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Critique Inside

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Réalisateur méconnu, Phedon Papamichael se présente pourtant déjà en vieux briscard de l’industrie cinématographique américaine. Directeur de la photographie ou encore chef opérateur sur une ribambelle de projets inscrits dans des registres variés - Walk The Line, La Souris ou encore Identity -, le cinéaste reste pourtant abonné aux productions indépendantes, ce dernier ayant fait le choix pour son dernier projet en date de développer un script fantastico-horrifique radicalement éloigné des films sur lesquels il opère habituellement en qualité de technicien. Logiquement privé d’une réelle distribution en salles, le métrage - From Within en version originale - s’est malgré tout constitué une solide réputation à force de projections en festival, et arrive de ce fait en DVD sur le territoire européen nanti d’un nouveau nom : Inside.

 

 

Terminé depuis le milieu de l’année 2008, Inside ne doit probablement aujourd’hui sa sortie DTV en France qu’à sa sélection pour l’immanquable festival de Gerardmer. Une mise en avant non négligeable, mais pas pour autant synonyme de qualité, tant le jury des inédits DVD s’est fendu de quelques choix contestables ces dernières années - le prix attribué à Détour Mortel 2 en tête de liste -. Bénéficiant de l’expérience accumulée par son géniteur au fil des années, Inside se profile cependant en œuvre prometteuse, d’autant plus lorsque l’on constate l’aspect intriguant des pistes scénaristiques mises en place par son pitch initial. Epaulé par une séquence introductive diablement gore et efficace, Inside semble installer un développement à base d’épidémies de suicides particulièrement mystique et propice à certifier le travail de Papamichael d’une originalité rare. Si cette dernière ne reste pas aux abonnés absents, l’idée de base demeure cependant en partie mal exploitée, et davantage propice à mettre en avant un propos anti-religion maladroit qu’à insuffler un réel suspens. Le cinéaste se fend en effet avec son métrage d’une charge expéditive envers l’aspect le plus conservateur des Etats-Unis, ce dernier dénonçant à travers son traitement de l’abus de pouvoir exercé par le culte sur la population. Si la critique reste compréhensible au vu d’un pays qui ne parvient toujours pas véritablement à séparer religion et gouvernement, le message est déroulé à grands renforts de contours grossiers et parfois difficilement concevables - la famille du pasteur, prête à tous les extrêmes au nom de leurs croyances -. La population du village dans lequel se déroule l’histoire, presque intégralement abonnée aux boniments messianiques prodigués dans l’église du patelin, dresse à ce niveau un portrait un brin exagéré de l’Amérique, d’autant plus lorsque l’athéisme revendiqué par le protagoniste principal - Thomas Dekker - suscite des réactions outrageusement violentes et insultantes.

 

 

Phedon Papamichael ne fait heureusement pas l’erreur de présenter un manichéisme trop prononcé dans le traitement de ses protagonistes. La dimension « croyants contre athées » reste en effet en partie tempérée par le personnage féminin central, qui s’instaure en tampon en puisant les points positifs des deux côtés, bien que ce dernier ne soit inévitablement plus ou moins amené à prendre parti au moment du dénouement. Malgré son orientation anti-religion clairement prononcée, le background reste cependant idéal à la mise en place d’une histoire de sorcellerie envoutante, à défaut de se montrer novatrice. Si Inside se montre conventionnel dans sa construction, Phedon Papamichael instaure à son métrage un rythme soutenu, auquel manque seulement quelques séquences tendues pour véritablement permettre au film de côtoyer les plus sympathiques représentants du registres. Le tout s’enroule plus ou moins autour d’un canevas de possession mâtiné d’une histoire d’épidémie relativement intéressante, mais ne témoigne quasiment jamais des indispensables sursauts de terreur qui auraient pourtant été facilement intégrables par le biais des doubles fantomatiques des différents personnages. Regrettable, Inside n’évitant pas les quelques légères longueurs inévitables suites aux révélations sur la véritable source de la vague de suicides constatés au sein de la petite ville. Rien de bien dommageable néanmoins, le film témoignant parallèlement d’une technique et d’une interprétation plus que soignées.

 

 

Fort de son expérience en tant que technicien de plateau, Papamichael emballe son métrage avec une maitrise qui ne laisse à aucun moment transparaitre la maigreur de son enveloppe budgétaire. Doté d’une image soignée et d’un éclairage tamisé agréable, Inside se détache de l’esthétique DTV habituelle pour lorgner du côté des productions artistiquement travaillées, l’habillage rendant justice à une impeccable direction d’acteur. Découvert dans la série dérivée de la saga Terminator : The Sarah Connor Chronicles ainsi que dans le ridicule Laid To Rest, le jeune Thomas Dekker campe pour la première fois un rôle d’envergure dans un projet cinématographique. Plutôt à l’aise dans son interprétation de l’adolescent sombre et égaré dans ses croyances, Dekker dépeint un personnage attachant mais malheureusement trop ignoré par un développement qui ne lui apporte pas la consistance nécessaire. Dommage,  le binôme formé par les protagonistes d’Aidan - Dekker - et de Lindsay - Rice - s’harmonisant à merveille et menant le métrage sur une complicité amoureuse destructive. Relation dont l’inévitable conclusion laisse apparaitre un twist certes attendu, mais plutôt habile à se jouer de l’happy-ending hollywoodien d’ordinaire de vigueur.

 

 

Petit film de passionné, Inside se profile comme un plaisant amalgame de ghost story et de film de malédiction. Si le genre fantastique a muri des fruits plus remarquables, le métrage de Phedon Papamichael se veut suffisamment soigné dans son emballe comme dans sa construction pour se montrer digne d’intérêt. A condition de passer outre l’originalité contestable de l’ensemble.

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kimberlie 16-05-2011
il est trop bien ce film

 

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