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Critique It Follows

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A sa sortie, It Follows a réussi l’exploit, souvent rare pour un film d’horreur, de trouver grâce aux yeux du public et de la critique. Après son remarqué The Myth of the American Sleepover en 2010, David Robert Mitchell prend à nouveau comme personnages centraux des jeunes, dans un univers où l’adulte est complètement absent, et les confrontent cette fois à une menace qui prend sa source dans ce qui occupe sans doute le plus l’esprit de nos chers ados : le sexe.

 

 

Le film s’ouvre sur une banlieue américaine, tant prisée par les réalisateurs d’angoisse et particulièrement mis à l’honneur depuis le Halloween de Carpenter. Ce cadre sera le même pendant quasiment tout le film. Le pitch du film est plutôt simple. Jay et son petit copain se sentant prêt à passer à l’étape supérieur dans leur relation, décide de concrétiser leur union à l’arrière de la voiture dudit petit copain. Bien mal en a pris à Jay. La voilà alors sous le joug d’une étrange malédiction qui l’a suivra littéralement - d’où le titre du métrage -  par le biais d’hommes ou de femmes, jeunes ou vieux, tentant dangereusement de s’approcher d’elle et de l’attraper pour lui faire subir, à la vue des airs inquiétants qu’ils arborent, tout sauf un moment de plaisir. Ces étranges et menaçantes figures peuplant It Follows, et arrivant à tour de rôle, ne peuvent être vu que de la victime, laissant ainsi planer pour un temps le doute et le scepticisme dans l’entourage proche de la jeune fille. Mais les jeunes savent se montrer solidaires et garder l’esprit ouvert. Entouré de sa famille et de ses amis, Jay devra donc tenter de mettre un terme à cette malédiction, sexuellement transmissible, qui hante ses journées et ses nuits.

 

 

Si l’image de la jeune donzelle en détresse vous parait familière, cela est indéniablement voulu par son réalisateur. Les hommages, plus ou moins discrets, aux films d’horreur des années 80, sont clairement là pour inscrire le métrage dans une continuité et dans un retour du genre aux sources. La caméra, particulièrement friande du cadrage old school et des plans panoramiques, réussit à retranscrire parfaitement à la fois l’angoisse et la mélancolie du personnage principale. La bande son est sans doute le clin d’œil le plus facilement reconnaissable des bons vieux films d’horreur de notre enfance. De manière surprenante, elle arrive à instaurer suspense et nostalgie dans un même accord. Avec quelques notes, elle parvient à recréer une atmosphère familière et anxiogène qui a pour conséquence, tel le chien de Pavlov, de réveiller les sueurs froides des plus aguerris des spectateurs. De plus, contrairement à la plupart des séries B contemporaines qui s’invitent dans notre salon, le film se démarque également par un jeu d’acteur plutôt convaincant, loin de toute caricature et autre gimmick propre au genre. It Follows parvient à convaincre par la maitrise de son exécution et dépasse amplement le simple hommage.

 

 

Sur le fond, les temps ayant changé, le boogeyman se devait de s’adapter aux nouvelles générations. Comme tout bon hommage qui se respecte, le film s’est affranchi de ces prédécesseurs. Il n’est donc plus question de fou sorti d’un asile ou de possession intempestive. Là, le mal surgit de l’acte sexuel. En effet, la malédiction se transmet d’une personne à l’autre par l’assouvissement du désir le plus primaire et bestiale. D’où une certaine appréhension à vouloir analyser le film. It Follows s’engage-t-il dans la voie du film pamphlétaire montrant du doigt le coït comme source fatale de MST ? Est-il un signal d’alarme aux plus jeunes de ses spectateurs sur les dangers du sexe ? Ce serait pousser l’interprétation à outrance. Comme tout film d’horreur, il est nécessaire de l’aborder avec une bonne dose de premier degré sans vouloir chercher à tout prix toute forme d’implication sociale ou autre. Il n’est pas nécessaire de donner  au film une portée et une revendication que son réalisateur était lui-même loin de soupçonner. Le métrage est avant tout là pour faire sursauter, surprendre et créer le malaise. A ce niveau-là, le cahier des charges est rempli. 

 

 

It Follows reste donc une agréable surprise. Avec lenteur et sans effet grotesque, il arrive à instiguer l’angoisse et son lot de sursaut. Le réalisateur, encore débutant, n’est lui-même pas à l’abri de certaines maladresses, surtout dans sa dernière partie. Mais l’honnêteté de sa démarche et la qualité de son exécution rendent le spectateur particulièrement enclin à fermer les yeux sur ces petits écarts pour mieux profiter de l’efficacité du spectacle qui lui est proposé.

 

Auteur : GUILLAUME

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Votre réponse :

KORKU 17-07-2015
sur la jaquette de se film y a marqué prenant ,angoissant ,ultra flippant, bas moi je dirait plutôt lent,ennuyant,ultra chiant, et pas très inventif puis je comprend qu il est trouver grâce aux yeux du public et de la critique puisque ce n est pas un film d horreur ni même d 'épouvante pour moi.

 

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