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Critique Hypnose 2

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David Koepp semble condamné à opérer dans l’ombre. Scénariste reconnu, ce dernier aura collaboré à une ribambelle de blockbusters ces dernières années – Indiana Jones, Spider-Man, Anges et Démons –, mais reste plutôt timide côté réalisation. Cinéaste méconnu, ce dernier livrait à la fin des nineties un honnête petit film de trouille, à l’époque malheureusement éclipsé par un Sixième Sens à l’approche scénaristique troublante de similitudes. Passé à côté de son public, Hypnose donne pourtant aujourd’hui naissance à une séquelle inattendue pour le marché vidéo, suite pourtant radicalement éloigné de son modèle d’origine. Tourné dans l’indifférence la plus totale par un sombre inconnu – Ernie Barbarash, déjà responsable d’un Cube Zero proprement calamiteux –, Hypnose 2 aura patienté près de quatre ans dans les cartons de ses producteurs avant de bénéficier d’une distribution Française. Un signe avant-coureur quant à la qualité du métrage.

 

 

A l’instar de nombreuses franchises lancées sur le tard, Hypnose 2 se profile en suite assez irrespectueuse. Dénué de tout participant au premier opus – casting comme équipe technique –, le métrage de Barbarash n’esquisse que de timides liens avec son prédécesseur. Dommage inévitable d’une traduction de titre à l’époque approximative – Stir of Echoes en version originale –, le script n’impose même pas ses rebondissements sur les conséquences d’une séance d’hypnose un poil trop réussie. Hypnose 2 préfère plutôt lorgner vers une approximative déclinaison des idées de base, bien que l’ensemble ne dresse quelques rapprochements en fin de course. Gravement blessé lors d’une attaque qui couta la vie à une famille d’innocents en Irak, le protagoniste principal revient dans le cas présent au pays hanté de visions étranges. Comme dans le premier opus, ce dernier s’acharne à comprendre le message véhiculé par ces âmes damnées de plus en plus virulentes. D’une originalité proche du néant, le traitement rédigé par Ernie Barbarash singe les grandes lignes de son prédécesseur en renouvelant le cadre et les personnages. Une approche paresseuse qui ne fait jamais illusion, Hypnose 2 cumulant inévitablement les rebondissements ultra-prévisibles. Attendu dès le premier tiers du film, le twist final sonne creux tant Barbarash s’évertue à reproduire le final grandiose du film initial. Pire, celui-ci se profile comme un cheveu sur la soupe et vient entacher un déroulé jusqu’ici plutôt fluide. Sans réelle transition, Hypnose 2 superpose brutalement deux histoires distinctes de « morts-fantômes » sans jamais apporter de véritable clés à la première, pourtant développée sur les deux-tiers du film. Un changement de cap plutôt maladroit.

 

 

Si Hypnose parvenait à maintenir une tension quasi-permanente, son successeur peine à imposer un rythme trépidant. Handicapé par un script plat et sans rebondissements, l’ensemble se profile sans surprise comme une pure œuvre de commande. Sans personnalité aucune, le travail d’Ernie Barbarash patauge dans les lignes de dialogues à rallonge, à peine émaillées de quelques jump-scares misérables. Loin des apparitions effrayantes du premier opus, Hypnose 2 essaye lamentablement d’imposer un début de suspens sur des effets éculés, radios qui s’allument et autres maquillages de grands brulés torchés vite fait bien fait. Essai manqué. Relativement mou sur les deux tiers de son déroulé, Hypnose 2 s’attarde plus que de raison sur les problèmes familiaux rencontrés par son protagoniste principal sans jamais parvenir à esquisser un semblant de caractère intéressant. Si le crescendo final rehausse légèrement le niveau, l’aspect brouillon du dénouement ne relève que de manière anecdotique le niveau d’un métrage mené en pilotage automatique. Développé pour le petit écran, Hypnose 2 témoigne de toutes les tares inhérentes au manque de temps et de moyens. Effets spéciaux et maquillages abominables, emballage dégueulasse, acteurs de seconde zone, le film de Barbarash suinte le produit bâclé par tous les pores. Un Z de chez Z.

 

 

Déjà peu inspiré sur Cube Zero, le cinéaste emballe son histoire d’une réalisation de clochard. Esthétiquement, Hypnose 2 se profile comme un téléfilm sans ambitions. Capturé à la va-vite et témoignant d’un éclairage impersonnel adapté en conséquence, le film de Barbarash est d’une mocheté plutôt remarquable. Reste néanmoins une réalisation sobre qui apporte au film une relative lisibilité dans ses – rares – séquences mouvementées. Un enrobage classique qui n’empêche pourtant en rien l’ensemble de sombrer dans un marasme assez effrayant, partiellement renforcé par une direction d’acteurs proche du zéro pointé. Composé d’inconnus habitués aux rôles inconsistants, le casting s'épanche dans un sur-jeu permanent absolument ridicule. Mention spéciale aux scènes d’émotions à fleur de peau, les sentiments divers étant retranscrits par leurs interprètes avec une nullité accablante. Seul visage connu, le has-been Rob Lowe mène le tout sans entrain particulier. Habitué aux seconds rôles depuis deux décennies, l’acteur autrefois révélé par Francis Ford Coppola dans Outsiders campe un piètre premier rôle. Une prestation certes mauvaise, mais en partie voulue par l’aspect lisse et inintéressant d’un personnage bourré de clichés risibles.

 

 

Chiantissime de bout en bout, Hypnose 2 se présente en médiocre et grotesque excroissance au film dont il est censé prolonger l’intrigue. Une séquelle indigne et hautement dispensable. Poubelle.

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