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Critique Inside (La Cara Oculta)

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La désormais prestigieuse école espagnole semble définitivement lancée pour imposer de nouvelles normes en matière de cinéma fantastique et paranoïaque. Sélectionné hors-compétition à l’occasion du Festival International du Film Policier de Beaune, InsideLa Cara Oculta en version originale – aura connu un développement difficile. Cofinancé par des fonds espagnols et colombiens, le métrage d’Andrés Baiz se profile pourtant comme une véritable pépite. Repéré à Cannes grâce à l’un de ses court-métrages, le cinéaste parvient à installer une ambiance tendue et trépidante en redessinant littéralement les contours du huit-clos cinématographique. 

 

 

Le postulat initial d’Inside se veut partiellement épuré. Pour autant, en lire l’intégralité avant visionnage dévoile déjà de trop nombreux éléments sur l'ensemble. Dans ses grandes lignes, le métrage d’Andrés Baiz s’articule autour de trois protagonistes. Adrian, chef d’orchestre au service de l’ensemble instrumental de la ville de Bogota, découvre en regagnant son domicile une vidéo d’adieux laissée par son amie Bélen. En parallèle de l’enquête de police qui cherche à faire le jour sur la disparition de la jeune fille, Adrian va rapidement faire la rencontre de Fabiana, qui emménage avec lui dès les premiers jours de leur relation. Inutile d’en révéler plus, tant la structure narrative d’Inside repose sur des mécanismes précieux à son ambiance générale. Baiz construit en effet son travail en disséminant avec habilité un petit chapelet de cliffhangers ultra-efficaces, et ce dès le premiers tiers du métrage. Habile, ce dernier parvient à passer outre le peu de moyens mis à sa disposition pour imposer un projet passionnant de bout en bout. Rythmé avec une rare maitrise, Inside déroule un implacable suspens, ponctué d’efficaces séquences d’angoisse. Inclassable mais typiquement Hitchcockien dans sa mise en forme, Inside vire même du huit-clos fantastique des premières bobines vers un thriller psychologique aux enluminures parfaitement brossées. Audacieux.

 

 

Trois personnages, un unique décor et une idée résumable en quelques lignes. A l’instar du maitre – notamment sur Fenêtre sur Cour –, Andrés Baiz témoigne de très bonnes idées contrebalancant avec la simplicité apparente du pitch, et imprime à son film une véritable personnalité. Eloigné des standards en vigueur, Inside s’épaule d’une ambiance typiquement européenne et respectueuse des classiques des fifties. L’esthétique à l’ancienne contribue à renforcer l’aspect intimiste de l’entreprise, le cinéaste prenant un soin particulier à développer les personnages ainsi que leurs interactions. Tous les rebondissements d’Inside tiennent de près à l’étude poussée des mœurs et des personnalités, Baiz tissant en toile de fond un semblant de morale sur les dérives de la jalousie. Cette dernière, bien que sous-jacente, n’est pas véritablement omniprésente dans la structure du métrage, mais permet au réalisateur d'installer des protagonistes dans lesquels chaque spectateur pourra retrouver un ou plusieurs vices personnels. Un intéressant jeu de miroirs.

 

 

La crédibilité des acteurs reste à ce titre primordiale. Ces derniers acceptent ici de se mettre totalement à nu, au sens propre comme figuré. Parfaitement juste, le casting restreint rassemblé par Andrés Baiz parvient à matérialiser avec justesse la complexité des situations, voire à retranscrire certaines personnalité bipolaires posées sur papier par l’auteur. La réalisation est à l’avenant. Posée et limpide, l’approche technique de Baiz emballe avec fluidité des images à la beauté glaciale. A l’instar de bon nombre de ses compatriotes ibériques, le cinéaste livre avec Inside un film en forme de tableau animé. Accompagné d’une direction photo évitant soigneusement toute colorimétrie trop criarde, Inside impose des teintes ocres et pastels qui s’accordent avec brio à la sobriété générale du projet.

 

 

Avec Inside, le jeune Andrés Baiz livre un film enivrant, subtil et terriblement attachant. Encore méconnu, le cinéaste signe son entrée au cœur de la caste réduite des nouveaux réalisateurs espagnols à suivre de très près. Un coup de maitre. 

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