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Critique Inception

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Réalisateur prodige, Christopher Nolan s’est rapidement positionné comme l’une des personnalités les plus influentes du cinéma Américain. Rarement contesté, le cinéaste accumule depuis Memento les scénarios complexes et novateurs, hissant au fil des années l’art du divertissement à un seuil de perfection quais-inégalé. Alchimiste des émotions, esprit fécond par excellence, Nolan imposait définitivement sa maitrise par sa relecture particulièrement sombre et audacieuse du mythe Batman, ce dernier transcendant définitivement la franchise à travers un dernier opus – The Dark Knight – superbe dans son déroulé scénaristique comme dans son approche visuelle. Artiste complet capable de propulser le film de commande à un niveau de qualité inédit, ce dernier marque aujourd’hui son retour avec un métrage totalement personnel. Véritable apogée de son approche cinématographique, Inception se profile en pierre angulaire du mouvement fantastique des années 2000.

 

 

A l’instar du Prestige, dernier coup d’éclat intégralement issu de son imaginaire foisonnant, Nolan repousse ici toute notion de facilité au profit d’une construction noueuse, labyrinthique et résolument éloignée des standards en vigueur. Plus prompt à stimuler la curiosité et l’intellect qu’à user des ficelles habituelles du divertissement blockbuster, Inception prend le risque de rebuter par son déroulé tortueux, les séquences introductives n’imposant que de nébuleuses fondations pour installer le concept général. La marque de fabrique demeure cependant connue, Christopher Nolan semant comme d’ordinaire ses éléments avec une parcimonie toute relative. L’objectif est une nouvelle fois atteint avec maestria, le métrage nécessitant un abandon total afin de laisser l’imaginaire s’embourber pleinement dans un brouillard passionnant, dissipé au fur et à mesure de séquences en forme de clés d’accès successives à une conclusion éclatante d’ingéniosité. Le pitch originel s’habille pourtant de quelques résurgences d’un autre grand succès de la science-fiction – la trilogie Matrix – dans sa volonté à naviguer entre rêve et réalité : Dom Cobb explore dans le cas présent le subconscient afin d’y dénicher les secrets industriels les mieux gardés. Afin de retrouver sa vie perdue, ce dernier amorce la démarche inverse : implanter un faux souvenir – la fameuse Inception – dans la tête d’un riche héritier. Nolan, assisté de Steven Roger Gehrke, se détache pourtant dès les premières secondes de toute notion de déjà-vu pour tirer son scénario vers des horizons inexplorés. 

 

 

Inception se construit ainsi sous la forme d’un film à tiroirs. Loin de se limiter à un simple voyage entre rêve et réalité, le cinéaste plonge ses protagonistes dans différentes strates de l’imaginaire et multiplie ainsi les niveaux de lectures. L’ensemble gagne de ce fait une épaisseur scénaristique époustouflante, et offre aux deux scénaristes un terrain de jeu quasi-infini. Particulièrement propice aux divagations les plus spectaculaires, le canevas d’Inception reste néanmoins et judicieusement avare en effets spéciaux pétaradants. Parfaitement calibré, le métrage n’oublie certes à aucun moment son aspect purement divertissant, mais ne sombre jamais dans une succession d’explosions inutiles et crétinisantes. Artistiquement, Inception se profile en tour de force ahurissant de beauté plastique, les décors se dressant et se tordant avec grandiloquence au fur et à mesure des divagations intellectuelles de « L’Architecte », maitre du rêve chargé de sa mise en forme. Si Nolan greffe à son travail nombre de séquences d’action anthologiques et menées avec un savoir-faire qui force le respect – La poursuite au cours de laquelle l’équipée atteint la seconde strate de l’imaginaire, fabuleuse –, le binôme de scénaristes utilise plus volontiers le potentiel illimité de leur script afin de creuser leurs personnages. Merveille d’écriture, le caractère de Dom Cobb – Leonardo DiCaprio – dévoile notamment toute la profondeur de son âme au cours de la traversée des esprits, jusqu’à laisser céder ses ultimes barrières à l’occasion d’un final matérialisé en plongée intérieure et abyssale dévoilant des secrets d’un noir d’encre.

 

 

Etalé sur près de deux heures trente, le déroulé d’Inception emprunte de nombreuses ramifications afin de former un tout cohérent. Si l’exercice de voltige scénaristique se montre hautement périlleux, Nolan parvient à rendre le tout incroyablement fluide et compréhensible. Parfaitement découpé, Inception conjugue maitrise de la narration et réalisation technique magistrale, le réalisateur cumulant les plans spectaculaires avec une précision quasi-métronomique. La tension s’installe de manière continue, le rythme du métrage s’installant aussi bien par le fond que la forme. Une bonne tenue globale à laquelle contribue de manière significative une brillante direction d’acteurs. Le tandem Ellen Page / Leonardo DiCaprio s’avère parfait de complicité, complété par un très bon choix de seconds couteux, parmi lesquels l’excellent Cillian Murphy – 28 jours plus tard, Sunshine –, resplendissant de charisme dans son interprétation sur le fil du rasoir. Passionnante, la partition composée par Hans Zimmer complète enfin le tableau d’excellence en catapultant des cuivres écrasants aux moments-clés de l’intrigue. Bardé d’émotions et schématisée sous la forme de montées en puissances successives, le score capture définitivement le spectateur dans la toile inextricable tissée par Nolan et son associé. Superbe.

 

 

Bobine condamnée à faire date dans l’histoire du cinéma, Inception se dévoile en immanquable plongée à travers les tréfonds de l’imaginaire de son géniteur. Aussi impressionnant qu’intelligent, le métrage de Christopher Nolan est une ode vibrante à la fonction même du septième art : provoquer un indescriptible frisson. Fabuleux.

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Votre réponse :

Gan 10-03-2012
De mon coté j'ai trouver le film mauvais. En effet, il est bien facile lorsqu'on écrit un scénario d'expliquer ce qu'on veut et .... de ne pas expliquer ce qu'on ne pourrait pas. Juste un exemple : a un moment un des personnages imagine une arme plus puissante pour repousser les méchants :) alors tant qu'on y est on peut tout imaginer et hop , j'imagine un mur, un bunquer, je suis protégé ! Tiens donc. Et bien non, pour que l'intrique reste haletante il faut bien continuer a etre poursuivi tout le long du reve... Scénario digne d'un collégien.

 

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