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Critique Iron Man 2

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Première production issue de la section cinématographique de Marvel, Iron Man avait à sa sortie réconcilié l’éditeur de comics avec le cinéma. Partiellement desservie par des adaptations négligées et sans ambitions - DareDevil, Hulk, Elektra ou encore Blade Trinity -, l’entreprise américaine avait su se doter par le biais de cette première réalisation d’une très bonne crédibilité dans le milieu, malgré quelques aspects perfectibles. Si l’ensemble restait plus maladroit qu’un Batman Begins dans son étude psychologique du super-héros, le charisme de son principal interprète – Robert Downey Jr., impeccable – ainsi qu’un script plus prompt à construire une véritable histoire qu’à enquiller les explosions de tous calibres avaient imposés le film de Jon Favreau parmi les meilleures bobines du genre. Annoncé en grandes pompes dès l’arrivée du premier opus, cette séquelle se vautre pourtant pleinement et étonnamment dans tous les poncifs possibles. Plus loin, plus fort, plus con, Jon Favreau sert avec Iron Man 2 une formule faisandée et dispensable.

 

 

Précédé par un teasing particulièrement efficace – plusieurs bandes-annonces, une multitude d’affiches promotionnelles –, Iron Man 2 semblait s’orienter vers des terrains inédits, les scénaristes ayant étoffé leur travail de nouveaux visages particulièrement intéressants. Fait rare, le script de ce second opus laisse en effet le super-héros d’origine partager son terrain de jeu avec un binôme de justiciers seconds-couteux, la Veuve Noire et War Machine. Chapeautée par un Nick Fury déjà débarqué dans une scène bonus du premier film, la ligue ainsi constituée aurait pu induire un divertissement haut en couleurs et amener des relations nouvelles entre les personnages. Si la présence du penchant féminin de l’équipée – Scarlett Johansson, atomique – laisse un temps planer l’espoir quant à une tension au sein du rapport Tony Stark / Pepper Potts, le tout retombe pourtant rapidement à plat. La faute à un développement qui néglige étrangement les acquis du premier opus, en replaçant les deux protagonistes dans une situation qui n’a quasiment en rien évoluée. Dommage, tant la perspective d’un semblant de trio amoureux aurait pu conférer à Iron Man 2 un semblant d’intensité dramatique. Un aspect que le film manque d’ailleurs sur toute la ligne, malgré le formidable potentiel présenté par l’une des nombreuses idées de départ. Empoisonné par sa propre armure, l’homme de fer est dès les premières minutes présenté comme mourant, mais le scénario parvient à une alternative sans que le réalisateur n’ait véritablement le temps d’explorer les faiblesses du héros. Ou si peu. Tout juste s’affranchira-t-il d’une inutile séquence au cours de laquelle Stark s’évertue à détruire le symbole d’Iron Man, et parvient – temporairement – à s’isoler de ses alliés. Trop faible pour véritablement apporter à Iron Man 2 la profondeur nécessaire.

 

 

Iron Man 2 souffre du même syndrome que Spider-Man 3 : à trop vouloir explorer de voies différentes, le métrage ne fait qu’effleurer maladroitement le tout. Favreau injecte dans son histoire une telle quantité d’axes scénaristiques ainsi que de personnages secondaires qu’ils en deviennent purement accessoires, voire inexploités, le cinéaste n’opérant jamais d’arrêt véritablement prolongé sur un élément de l’histoire en particulier. Le Shield, ici représenté par Nick Fury et la Veuve Noire, ne tient donc qu’un rôle insignifiant, ses deux têtes pensantes ne se voyant octroyer qu’une participation anecdotique. Regrettable, d’autant plus lorsque l’on tient dans son casting des acteurs aussi charismatiques que Samuel L. Jackson ou Scarlett Johansson. Même constat du côté de l’opposition, qui malgré la présence animale d’un Mickey Rourke imposant, peine à donner corps à de véritables confrontations avec l’homme de fer. A peine deux séquences véritablement musclées viennent émailler un film extrêmement plat et inutilement bavard, dont un final bâclé en une ridicule poignée de minutes. Assez étonnant, Iron Man 2 présentant pourtant son méchant au travers d’une scène particulièrement efficace et shootée sur le circuit de Monaco à grands renforts d’effets époustouflants. Malgré cette excellente entrée en manière, la suite se complait dans un hallucinant marasme narratif, majoritairement centré autour d’un Iron Man décrépit et égocentrique au possible. De quoi éclipser définitivement la superficialité et l’invisibilité des autres personnages - Pepper Potts, dispensable au possible -.

 

 

Le spectacle pyrotechnique s’impose néanmoins dans les dernières séquences, bardées de robots destructeurs qui assurent le minimum d’action syndicale. Le spectacle abandonne de ce fait tout l’intérêt d’ordinaire inhérent à un affrontement motivé par des intérêts humains : Iron Man 2 bourrine dans tous les coins pendant vingt longues minutes, mais tourne à vide tant cette surabondance soudaine de testostérone se limite à de simples destructions de mécaniques bien huilées. Côté technique, Favreau assure heureusement avec une rare maestria. Bien que relativement avare en matière première, Iron Man 2 explose les rétines avec un savoir-faire typiquement Américain. Et tout ce que cela incombe en sentiments bien coulants et en clichés à peine masqués, le super-héros « symbole de réussite made in USA » terrassant manu-militari le transfuge débarqué des bas-fonds de la sainte-Russie. Rien de bien gênant dans cette banalité du script, l’équipe technique assurant derrière de la pétarade costaude. L’une des rares qualités de ce métrage crétinisant, qui tente une critique ratée et vite-expédiée de la politique d’armement de la première puissance économique mondiale. En résulte un ensemble qui n’assume son côté divertissement qu’à moitié, sans jamais se doter d’un fond assez remarquable pour compenser le manque de dynamique de ses séquences.

 

 

Métrage bancal, Iron Man 2 manque d’une réelle cohérence pour véritablement s’imposer en indispensable. A trop vouloir étoffer le fond de son histoire, Favreau se perd dans les ramifications de son script et livre une bobine qui part dans tous les sens. A oublier.

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