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Critique Insidious : Chapitre 2

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James Wan a le vent en poupe. Tout juste auréolé du succès de Conjuring : les Dossiers Warren, le cinéaste dévoile avec Insidious : Chapitre 2 ce qu’il annoncera comme son ultime film de genre. Et livre par là même un impressionnant point final à une trilogie personnelle du film de maison hanté. Car si Wan n’a rien du novateur génial, force est de constater que ce dernier aborde le cinéma d’épouvante avec un savoir-faire à la fois unique et respectueux des classiques. Radicalement éloigné des tendances actuelles, Insidious : Chapitre 2 transpire les seventies par tous les pores et prolonge avec une impressionnante maestria l’expérience proposée par le volet précédent.

 

 

Insidious se profilait comme un « petit » film de genre, certes bricolé avec une relative modestie mais furieusement habile dans l’installation de son climax. N’utilisant dans leur formule qu’une petite poignée d’acteurs, une bicoque de banlieue et une bonne dose de jumps-scares, James Wan et son compère Leigh Whannell – scénario –, emballaient avec ce premier opus un moment de frousse exemplaire. Si la mise en chantier d’une séquelle aurait pu se conjuguer à une approche « plus spectaculaire » – Saw sombrait dans la violence gratuite dès son second épisode –, Insidious : Chapitre 2 reste extrêmement fidèle à son modèle. Une quasi-nécessité, les événements du métrage s’imbriquant directement dans ceux du premier film. Quelques jours après les événements auxquels la famille Lambert a été confrontée, Renai constate de nouveaux phénomènes surnaturels. Des apparitions terrifiantes qui vont de pair avec un comportement de plus en plus incontrôlable de la part de Josh, qui semble avoir été marqué par son séjour dans le monde des esprits. Afin de faire la lumière sur les divers dérèglements qui touchent ses proches, Renai ne va pas avoir d’autre solution que de rappeler l’équipe d’Elise, décédée lors de leurs récentes séances de spiritisme. Bref, on prend les mêmes et on recommence. Sur le papier, le script d’Insidious : Chapitre 2 ne présente en effet rien de bien excitant. S’il aligne ses éléments avec une relative parcimonie, le film parvient pourtant rapidement à s’imposer comme une « prolongation » plutôt qu’en séquelle réchauffée, Wan et Whannel dévoilant progressivement une série de cliffhangers redoutablement efficaces.

 

 

L’allumage est certes relativement poussif. Dénué de l’effet de surprise de son prédécesseur, Insidious : Chapitre 2 semble s’installer tranquillement dans les mêmes rails en multipliant les apparitions malveillantes à grands renforts de sons stridents. Le tout reste très bien mené et flippant à souhait, mais plus ou moins déjà-vu. Wan n’est cependant pas du genre à faire dans la redite, et offre rapidement à son métrage des développements bien plus intéressants et recherchés que sur le premier opus. Articulé autour des mêmes personnages, Insidious : Chapitre 2 s’habille d’une intrigue générale complètement nouvelle. Un mystère qui semble plus particulièrement affecter le personnage de Josh, dont le passif est entièrement dévoilé au travers d’une redoutable séquence introductive. Mieux, Insidious : Chapitre 2 parvient à raccrocher habilement les wagons en liant solidement ces nouveaux apports aux événements du premier film, le tout formant de ce fait un ensemble cohérent et désormais indissociable. Chapeau bas. Le climax est de ce fait incroyablement hypnotisant, Wan installant une atmosphère de trouille dont l’intensité peine assurément à redescendre entre les séquences les plus furibondes.

 

 

James Wan est un éternel amoureux des seventies, âge d’or des films de possessions et maisons hantées. A l’instar de Dead Silence et du premier Insidious, son travail porte ici la marque du cinéma horrifique « à l’ancienne ». Sa réalisation est logiquement au diapason. Usant de mouvements clairs et fluides, laissant de côté tout effet épileptique ou ajout numérique, Wan se fend d'un tableau baigné dans les clairs-obscurs les plus saisissants. Du très beau travail technique et esthétique, marque de fabrique du jeune cinéaste. Même soin en ce qui concerne l’interprétation, qui repose ici plus majoritairement sur les épaules de Rose Byrne. Parfaite en mère de famille dépassée, cette dernière pose sur pellicule une prestation de haute volée. Patrick Wilson bénéficie de son côté d’un épaississement conséquent de son personnage, et s’en tire tout aussi parfaitement dans un rôle bipolaire et énigmatique.

 

 

James Wan signe avec Insidious : Chapitre 2 sa première séquelle. Un exercice périlleux auquel le réalisateur répond avec un talent presque insolent, ce nouveau volet s’avérant plus poussé et enivrant que son prédécesseur. Un véritable grand-huit de la peur, mené d’une main expérimentée par un binome Wan / Whannell à l’alchimie nickel-chrome.

 

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