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Critique Il Gatto Dal Viso D'Uomo

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Le Giallo, genre initié par Mario Bava et magnifié par le maître Dario Argento, est un genre à la frontière entre le film policier, fantastique et le film d’horreur teintés d’érotisme qui connu son heure de gloire dans les années 60 à 80 avec des métrages tels que La Fille qui en Savait Trop, L’Oiseau au Plumage de Crystal, Quatre Mouches de Velours Gris ou encore Les Frissons de l’Angoisse. Principalement italien, le genre bénéficie d’un renouveau dans l’hexagone avec notamment Blackaria mais surtout Amer, qui connu dernièrement un certain succès en faisant la tournée des festivals. Marc Dray, réalisateur toulousain en herbe fan de Gialli, accouche ici d’une œuvre gorgée de références qui ne se contente pas seulement de suivre les codes d’un genre et à laquelle il n’hésite pas à insuffler ses ambitions propres. Loin d’une pâle copie de ses homologues, Il Gatto Dal Viso D’Uomo est une pellicule atypique comptant son nombre de défauts et à aucun moment prétentieuse.

 

 

Le film démarre sur un pitch des plus basiques. Une jeune femme se fait prendre en stop par un homme mystérieux, ne sachant pas ce qui l’attend, sa vie va se voir bouleverser. Fortement influencé par la trilogie bestiaire d’Argento – le titre signifiant littéralement Le Chat au Visage d’Homme –, le métrage se faufile sans retenue dans le sillage des Gialli des années 70 sans jamais les singer. S’attaquant à un genre ultra codifié, Marc Dray reprend ces codes jusqu’au plus petit détail. Une photographie chiadée aux couleurs flashy, un tueur orné de son chapeau noir, d’un masque et de sa paire de gants en cuir, un univers stylisé dans ses moindres plans, de l’érotisme – plutôt suggéré, ici - et, bien entendu, ses meurtres à la fois violents et raffinés. Mais si tous les éléments d’un bon Giallo qui se respecte s’imposent sans gêne, Marc Dray s’en écarte légèrement dans son fil rouge. Généralement construit autour d’une enquête policière le plus souvent simpliste, bavarde et pas toujours réussie, l’intrigue se tourne ici vers quelque chose de plus onirique embarquant le spectateur dans un voyage parsemé de meurtres brutaux et de questionnements. Même si la structure est quelque peu décousue, à tel point que le spectateur peut rapidement se retrouver sur le bord de la route faute à une composition parfois légèrement alambiquée, on se laisse volontiers transporter par cette pellicule. Un esprit lynchien plane sans cesse au-dessus du métrage au risque que les puristes pourront se sentir trahi, mais il serait dommage de ne pas lui laisser une seconde chance.

 

 

Une des forces du métrage réside incontestablement dans sa bande son. François Remigi est un peu à Il Gatto Dal Viso D’Uomo ce que les Goblins sont aux films d’Argento. Il faut saluer un travail remarquable accouchant d’une musique électro-vintage assumée à la fois inquiétante et entêtante, des samples qui s’incrustent au plus profond de la cervelle jusqu’à la fin de la journée. Si les codes sont respectés, Marc Day n’hésite nullement à exposer ses influences comme lors d’une scène de meurtre derrière une grande baie vitrée renvoyant directement à la mise à mort de Macha Meril dans Les Frissons de l’Angoisse. Côté casting, les acteurs trouvent le ton juste et jouissent d’une présence percutante à l’écran – le physique y étant pour beaucoup –, aussi bien les têtes d’affiche Christophe Lafargue et Clémentine Decremps que les seconds couteaux comme Frédéric Aubry. Autant physiquement que psychologiquement, le tueur s’avère quant à lui particulièrement travaillé et se révèle assez surprenant dans une scène où il entame une mélodie au piano puis s’en va s’assoir dans un fauteuil, petite souris et caresses à l’appui. Neo-Giallo psyché démontrant un réel amour pour le genre, Il Gatto Dal Viso D’Uomo trouve sa propre voie en évitant avec brio le simple patchwork sans consistance de ses prédécesseurs. Si de premiers abords la bande peut laisser un léger sentiment de désordre et de confusion, c’est aussi cette dimension psychologique dont jouit le métrage qui fait de Il Gatto Dal Viso D’Uomo une œuvre hors normes qui gagne à être revue.

 

 

Pour sa seconde réalisation, Marc Dray tente des choses et fait preuve d’une réelle maturité, laissant transparaître un réalisateur à suivre.

Auteur : TIBO

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Commentaire

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Combien font : 54+50

Votre réponse :

victor l'asiat 21-06-2012
Magnifique mélodrame !

Le talent du réalisateur est réaliste

François est surprenant

 

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