film d'horreur

rechercher un film d'horreur et fantastique

Rechercher par film :

 

Rechercher par acteur :

 

 

 

Critique Insidious

Fiche     Critique    Bande annonce    Acheter le DVD / BluRay

pub

Ces dernières années, on ne peut pas vraiment dire que l’on fut gâtés niveau peur au cinéma. Rares furent les films à procurer le grand frisson, l’accent étant plus porté sur la violence et le sang au détriment de ce qui fait l’essence même du genre, qui nous fait nous accrocher à notre fauteuil – ou que notre copine s’accroche à nous, ce qui est encore mieux - et nous procure des sensations uniques. Insidious est de ceux-là. Partant d’un postulat simple – voire simpliste - et maintes fois utilisé – une maison apparemment hantée - James Wan – auteur du premier Saw - dévie astucieusement le concept et rend du coup hommage à bon nombre de ces prédécesseurs, qu’ils aient opérés au cinéma ou dans le jeu vidéo. Mais le film est bien plus qu’un catalogue et se révèle au final brut de décoffrage et radical dans sa volonté de faire peur.

 

 

Alors que Josh, sa femme et leurs deux enfants viennent d’emménager dans leur nouvelle maison, l’aîné de la famille tombe dans un coma étrangement provoqué par une « rencontre » dans le grenier. De nombreux phénomènes paranormaux commencent dès lors et malgré un déménagement, continuent. Ne sachant plus quoi faire, la famille a recours à une médium qui va leur révéler de terribles secrets et déclencher une lutte mystique pour sauver l’âme de l’enfant. Insidious n’a assurément rien d’original dans son intrigue. Une maison hantée, une famille divisée, une montée progressive dans la peur et des réactions somme toute prévisibles. En lisant cela, on pourrait fuir tant on connaît par cœur ces intrigues que l’on nous sert à chaque fois avec surtout beaucoup d’échecs – Paranormal activity, Amityville – et peu de réussites. Mais détrompez-vous ! James Wan et son scénariste ne sont pas les premiers venus et visent avant tout à rendre le film le plus angoissant et terrifiant possible. Pour cela, il ne faut pas tergiverser. Les conditions sine qua non sont en premier des personnages crédibles et auxquels on peut s’identifier. Ce qu’Insidious réussit incontestablement en mettant en scène un couple déjà ancien et en proie aux doutes, avec notamment un père plutôt froid et taciturne, et dont l’apport à l’histoire sera essentiel. En second, une mise en scène inspirée. Et là, chapeau bas monsieur Wan, qui avec peu de moyens, met en place et distille une atmosphère à couper au cordeau rappelant parfois le très bon Hypnose. Sobre, mais ne lésinant pas sur les effets chocs – les apparitions face à la mère- et se concentrant uniquement sur cela et rien d’autre, la réussite globale du film justifie un scénario simple mais non simpliste, qui au moins nous épargne le final tronqué et va au contraire radicalement se transformer dès l’intervention de la médium.

 

 

Car Insidious peut facilement se découper en deux parties. La première, plus classique, met en scène la famille et ses déboires face aux phénomènes qui la terrorisent. La seconde pourrait être la bataille finale, tant on, sent que, assisté de la médium, la famille prend en main son destin et va tout faire pour sauver l’enfant prisonnier d’un monde bien étrange. Impossible effectivement de passer sous silence le combat contre ce que l’on qualifiera de forces du mal, à défaut d’autre chose, qui va entraîner un autre membre de la famille dans un monde totalement différent du nôtre, terre d’esprits dérangés et dont l’obscurité prégnante camoufle des créatures dorénavant plus humaines. A ce titre, la séance de spiritisme qui va faire basculer le film dans l’horreur pure, est l’une des plus flippantes jamais tournée, avec un esprit dont les apparitions vous hanteront longtemps encore après. James Wan et Leigh Whannell ont assurément pris un plaisir incomparable à mettre en œuvre ce film, multipliant les clins d’œil et notamment à un film en particulier, Poltergeist de Tobe Hooper. En effet, de nombreux points sont identiques. Le pavillon, la petite famille tranquille, les apparitions de plus en plus fréquentes, un enfant en danger, l’intervention du médium et son équipe de techniciens scientifiques. Et surtout l’ultime confrontation. Mais la différence qui permet d’éviter le plagiat tient dans la forme des deux films. Insidious est radical et jusqu’au-boutiste. Là où Poltergeist s’arrêtait – soit au palier des deux mondes, le nôtre et celui des esprits- Insidious cale son dernier acte, allant jusqu’à le terminer brutalement. 

 

 

James Wan est en train  de s’affirmer comme un auteur à part entière avec quelques bons films à son crédit. Saw, tout d’abord, et on lui pardonnera d’avoir engendré malgré lui une des pires sagas du genre, tant le premier était une réussite évidente. Ensuite, les méconnus Dead silence et surtout le génial Death sentence – et son Kevin Bacon en père vengeur- ont confirmé son talent. Et avec Insidious – déjà le film le plus rentable de l’année- il prouve qu’il faut dorénavant compter sur lui à juste titre, et son amour visible pour le genre le rend éminemment sympathique. Un mot pour les acteurs qui sont tout simplement au diapason de la mise en scène, rendant crédible des rôles parfois difficiles – jouer la confrontation avec des esprits est loin d’être évident. Mention aux parents, joués par Patrick Wilson et Rose Byrne qui tour à tour sont désespérés, combatifs ou terrifiés,  le tout en étant simple et touchants. 

 

 

Insidious, film de l’année ? Fort possible. Alors que beaucoup déçoivent – Carpenter, Craven- la relève semble d’ores et déjà assurée avec ce film et ceux de Christopher Smith – Triangle et Black death - entre autres. Et james Wan réussit son coup et démontre après Le Dernier Exorcisme que, avec des idées simples et déjà exploitées par le passé, on peut provoquer la peur chez le spectateur, ce qui n’est pas un moindre exploit. Alors ruez vous sur Insidious en salles, là où l’expérience prendra encore plus de sens, et surtout, emmenez votre copine !

Auteur : TONTON

Critique vue 19652 fois

Pseudo
Commentaire

Sécurité

Combien font : 58-3

Votre réponse :

Tonton 26-12-2014
Merci pour le crétin, qui, non, ne pense pas que seuls les mecs sont intéressés par les films de genre mais dont la copine a le trouillometre a zéro devant des films comme ce insidious ou conjuring. C était juste une private joke sans aucun sexisme.
Rifraf 31-10-2014
"Emmenez votre copine"...encore 1 crétin qui pense qu'il n'y a que les mecs pour s'intéresser au cinéma d'horreur...

Les 2 premiers tiers du film sont sympas et installent une réelle tension. La dernière demie heure s'emmêle les pinceaux tout en gardant une atmosphère intéressante. Un film qui vaut bien le coup d'oeil!

 

15 films au hasard

dernières critiques de films d'horreur et fantastique


Critique John Dies at the End

Critique 31

Critique Urge

Critique Dans le noir

Critique The Darkness

Critique Blood Father

dernières critiques de films d'horreur et fantastique


Critique Penny Dreadful (série)

Critique Superman - Intégrale des cartoons Max Fleisher (série)

Critique Le Top / Flop 2015 de la Rédaction