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Critique I Sell the Dead

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Ecrit et réalisé par Glenn McQuaid, I Sell the Dead est le premier long-métrage du cinéaste qui a notamment œuvré en tant que superviseur des effets spéciaux sur des films tels que The Roost, The Last Winter ou encore Trigger Man. Derrière la caméra, seul un court vient s’ajouter à son CV. Et pas n’importe lequel puisque I Sell The Dead n’est rien autre que la version longue de son The Resurrection Apprentice. Petite production britannique originale qui sort légèrement des sentiers battus et s’étant fait plutôt discret lors de sa sortie, le métrage s’offre quelques têtes connues attirant inévitablement la convoitise. Plongé dans une connotation Angleterre victorienne, le spectateur est confronté à un conte fantastique déstructuré où l’humour noir se trouve une place de choix.

 

 

Dans une atmosphère coincée entre les films des antiquités de la Hammer Terence Fisher (Frankenstein s’est échappé, Le Cauchemar de Dracula) et Roger Corman (La Petite Boutique des Horreurs, L’Empire de la Terreur), I Sell the Dead narre l’histoire de pilleurs de tombes déterrant des corps pour la pomme d’un docteur peu scrupuleux avant de se mettre à leur propre compte. De premier abord, l’histoire se rapproche de très près de celle des tristement célèbres William Burke et William Hare, deux serial killers qui vendaient leurs victimes comme matériel de dissection entre 1827 et 1828, et dont un film leur sera consacré dans un avenir proche par John Landis. Quoiqu’il en soit, la pellicule se profile donc comme un micro revival des métrages mis sur pieds par la Hammer avec un zeste de l’univers de Tim Burton – Sleepy Hollow en tête. Le principal défaut du film est son manque de jusqu’au-boutisme. Alors que le géniteur a toutes les cartes en main pour délivrer un conte macabre hautement fantastique, I Sell the Dead se trouve rapidement freiné dans son élan par un manque de fluidité et de consistance. Loin d’être mauvais, le premier long métrage de Glenn MacQuaid souffre malheureusement de son inexpérience.

 

 

Malgré un budget réduit, la pellicule jouit de décors magnifiques et parvient, notamment par des petites astuces comme les fonds en CGI ou les superpositions sur des dessins, à livrer une atmosphère à la fois glauque et fantastique qui se bâtît à mesure de la progression du récit. Pour le coup, I Sell the Dead fait preuve d’une certaine personnalité, ce qui n’est pas négligeable à la vue des innombrables pellicules transparentes et sans saveur que l’on nous sert sans aucun scrupule. Ce qui fait à la fois la force et la faiblesse du film est sa trame narrative. Débutant sur l’exécution de l’un des deux pilleurs, celui restant raconte leur histoire à un prêtre autour d’une bouteille d’alcool engendrant ainsi des flashes-back. Donnant en partie du relief à l’histoire, ce choix narratif s’apparente plus à une succession de sketchs qu’à une véritable histoire au fil rouge bien établi. De ce fait, le récit se perd parfois dans des anecdotes qui semblent un peu sorties de nulle part. Malgré une structure globale assez décousue, I Sell the Dead apporte régulièrement de nouveaux éléments au fur et à mesure de son avancement. Au début centré sur des cadavres tout ce qu’il y a de plus classiques, c’est à un vampire, un extraterrestre ou encore des zombies affamés que nos deux compères vont devoir faire face, le tout agrémenté de comique de situation. Associé à l’esthétique, l’humour noir est clairement le fer de lance de cette pellicule. Malheureusement, si on sent bien la légèreté ambiante, I Sell the Dead parvient difficilement à nous arracher des sourires.

 

 

Pour venir accentuer ce rythme enjoué aux allures de conte macabre, la musique tient ici un rôle prépondérant et est au moins aussi importante que les nombreux dialogues. Presque trop omniprésente, elle confère cependant une réelle dimension et sert la narration comme il se doit. Modestie et petit budget ne riment pas nécessairement avec casting bas de gamme. En effet, on retrouve dans le duo principal Dominic Monaghan (Lost, Le Seigneur des Anneaux) et le génial Larry Fessenden (réalisateur de The Last Winter) qui vole la vedette à quiconque se dresse sur son chemin. Dans le rôle du prêtre, Ron Perlman, avec sa gueule pas commode que l’on a pu voir dans La Cité des Enfants Perdus, Alien, la résurrection ou encore sous le masque de Hellboy. Le volontarisme du trio parvient à livrer une bonne humeur communicative même s’il faudra faire une croix sur les francs éclats de rires. I Sell the Dead s’apparente plus à un conte d’Halloween qu’à un film d’horreur, bien que les éléments inhérents au genre soient bien présents. Bourré d’idées, le film rate trop souvent le coche et aurait pu se transformer en une comédie burlesque des plus percutantes.

 

 

Malgré son budget restreint, I Sell The Dead s’en sort convenablement et se profile comme un divertissement sans prétention. Glenn McQuaid livre ici un métrage que l’on oubliera rapidement mais qui a au moins le mérite de ne pas ressembler à tout ce que l’on trouve dans les rayons de notre revendeur le plus proche.

 

Auteur : TIBO

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