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Critique Indiana Jones : Les Aventuriers de l'Arche Perdue

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Véritable touche à tout de génie, Spielberg aura abordé quasi tous les genres qu'offre le septième art, souvent en rendant hommage aux films qui ont fait son éducation cinématographique. Et quoi de mieux que de ressusciter un genre en désuétude à l'orée des années 80, le film d'aventure ? Devenu culte, Les Aventuriers de l’Arche Perdue, le premier volet des aventures d'Indiana Jones, est un pur bonheur de cinéma. Le film est à la fois dense, mouvementé, drôle et intègre un soupçon de romance. Et Spielberg de créer un héros à nul autre pareil.

 

 

1936, veille de ma seconde guerre mondiale. Parti à la recherche d'une idole sacrée en pleine jungle péruvienne, l'aventurier Indiana Jones échappe de justesse à une embuscade tendue par son plus coriace adversaire : le français René Belloq. De retour à son poste de professeur universitaire d'archéologie, Indiana est mandaté par les services secrets et par son ami Marcus Brody, conservateur du National Museum de Washington, pour mettre la main sur le médaillon de Râ. Ce dernier est en possession de son ancienne amante Marion Ravenwood,  tenancière d'un bar au Tibet. Car Belloq est de mèche avec les nazis pour découvrir l'arche d'alliance, dans laquelle Moïse aurait conservé les dix commandements. Sans fioritures, le premier plan nous dévoile l'aventurier de dos, dans l'ombre, procédé qui laisse une part de mystère quant à son aspect véritable. Et on le suit ainsi, avec ses porteurs, en pleine jungle, le tout présentant un humour jouant sur le décalage et  le caractère casse cou du personnage. Un prologue monumental, tout à la gloire d’un héros mystérieux au look désormais culte. En dix petites minutes, Les Aventuriers de l’Arche Perdue pose le cadre. Mise en scène au millimètre, lumière superbe, musique évocatrice, et héros que nul autre qu'Harrisson Ford aurait pu incarner - même si Tom Selleck, un temps pressenti, aurait pu tirer son épingle du jeu -. Ford fait preuve d’un charisme puissant, et définit les principaux traits de son caractère en seulement quelques scènes. Du génie. Une constante dans les œuvres de Spielberg des eighites. Au choix, Rencontres du 3ème Type, 1941, E.T ou la production de Poltergeist.

 

 

Si le second volet sera l'occasion de s’embarquer dans une aventure plus sombre et mature, Les Aventuriers de l’Arche Perdue est celui de la découverte du personnage. Comble du bonheur, cela se fait dans l'action. Le film ne laisse que peu de répit au spectateur. Spielberg se permet en outre de toucher tous les publics et de faire de son héros une déclinaison de Tintin, qu'il adaptera lui-même plus de trente ans après. Indiana Jones est également un digne héritier des sérials, ces films à petits budgets typiques de la première moitié du XXème siècle qui, tel un  feuilleton, avaient de nombreuses suites. Bourré de séquences hautes en émotions et bien loin d'être avare en suspense, Les Aventuriers de l'Arche Perdue avance un principe fondamental : le plaisir du spectateur.

 

 

Scénarisé par le grand Lawrence Kasdan –Wyatt Earp, L'Empire Contre Attaque –, Les Aventuriers de l'Arche Perdue est né d'une idée de Georges Lucas lors d'une discussion avec Steven Spielberg concernant l'impossibilité pour ce dernier – du fait de sa nationalité américaine – de pouvoir adapter James Bond. Le film est vraiment construit comme un rollercoaster, celui-ci alternant moments calmes et autres plus mouvementés, le tout avec une grande variété d’influences – poursuite par des indiens, nombreuses fusillades, un zeste de fantastique, voire un soupçon d'horreur dans la séquence finale –. La mise en scène est de plus vraiment au service de l'histoire et apporte du rythme effréné. Aux côtés d'Harrisson Ford, on découvre des personnages que l’on reverra avec plaisir dans les épisodes suivants, comme Marion Ravenwood ou l'égyptien Sallah, formidablement interprété par John Rhys-Davies. Il est enfin impossible de ne pas parler de la somptueuse partition du fidèle complice de Spîelberg et Lucas, John Williams, sans laquelle le film n'aurait sûrement pas eu le même impact.

 

 

Malgré des suites plus ou moins réussies, ce premier volet conserve un cachet d'authenticité, de fraîcheur et de joie que les suivants – mis à part le second peut être – peineront à retrouver. Indispensable pour tout fan de cinéma et probablement meilleur film de son réalisateur, Les Aventuriers de l'Arche Perdue est une œuvre précieuse et unique. Un trésor du septième art.

Auteur : TONTON

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