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Critique Infestation

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Compter le nombre de films de monstres au cinéma comme sur petit écran prendrait un temps fou tellement ce genre a été maintes fois revisité. Malheureusement, les ratages doivent sans aucun doute prendre le dessus et réussir un tel métrage nécessite avant tout un traitement original, qu’il soit abordé avec humour ou non. A l’instar d’un Arac Attack ou d’un Starship Troopers, Kyle Rankin écrase ici ses prédécesseurs avec une bande efficace qui va droit au but en se focalisant sur son objectif ultime, divertir son auditoire. Et on peut dire sans détour qu’il relève le défi avec brio. Après The Battle of Shaker Heights, Kyle Rankin se tourne vers un tout autre genre et ce deuxième long métrage se pare de toutes les qualités requises pour hanter encore longtemps nos vidéos clubs.

 

 

Sur un pitch bref et tout à fait banal -un homme se réveille enveloppé dans une toile géante-, Kyle Rankin ne dévoile rien à son spectateur et se laisse le soin de l’embarquer dans cette aventure sans que celui-ci ne se pose la moindre question. Il ne faudra pas plus de cinq minutes pour que notre protagoniste se retrouve assailli par une sorte de scarabée géant épargnant à l’assistance l’attente interminable de l’attaque de la première bébête. Ceci résume à merveille le rythme proposé par ce Infestation. Pas une seule seconde de répit et de l’action de bout en bout. Un joli programme que son géniteur va prendre soin de tenir. Véritable hommage aux films de monstres des années 50 tels que Des Monstres Attaquent la Ville ou Tarentula et plongeant inévitablement tête baissée dans l’esprit de la grosse série B assumée, la pellicule se démarque et fonctionne grâce à une multitude d’éléments allant de l’escamotage habile des poncifs du genre jusqu’à la livraison d’une galerie de personnages hauts en couleurs à laquelle on peut réellement s’identifier en passant par l’utilisation d’effets old school où les CGI ne sont là que pour animer les vilaines créatures. Avec une approche classique sur le fond -l’invasion extraterrestre contre laquelle les personnages vont devoir lutter en détruisant la reine, socle du peuple envahisseur-, la forme utilisée par Kyle Rankin démontre un vrai sens du spectacle et du comique de situation. Oubliez le Baygon, du TNT fera l’affaire.

 

 

Le premier point fort d’Infestation réside dans son panel de personnages, archétypes attachants bénéficiant d’une personnalité plus complexe qu’en apparence. Son protagoniste principal, Cooper, ici interprété par Chris Marquette (Fanboys, Just Friends), est probablement le plus réussi. Loser par excellence s’étant fait virer de son boulot juste avant l’invasion, maladroit mais plein de bonne volonté, il va devoir assumer le rôle du héros malgré lui, aisément comparable au héros gauche de Bienvenue à Zombieland. S’en suit  la présentatrice météo blonde en manque d’amour préférant mourir que de troquer ses talons contre une paire de baskets, le duo de frères blacks dont l’un est à moitié sourdingue (détail qui a son importance), la fille forte et intelligente dont Cooper va tomber amoureux ou encore le père de ce dernier, campé par Ray Wise (Twin Peaks), militaire parano à la retraite prêt pour l’apocalypse. Un échantillon bien cramé qui fait incontestablement la vraie force de ce métrage. Une réplique qui fait mouche en toutes circonstances, Kyle Rankin prouve qu’il excelle dans le comique de situation et offre à ses interprètes le luxe de ne pas devoir sortir des trucs du genre « Oh mon dieu, non ! » « Pars, laisses moi mourir ! » et autres nuisances sonores malheureusement trop présentes chez les scénaristes en manque d’inspiration. Infestation est avant tout une comédie horrifique intelligente pleine de bons sentiments, ne vous attendez donc pas à des flots de sang à outrance, ici, quelques éclaboussures bien placées suffisent amplement à rassasier l’assemblée.

 

 

Tourné en Bulgarie, le métrage a disposé d’un modeste budget de 3,5 millions de dollars que l’équipe a pu largement amortir. Avec un tel budget aux Etats Unis, Infestation aurait très probablement pu ressembler à un téléfilm aux effets foireux qui hantent les écrans le dimanche après-midi sur Sci-Fi. Un choix judicieux et pertinent. Les effets spéciaux proposés sont ainsi dignes d’une pellicule telle que Infestation, offrant au spectateur la joie de découvrir de grosses bestioles pleines de vie. La bande propose ainsi pas moins de quatre types d’insectes, terrestres, volants, hybrides et bien sûr la reine, chacun jouant un rôle bien spécifique. Autant de petits détails qui font de Infestation un film aussi riche que brillant. Malgré un rythme effréné et de l’action à tout bout de champ, on regrettera le manque de séquences cultes auxquelles le film se prêtait pourtant à merveille. Toujours efficace et imaginatif dans sa cadence, le métrage ne parvient jamais réellement à offrir ce petit plus qui marque les esprits, malgré des barres de rire assurées.

 

 

Avec des moyens limités, Kyle Rankin réussit ici un vrai tour de force en nous offrant un morceau de divertissement pur et dur, dosant ses ingrédients avec minutie. Des personnages forts, de l’action à profusion et un humour percutant, Infestation parvient à sortir la tête haute et trouvera sans aucun doute sa place dans le cœur des fans. Excellent.

Auteur : TIBO

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