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Critique I, Frankenstein

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Stuart Beattie est un scénariste chevronné. Contributeur de la franchise Pirates des Caraïbes depuis son premier épisode, ce dernier a par ailleurs rédigé tout ou partie des scripts G.I. Joe - Le réveil du Cobra ou encore du futur Gears of War. De la grosse bobine de divertissement, ce à quoi prétend également Beattie avec son second long en tant que réalisateur. Adapté d’un roman graphique méconnu de Kevin Grevioux, I, Frankenstein offre une vision contemporaine et plutôt osée de la créature initialement imaginée par Mary Shelley et immortalisée sur grand écran par James Whale. Le film de Stuart Bettie se plante pourtant complètement dans ses objectifs, ce dernier livrant ici un sous-Underworld scandaleusement régressif.

 

 

Difficile de déterminer ici le rôle précis de Stuart Beattie dans l’œuvre finale. Certes réalisateur et scénariste du métrage, ce dernier ne semble avoir été envisagé comme un « yes-man » docile chargé de livrer une copie conforme du plus gros succès Lakeshore de ces dernières années. I, Frankenstein sent en effet le projet de studio à plein nez. Le postulat de base ne s'en cache d’ailleurs à peine. Exit l’affrontement vampires / loups garous, place à une guerre ancestrale entre les gargouilles et les démons. Esthétiquement, Bettie reproduit sans discuter la formule qui a fait le charme du travail de Len Wiseman. Son métrage se déroule donc dans un « futur non daté », au sein d'une cité futuriste et crépusculaire, le tout dans la pénombre la plus totale. Il ne fait donc jamais jour dans I, Frankenstein, une aubaine pour la créature qui peut donc se balader à visage découvert sans effrayer les gamines. Créé par le savant Victor Frankenstein, le « monstre » Adam se retrouve malgré lui objet de convoitise. Les démons mènent en effet depuis des décennies des expériences visant à ressusciter des corps, et ce probablement afin de détruire les hommes, le bien, les gargouilles, la terre, l’univers et bien plus encore. Inutile de se creuser le ciboulot plus que de raison. I, Frankenstein est un produit de divertissement pop-corn, et l’assume complètement en affichant un script d’une nullité crasse. Pourquoi pas. Si la débilité du métrage est aussi excusable que le plagiat d’une œuvre déjà existante, le rythme minable de cete prétendue production action / fantastique l’est beaucoup moins.

 

 

I, Frankenstein se profile comme une pseudo-expérience cinématographique aux relents vidéo-ludiques épileptiques. Le métrage de Stuart Beattie bastonne à fond les ballons sur toute la longueur, sans pour autant proposer un rendu final particulièrement trépidant. Dénué de fond voire même de véritables personnages – la psychologie bas du plancher de protagoniste principal est consternante –, I, Frankenstein n’est rien de plus qu’un beat’em all aux proportions XXL. L’approche est certes amusante sur quelques séquences, mais assurément lassante sur la durée. D’autant plus lorsque le produit déborde d’effets visuels épileptiques jusqu’à l’overdose. Exfoliant toute tentative de climax ou création d'enjeux dramatiques, I, Frankenstein est un film vide, sans émotions. Une pure démonstration technique, qui ne tente même pas d’installer une quelconque relation d’amour ou un semblant de rapprochement entre la créature et une scientifique pourtant poussés à faire quête commune. Minable.

 

 

Stuart Beattie livre ici un machin bricolé comme un film de propagande en faveur des trucages numériques. Moche à en pleurer et extrêmement fatiguant, son métrage s’avère épouvantablement illisible. Rien de bien étonnant au vu du nombre d’explosions, bastons, vrillages de caméra et autres plans mitraillettes compilés sur une stricte durée syndicale – 1h30 emballée pesée –. Les dialogues étant fortement limités – rien de bien grave tant ces derniers sonnent creux –, les acteurs cachetonnent ici sans même s’en cacher. Pourtant brillant chez Nolan – The Dark Knight – ou dans des œuvres plus discrètes – Thank your for Smoking –, Aaron Eckhart enquille une bouse de plus dans laquelle il est clairement sous-employé. Incompréhensible.

 

 

I, Frankenstein est une catastrophe à tous les niveaux. Con comme la lune et quasiment irregardable, le film de Stuart Bettie émoustillera éventuellement quelques adolescents accrocs à la Playstation, mais devrait sans trop de peine rapidement sombrer dans les oubliettes du fantastique. Immonde.

 

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