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Critique Hotel Inferno

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Hotel Inferno est la nouvelle production Necrostorm, déjà responsable d'Adam Chaplin et Taeter City. Il s'agit d'une équipe italienne qui s'emploie à faire des films avec peu d'argents et beaucoup de générosité, le tout dans un esprit très années 80/90. A ceux qui n'ont pas l'habitude de ce genre de métrage indé, fauché comme les blés, le choc pourra être rude. Car même si le film se veut ambitieux, la déterminante économique ne se fait pas oublier. Nombres de faiblesses sont directement tributaires de cet aspect. Mais le réal' a eu la bonne idée d'assumer son concept jusqu'au bout, pour notre plus grand plaisir.

 

 

Alors en quoi consiste cet Hotel Inferno ? Du gros splatter qui tâche mais pas seulement. Car l'originalité du film tient dans sa forme. Tout le métrage se déroule à la première personne, en caméra subjective. On suit un tueur à gages qui doit officier dans un hôtel dont la nature se révélera assez inattendue – ou pas, si vous avez pris le temps de lire le titre du film –. Cette vue subjective, simulée par la caméra, sera donc celle du tueur. Un splatter à la première personne, en voilà une idée originale ! A en faire un acronyme, ça ferait First Person Splatter, un FPS donc. Pour les moins gamer d'entre-vous, un FPS désigne, dans le monde du jeu-vidéo, un First Person Shooter, c'est-à-dire un jeu de tir à la première personne où la seule chose que l'on voit du personnage que l'on incarne est l'arme qu'il tient. Ce parallèle n'est pas innocent car, en plus du fait que Necrostorm développe aussi des jeux-vidéos, le film embrasse cette logique vidéo-ludique par plusieurs aspects.

 

 

Le personnage principal étant un tueur à gages, il est évident qu'on trouvera des armes diverses et variées. La manière dont tout cela est présenté n'est pas sans rappeler la notion d'item dans le jeu-vidéo. On trouvera également nombre de créatures étranges. Les appétences infernales de l'hôtel ne sont pas à prendre au niveau symbolique, car ses couloirs laisseront apparaître de bien vilains monstres aux mœurs douteuses et à l'arrivisme patenté. Les premières apparitions de ces entités sont d'ailleurs très réussies quant à la tension et à l'angoisse qu'elles génèrent. La caméra subjective permet justement d'impliquer le spectateur, de l'inscrire directement dans l'action. Pour refaire un parallèle avec le jeu-vidéo, ces séquences empruntent plus volontiers au survival horror au niveau de leur atmosphère.

 

 

Mais venons-en au cœur du propos, le sang. A se trouver dans un splatter, la question se pose légitimement tant le gore en est une composante essentielle. Dans ce domaine difficile d'être déçu. Comme à leur habitude les petits gars de chez Necrostorm se montrent généreux en barbaque. Ça découpe, explose, implose, fracasse, tranche dans tout les sens. Un coup de fusil à pompe et v’là qu'un pauvre bougre perd une partie de son anatomie. Une grenade et un croquant se transforme en geyser sanguinolent. Vous l'aurez compris, pour ce qui est de l'hémoglobine, on se fout pas de vous. C'est avec plaisir qu'on trouvera la plupart du temps de bon vieux effets physiques « à l'ancienne ». Même si le numérique est parfois de la partie, le métrage fleure bon l'artisanal. Certaines âmes chagrines pourraient penser que cette préséance de viande hachée n'est là que pour couvrir nombre de problèmes. Difficile de dire le contraire, sauf que le but évident de ce genre de bobine demeure le gore. Velléité primaire s'il en est mais totalement assumée par ses géniteurs. Il s'agit d'une invitation à la simplicité, à s'extasier d'une explosion crânienne. Les carnivores seront aux anges.

 

 

Au final, Hotel Inferno se trouve être en accord total avec son concept, un gros splatter à la première personne. Il est évident que les défauts inhérents à ce genre de production indépendante  pourront rebuter les moins habitués. On a affaire ici à une profession de foi cinématographique, il s'agit donc pour le spectateur d'en accepté les conditions. Si tel est le cas, vous passerez un bon moment devant Hotel Inferno. Sinon c'est que vous êtes végétariens.

 

Auteur : CURWEN

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