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Critique Insidious : Chapitre 3

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Lorsqu’il boucle les tournages d’Insidious : Chapitre 2 et de Conjuring, James Wan assure à qui veut l’entendre qu’il ne réalisera plus de films d’épouvante. Le bougre reviendra quelques mois plus tard sur sa décision en s’engageant officiellement sur la pré-production de Conjuring 2, mais laisse entre temps la destinée de la franchise Insidious entre les mains de son collaborateur le plus proche, Leigh Whannell. Scénariste chevronné à l’origine des trois premiers volets de Saw, ce dernier assure ici sa première réalisation en terrain connu. Si ce dernier signait en effet les scripts des deux précédents volets, Whannell peine pourtant à en répliquer les qualités intrinsèques. Relativement convenu, Insidious : Chapitre 3 se profile comme une préquelle sans grande utilité vis-à-vis du volet initial.

 

 

Le troisième volet est souvent synonyme de film centré sur les origines. Dans le cas d’Insidious, le fait de situer les événements en amont du film fondateur ne change pas fondamentalement la donne tant le concept semble duplicable à l’infini. Whannell rédige donc ici un synopsis qui lui permet de partiellement construire son récit autour du personnage d’Elise Rainier ainsi que de sur la naissance de son « conflit » surnaturel avec la mariée noire, fantôme central du second volet. Pourquoi pas. Le prétexte de la préquelle ne tient cependant que sur ce petit lien et d'anecdotiques clins d’œil, Insidious : Chapitre 3 affichant en fil rouge une nouvelle histoire de possession qui se calque quasi-trait pour trait sur le modèle instauré par Wan. L’effet de surprise en moins. La jeune Quinn Brenner vient dans le cas présent frapper à la porte d’Elise afin d’entrer en contact avec sa mère défunte. Lorsque cette dernière ouvre une porte vers « l’autre monde », un esprit malveillant s’engouffre dans la brèche et vient tourmenter Quinn. Bien qu’elle se soit fait la promesse de ne plus utiliser son don, Elise va être contrainte de collaborer avec deux parapsychologues excentriques, Tucker et Specs, afin de permettre à la jeune fille de renvoyer le démon dans les limbes. Alors que le second opus se profilait en suite intelligente et surprenante, Insidious : Chapitre 3 joue donc la carte de la simplicité. Whannell change tout juste le background et conjugue la formule à sa sauce, point.

 

 

Malheureusement pour Whannell, la mayonnaise ne prend que moyennement. Alors que Wan témoignait d’une véritable efficacité dans la construction de son suspense et parvenait à conférer aux deux premiers films une ambiance flippante à souhait, Insidious : Chapitre 3 déroule son contenu paresseusement. Exception faites de deux-trois séquences tendues, le métrage mise en effet davantage sur des jump-scares faciles et ultra-prévisible que sur l’installation d’un climax oppressant et continu. Le métrage verse presque dans tous les poncifs du film d’épouvante commercial, sans néanmoins totalement négliger ses personnages. Si l’ensemble n’aligne pas les adolescents crétins afin de mettre en scène ses traditionnelles séquences de spiritisme / exorcise – un très bon point –, Whannell n’arrive jamais à créer un véritable attachement pour les nouveaux protagonistes, qui traversent la bobine de façon totalement transparente. Bien que désespérément conventionnel, Insidious : Chapitre 3 reste malgré tout correctement rythmé. Du moins, pour ceux qui supportent les effets de trouille à deux-francs six-sous, le cinéaste usant constamment des grosses basses crescendo et autres explosions sonores afin d’appuyer des moments de pseudo-effroi qui arrivent comme un cheveu sur la soupe.

 

 

Compilant un zeste d’esthétique gothique et quelques beaux et audacieux mouvements de caméra, l’approche artistique de Leigh Whannell répond heureusement au cahier des charges. Le scénariste-réalisateur a visiblement été à bonne école, tant son travail évoque celui de James Wan. C’est limpide, posé, sans fioritures inutiles. Insidious : Chapitre 3 conserve judicieusement la touche old-school propre à la série, et se voit emballé avec classe. La direction d’acteur est du même acabit. Le trio de chasseurs de fantômes connait désormais la musique et fonctionne parfaitement, les deux geeks de service – dont Whannell himself –  apportant une touche d’humour appréciable à l’ensemble. La jeune Stefanie Scott fait par ailleurs ses premiers pas dans le registre horrifique avec brio. Les plus observateurs remarqueront également un rapide caméo de James Wan dans la peau d'un directeur de casting, comme si ce dernier surveillait son héritage. Amusant.

 

 

Insidious : Chapitre 3 est un honnête copycat, rien de plus. Le film n’est clairement pas au niveau de ses remarquables prédécesseurs, mais se profile comme un petit divertissement bien ficelé. Secrètement, on en attendait nettement plus, notamment au niveau du trouillomètre. En l’état, ce n’est déjà pas si mal, même si Whannel semble désormais avoir épuisé le filon.

 

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