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Critique Indiana Jones et le Temple Maudit

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Au vu de son succès interplanétaire, Les Aventuriers de l'Arche Perdue avait immédiatement propulsé le personnage d'Indiana Jones au rang des légendes du cinéma d'aventure. L'idée d'en faire une suite ne surprit donc personne, et c'est trois ans plus tard que sortit cette suite qui respecte étonnamment le cahier de charges des sequels actuels : Indiana Jones et le Temple Maudit est l'un des épisodes les plus spectaculaires de la franchise mais aussi l'un des plus déroutants.

 

 

Shanghai, 1935. L'archéologue Indiana Jones se rend à la boîte louche Obi Wan - notez que nous sommes déjà dans la déconne - afin d'y rencontrer le caïd Lao Che. Ils doivent y conclure une transaction : les cendres de Nurhachi, qu'apporte l'américain, contre une énorme pierre précieuse, en la possession de l'asiatique. L'échange tourne mal, mais Jones réussit à s'enfuir en compagnie de Willie Scott, une chanteuse américaine travaillant dans le night-club et avec l'aide du très jeune Demi-Lune. Le répit est de courte durée puisque les trois se retrouvent bientôt perdus en plein cœur de l'Inde. Si la scène d'intro, véritable petit film dans le film rappelle si furieusement les James Bond's - Indy fera même la première apparition en smoking et nœud pap '-, ce n'est pas un hasard. A l'origine de la saga Indiana Jones se trouve l'envie de Speilberg de réaliser un Bond, envie qu'il confiera à son pote George Lucas sur une plage Hawaïenne - la classe -. Et ce dernier de répondre: « J'ai mieux! ». Il aura eu raison : outre le carton critique et public des Aventuriers de l'Arche Perdue, le film avait ancré définitivement le personnage d'Indiana Jones dans l'inconscient collectif et propulsé d'emblée le héros au rang de légende des films d'aventure. Un tel succès appelait forcément à une suite mais, si l'idée de base avait bien été de faire de ce héros une saga en plusieurs épisodes, Lucas et Spielberg n'avaient sur le coup aucune idée sur la direction à prendre pour les aventures suivantes.

 

 

A l'aube des 80's, caractérisé par le cinéma bis par excellence, la notion de « sequel » n'est pas aussi répandue qu’aujourd’hui - attention, euphémisme -. Le cahier de charges en la matière n'existait pas encore, mais pourtant à regarder Indiana Jones et le Temple Maudit, l'on est surpris de découvrir à quel point toutes les caractéristiques de la suite moderne sont là. Le ton pour commencer. Cette suite - tout comme L'Empire contre attaque, pour rester chez Lucas - sera plus sombre, voire carrément sinistre. Un choix qui s'est imposé de lui même, les deux instigateurs de la série étant à l'époque aux prises avec leurs divorces respectifs, et pas totalement assumé par Spielberg qui regrettera publiquement cette tournure. Le film détonne d'ailleurs pas sa violence accrue et ses scènes de décapitations ou d'éviscérations qui en dérouteront plus d'un. Le rythme n'est pas en reste puisque là aussi les manettes sont poussées à fond. Ce deuxième épisode est sûrement l'un des plus pétardants. La formule du « Bigger & Louder » n'a jamais été aussi bien appliquée et la surenchère est présente à tous les coins de pellicule, que ce soit au niveau des décors somptueux et macabres à souhait que dans l'action qui ne s'arrête pour ainsi dire jamais. Une esthétique qui invoque l'âge d'or de la bande dessinée d'aventure des années 30. Cet hommage se retrouve aussi plus en évidence dans la thématique du film, où le héros occidental se retrouve aux prises avec des indiens d'Asie, des gourous illuminés et des rituels païens sanguinaires. Le film n'en oublie pas pour autant d'être un pur produit des 80's avec son comique à toute épreuve, ses situations cocasses et le tout jeune side-kick asiatique - revu par la suite dans The Goonies, autre production Spielberg - qui tape sur les nerfs. En prime, un Harrisson Ford tout bonnement parfait dans un rôle taillé sur mesure et qui mouille sa chemise pour notre plus grand plaisir.

 

 

Cependant tout n'est pas rose pour Indiana Jones et le Temple Maudit. Cet épisode semble encore faire débat parmi les fans, entre détracteurs et adeptes qui, curieusement avancent les mêmes arguments : ce qui déplaît aux uns est exactement ce qui plait aux autres. Il faut dire que ce deuxième volet prend beaucoup de libertés avec son prédécesseur, ce qui a pu en rebuter certains. Pas de Marcus, pas de Sallah, pas de Nazis et une quête effrénée qui vire souvent au grand guignol. A la place de la femme forte et affirmée interprétée par Marion Ravenwood, Indy se voit affublé de la chiantissime  Kate Capshaw qui passe le plus clair de son temps à crier et à geindre. Cette dernière est censée apporter une touche comique à l'ensemble mais foire totalement son coup et le couple qu'elle est censée incarner avec Ford n'est pas crédible pour deux sous. Autant d'éléments combinés qui parasitent un film qui ne démérite pas pour autant dans le pur entertainment.

 

 

Indiana Jones et le Temple Maudit n'a pas à rougir devant les autres épisodes de la franchise, même si c'est, de l'avis de la majorité, l'épisode le plus mal aimé. Fun et outrancier, c'est un véritable grand huit sur pellicule qui gagne à être redécouvert, même s'il souffre de certains choix artistiques hasardeux - notamment au casting - et d’un dosage approximatif dans la gestion du rythme.

Auteur : ATEF

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