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Critique Hunger Games : l'Embrasement

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Les franchises littéraires « à suivre » pour adolescents sont quasi-devenues légions ces dernières années. Faisant suite aux succès écrasants d’Harry Potter et de Twilight, Hunger Games s’est rapidement taillé sa part du gâteau. Publiée en trois tomes, l’histoire imaginée par Suzanne Collins avait d’ailleurs été envisagée pour le grand écran avant-même la sortie de son premier tome. Les producteurs auront assurément fait preuve de flair, le ras de marée engendré par la sortie du premier long-métrage positionnant aujourd’hui ce remodelage grand public de Battle Royale comme un véritable phénomène cinématographique. Mais si le premier opus présentait un contenu gentiment aseptisé, Hunger Games : l’Embrasement se profile comme un métrage nettement plus audacieux.

 

 

Les niaiseries culcul la praline des vampires de Twilight semblent désormais dépassées. Avec un premier opus calibré au millimètre prêt, Hunger Games imposait pourtant des bases similaires, et se présentait comme un divertissement parfaitement adapté au public ado / adulescent. Peuplé de belles gueules et bourré de bons sentiments, le premier opus approchait la violence de son pitch en ratiboisant toute notion de politiquement incorrect. Dans le fond, l’idée initiale d’Hunger Games témoigne pourtant d’une certaine volonté de déranger. Réac’, un brin provocant, le scénario de la franchise s’habille d’une dimension critique sur une fracture sociale qui ne cesse de se creuser. Evinçant Gary Ross à la direction, Francis Lawrence en exploite aujourd'hui davantage le potentiel. Hunger Games : l’Embrasement se montre en effet nettement plus explosif et marquant que son prédécesseur, qu’il s’agisse du fond comme de la forme. Et évite soigneusement le syndrome de copié-collé qui semblait pourtant difficilement évitable. Survivants des 74ème Hunger Games, Katniss et Peeta ont regagné le District 12. Alors qu’ils s’apprêtent à s’engager dans la tournée de la victoire, les deux candidats constatent que la révolte monte progressivement du côté des laissés pour compte. Afin de décapiter la rébellion, le président Snow décide d’engager Katniss et Peeta, qui ont osé défier le Capitole, dans une édition spéciale des jeux de l’expiation. Confrontés à d’anciens candidats surentrainés, les deux jeunes représentants du District 12 regagnent l’arène sans véritable espoir d’en revenir.

 

 

Dans ses grandes lignes, Hunger Games : l’Embrasement promet une nouvelle séance d’affrontement(s) en milieu clos. Francis Lawrence prend néanmoins le public à contre-pied en limitant cette obligation à son minimum syndical. Le cinéaste préfère en effet s’attarder sur les troubles nés à l’issue des précédents jeux, soulèvement dont Katniss se trouve presque involontairement responsable. Outrepassant sans grande peine la notion de « petit » divertissement friqué, Lawrence couche sur pellicule une fable d’anticipation d’une relative justesse. Sans se profiler pour autant en pamphlet politique complexe, Hunger Games : l’Embrasement pousse la réflexion à un niveau supérieur. Le travail d’écriture engagé autour des personnages s’avère à ce titre nettement plus fin et intéressant que dans le volet précédent, le film laissant plus volontiers de côté la bonne morale pour s’habiller d’un petit chapelet de séquences sombres et cruelles. Si la violence reste malgré tout timorée, Hunger Games : l’Embrasement s'avère parfois étonnamment radical dans son message, voire dans certaines images. Misant sur une dénonciation permanente des inégalités ou du pouvoir des médias, affutant légèrement son côté survival et n’oubliant pas l’action pop-corn spectaculaire – si le passage dans l’arène occupe moins d’espace, Lawrence aborde le tout avec une frénésie épileptique –, ce second opus est résolument plus adulte. Même constat en ce qui concerne l’inévitable aspect romance, qui installe au fur et à mesure du métrage en triangle amoureux dont l’issue restera globalement incertaine.

 

 

Francis Lawrence prend les rênes de la franchise pour le long-terme – ce dernier se chargera de la mise en boîte des deux derniers volets –. Malgré un casier comprenant quelques métrages moyennement inspirés – le très quelconque Je suis une Légende –, le cinéaste livre ici un métrage parfaitement emballé. Et surtout bien plus lisible que son prédécesseur. Abandonnant l’usage systématique de la Shaky-cam lors des séquences soutenues, Hunger Games : l’Embrasement dévoile enfin quelques belles séquences d’action. Posée et limpide, l’approche de Lawrence s’associe à un montage nickel-chrome et offre à ce second volet une rythmique maitrisée qui contribue grandement à l’installation d’un excellent climax. Du très bon travail. Visuellement, Hunger Games : l’Embrasement conserve ce qui a fait le charme de son prédécesseur, et parvient à dépeindre une société futuriste aux enluminures streampunk en mixant à la fois architectures modernes et style vestimentaire s’inspirant plus ou moins de la renaissance. Carton plein enfin côté casting - Jennifer Lawrence déborde de charisme -, qui s’enrichit de la présence du très bon Philip Seymour Hoffman dans le rôle d'un directeur d’émissions aux intentions incertaines.

 

 

Intelligent et bien construit, Hunger Games : l’Embrasement est une excellente surprise. Francis Lawrence livre certes un pur produit grand public, mais parvient ici à s’affranchir d’un métrage doté d’un suspense parfaitement maitrisé et d’enjeux dramatiques en lien avec notre époque. Une très bonne expérience de science-fiction familiale. Espérons que le cinéaste saura maintenir la tension installée à l’occasion de ce second opus sur les deux volets finaux.

 

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