière. Producteur dans les années 80 et 90 et scénariste d'Evil Dead 2 ou encore La Relève – de Clint Eastwood –, il s'est illustré comme réalisateur avec le bon Intruder en 1989. Il a hélas commis depuis le médiocre Une Nuit en Enfer 2 : Le Prix du Sang. S'il a bien produit les deux premiers Hostel d'Eli Roth, il n'en a apparemment rien retenu tant n'importe quel tâcheron venu de la télé aurait pu accoucher d'un travail similaire.

 

 

Les afficionados des deux premiers volets de la trilogie Hostel pourront éventuellement trouver un semblant d'intérêt à ce film. Le tout avait pourtant une base solide pour développer de bonnes intrigues, mais pêche par manque d'ambition vers un produit final même indigne d'un Direct-to-video. Mieux vaut revoir les deux premiers où se tourner vers d'autres films pour chercher une quelconque dose de frissons qui ne viendront même pas vous titiller dans cet Hostel : Chapitre III de piètre qualité. 

Auteur : TONTON

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Votre réponse :

KARKASGHOULS 05-03-2012
ça y est,
La vaste farce attendue est encore plus médiocre que prévus, alors que la trilogie aurait pu finir en apothéose,
on se retrouve "évidement sans surprises" devant une bande d'abrutis,
une Mafia Occulte Sadique revisité version geek coincé derrière une vitre spectateur des tortures
(Pièce identique au salles d'exécutions américaine stylé bourgeoise)
ou ces mêmes personnes parient intéractivement sur les Actes qu'ils observent/ou régissent,
des scènes déplorables, filmés dans des angles impossibles, se qui rend encore plus inutile les séquences de barbaries
(quasi-inexistantes d'ailleurs)
car vu l'idée exploitée, on aurait pu s'attendre à bien plus Hardcore/Gore !!...
Cet opus explore bien les profondeurs,
mais des daubes en services,
et tue une nouvelle fois une série qui devait s'arrêter.
Seul point positif,
On garde l'intro et les 12 dernières minutes de SlasherTroop/Survival,
et on a un bon Court-métrage.
Merci la Machine Commerciale Amérlock ...F**....!!
A Jetter pour ma part. !!

ps: bon, si c'est un Re-doublon mon Post,
c'est à cause du "Code de sécurité" qui plante .
Sorry !!

 

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