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Critique Hunger Games - La Révolte : Partie 1

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Scinder un dernier épisode en deux films devient monnaie courante. La stratégie s’avère souvent plus commerciale qu’artistique, et de fait propice à la digression et à la délation artificielle du récit. Alors que les trois volumes littéraires d’Hunger Games présente une densité similaire, le studio Metropolitan Filmexport fait donc le choix d’allonger la sauce d’un dernier épisode attendu comme le feu d’artifice final. Lancée timidement par un métrage initial correct mais relativement aseptisé, la franchise live Hunger Games avait su s’imposer avec un second opus – l’Embrasement – habile et bien équilibré. Poussif et relativement vide, Hunger Games - La Révolte : Partie 1 tourne malheureusement à vide et ne parvient jamais à s’extirper de son carcan d’interminable film introductif à l’ultime bataille.

 

 

Francis Lawrence rempile au poste de réalisateur. Garant de la cohérence de la franchise, ce dernier bénéficie aujourd’hui d’un véritable adoubement public. Ce troisième volet s'ouvre donc en terrain connu, le cinéaste étant parvenu sur le film précédent à brosser des enjeux dramatiques complexes ainsi qu’une critique des médias plutôt bien articulée. Hunger Games - La Révolte : Partie 1 se repose de ce fait sur les acquis de la série, et se montre nettement plus paresseux que ses prédécesseurs à ériger un message fort, voire plus simplement à s’attarder sur ses personnages. Récupérée par les rebelles du District 13 suite à la destruction de l’arène et des jeux de l’expiation, Katniss Everdeen a été séparée de son compagnon Peeta Mellark. Alors que ce dernier devient l’arme de la propagande du Capitole, cité du gouvernement totalitaire, Katniss est portée en symbole du soulèvement populaire. La résistance va alors s’organiser autour du symbole porté jeune fille, le Geai Moqueur. Ce Hunger Games s’articule donc autour de la préparation de la guerre, point. Désireux de prolonger la critique sociale du précédent volet, Lawrence aborde en premier lieu cet affrontement comme une conquête des esprits par l’image, la manipulation et la peur. Le face à face frontal sera pour sa part relégué au second volet de ce métrage de conclusion.

 

 

Etalé sur deux longues heures, ce « demi » troisième opus prend le temps d’installer ses fondations. Lawrence capture en effet un film très bavard et dénué de véritable tension, l’ensemble cumulant jusqu’à l’overdose les séquences de déambulations en sous-sols et autres discussions relatives aux stratégies de communication à adopter. Le Capitole livre une vidéo de propagande, le District 13 réplique avec un clip émouvant, ad-vitam aeternam. Hunger Games - La Révolte : Partie 1 en vient inévitablement à sombrer dans une certaine répétitivité, marasme scénaristique à peine rehaussé par un triangle amoureux Katniss / Peeta / Gale qui tombe rapidement à plat en raison de la séparation physique des personnages. Lawrence n’a de ce fait plus grand-chose à intégrer à son travail afin d’espérer construire un climax convenable. Particulièrement avare en passades burinées – trois séquences d’action –, l'ensemble parvient même à torpiller un suspense tardif en coupant maladroitement un très beau moment d’assaut nocturne mené au centre de la capitale ennemie. Quasiment relégué au simple rôle d’icône médiatique, le personnage de Katniss Everdeen s’avère par ailleurs assez transparent. Extrêmement manichéen et faussement intelligent, le film de Francis Lawrence échoue clairement à relancer le récit tout comme à se profiler comme un simple divertissement pop-corn.

 

 

Jennifer Lawrence est malgré tout aussi impliquée dans le projet que par le passé. Intégrant avec brio toute la complexité de son rôle, la jeune actrice s’affranchit une nouvelle fois d’une excellente prestation. Espérons que la seconde partie saura la replonger plus farouchement au cœur de l’action, l’excès de scènes larmoyantes finissant par rendre le personnage hautement irritant. Les quelques seconds couteaux disposés dans les rangs rebelles s’avèrent néanmoins croustillants, le regretté Philip Seymour Hoffman et Woody Harrelson insufflant une légère dose d’humour à l’ensemble. Sans surprise, la réalisation de Francis Lawrence est très fonctionnelle. Hunger Games : La Révolte – Partie 1 reste parfaitement lisible, mais intègre malgré tout deux-trois séquences en shaky-cam plutôt pénibles. Esthétiquement, le film est également ultra-sombre et monotone. Alors que les précédents volets déroulaient un univers futuriste et azimuté, le choix de majoritairement situer l’intrigue dans un bunker de la résistance impose au métrage une calorimétrie limitée ainsi qu’une certaine tristesse en matière de décors / costumes. Dommage.

 

 

La découverte de ce Hunger Games : La Révolte – Partie 1 laisse planer le doute quant à la nécessité de diviser le dernier livre de la trilogie en deux métrages. Le film de Francis Lawrence regorge en effet de temps morts et de longueurs, et aurait assurément gagné en efficacité à se montrer plus concis. Lent et pompeux, le film se profile comme une amère déception après l’excellente surprise de l’Embrasement.

 

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