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Critique Indiana Jones et la Dernière Croisade

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Troisième volet d'une franchise qu'on ne présente plus, Indiana Jones et la Dernière Croisade hérite d'une double mission : celle de pérenniser le succès jamais démenti de la série mais aussi d'effacer cet arrière gout crade resté dans la gorge des fans, suite à un deuxième épisode fendard mais partiellement raté. Pour ce faire, l'archéologue aventurier le plus célèbre de monde s'adjoint les services... de son papounet. Mission réussie puisque ce volet est presque aussi fantastique que l'original.

 

 

La saga Indiana Jones a toujours été envisagée par ses producteurs comme une trilogie. Mais Steven Spielberg n'était pas particulièrement impatient de tourner un troisième volet. Car depuis Le Temple Maudit, beaucoup d'eau a coulé sous les ponts, notamment en ce qui concerne la tournure que veut donner le réalisateur à sa carrière. Fatigué des critiques, toujours plus nombreuses, qui ne voient en lui qu'un gamin doué mais puéril, Spielberg s'évertuera à prouver qu'il peut aussi être un réalisateur « sérieux ». Deux films sortis coup sur coup viendront concrétiser cette volonté : La Couleur Pourpre en 1985 qui traitera de l'esclavagisme suivi de L'Empire du Soleil en 1987 centré sur la déclaration de guerre du Japon à l'encontre des USA. Ces deux films seront des succès modérés et ne rencontreront qu'un intérêt poli de la part du public et un accueil polaire de la part des grincheux de l'Academy Awards – à lire avec un accent américain –. Dépité, le wonder boy décide en accord avec son pote et producteur George Lucas de donner suite à son héros légendaire pour ce qui sera, du moins en ce temps-là, sa dernière aventure.

 

 

Une suite, oui. Mais pas à n'importe quel prix. Spielberg et Lucas savent pertinemment que leur deuxième opus n'a pas convaincu tout le monde et que la fan base a toujours  préféré l'original. Ce sera donc l'une des premières préoccupations du nouveau projet : un retour aux sources ainsi qu'à l'esprit bon enfant du premier. Exit donc l'ambiance sombre et glauque du Temple Maudit, la violence exagérée, les intérieurs lugubres et surtout les side-kicks casse bonbons. La dernière croisade sera plus lumineuse, plus fun et se passera en grande partie en extérieurs exotiques. Pour l'occasion, deux acteurs du premier film rempilen t: Salah -John Rhys-Davies- et Marcus Brody – Denholm Elliott – qui assurent à eux seuls un comic relief des plus efficaces. Cette « consolidation des acquis » constitue à la fois le point fort et la faiblesse de ce troisième volet. Certes, nous évoluons en territoire connu et sommes plus que ravis de retrouver les visages familiers aux côtés d'Indy mais l'on ne peut se défaire de ce sentiment de prudence qui bride le métrage. Ce fait est peut-être plus remarquable dans le choix des méchants de service, les nazis encore sauf que cette fois-ci, moins teigneux, plus transparents et caricaturés que lors du premier film. Aucun vrai méchant ne se démarque, pas même la très fade Alison Doody en agent double tentatrice. Ce choix s'accorde d'ailleurs très bien avec la volonté des producteurs d'ancrer cette mouture plus volontiers dans le comique. L'on ne comptera d'ailleurs pas les scènes drôles – quand elles ne sont pas proprement hilarantes – qui parsèment le film. Heureusement que Spielberg n'oublie pas l'essentiel et emballe autour d'une intrigue globe-trotteuse et somme toute assez mince, une série de scènes d'actions purement anthologiques et toujours avec un sens aigu de la mise en scène. 

 

 

Lucas et Spielberg s'offrent même le luxe de raconter quelque chose de nouveau dans cet épisode. En 1989, si la pratique des suites n'est pas encore très répandue, celle des prequels l'est encore moins. C'est pourtant ce que proposent les deux compères dans l'intro de leur film : un petit retour en arrière pour retrouver le tout jeune Indy dans sa toute première grande aventure. Une mini origin story où l'on apprendra d'ou provient son surnom « Indy », sa cicatrice sur le menton – la justifier plutôt, Harrisson Ford l'a eu lors d'un accident de voiture dans les 60's –, sa phobie démesurée des serpents, son penchant pour les fouets – ne voyez rien de tordu dans cette phrase – et surtout, surtout son célèbrissime Fédora. Ce court segment constitue l'un des moments les plus jouissifs du film et donnera l'idée à Lucas d'étendre l'expérience au petit écran dans la série des Aventures du jeune Indiana Jones. Cependant, à n'en point douter, l'attraction principale – le prétexte ? – de ce troisième épisode est le papa lui même, le Docteur Henry Jones, interprété par le grandiose Sean Connery dans l'un de ses rarissimes rôles comiques. Aux antipodes l'un de l'autre, leur parfaite alchimie sur le set, leur contraste à l'écran et leur relation conflictuelle seront le fuel qui alimentera le film, qui sans surprise, reste encore aujourd’hui le favori dans le cœur des fans, juste après l'original.  

 

 

On pourra regretter la frilosité de Lucas et Spielberg à prendre de vrais risques dans cet opus – le final par exemple est l'un des moins spectaculaires de la franchise – mais le fait est que Indiana Jones et la Dernière Croisade est goupillé avec tellement de maestria par l'un des prodiges d'Hollywood alors en pleine apogée, qu'il remporte totalement l'adhésion et suscite un enthousiasme sans réserve. Drôle, palpitant et inventif, c'est un spectacle de tous les instants comme on n'en fait plus et qui n'a pas pris une ride. 

 

Auteur : ATEF

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