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Critique Jack Brooks, tueur de monstres

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On a beau le répéter encore et encore : les DTV, c’est flippant, mais pas dans le bon sens du terme. Promettant souvent mondes et merveilles à l’aide de jaquettes accrocheuses et de punch line qui claquent dans les oreilles, le résultat est souvent navrant avec un je-m’en-foutisme comme fer de lance. Et puis de temps à autres, débarquent d’on ne sait où des pellicules qui sont de vraies bouffées d’air frais. Jack Brooks : tueur de monstres fait clairement partie de cette dernière catégorie. Véritable hommage aux métrages des années 80 où fun et légèreté étaient les mots d’ordre, le premier long de Jon Knautz – qui fait reparler de lui avec son The Shrine – a tous les atouts pour occuper une place de choix dans le cœur des fans nostalgiques, aucun doute là-dessus.

 

 

Si vous recherchez un peu d’originalité ou à faire dans votre pantalon, vous pouvez passer votre chemin, Jack Brooks : tueur de monstres n’a rien de tout ça. Simpliste dans son scénario comme dans ses personnages, le premier long de Jon Knautz annonce clairement la couleur, un divertissement léger et fun, ni plus, ni moins. Le film raconte l’histoire de Jack Brooks, jeune plombier sujet à des troubles comportementaux. Etant petit, alors que lui et sa famille campaient dans les bois, cette dernière se voit massacrée par un troll sous les yeux de Jack. Traumatisé, il doit aujourd’hui combattre ses accès de colère chroniques. Alors qu’il répare la plomberie de son professeur avec lequel il prend des cours du soir dans une université, un maléfice va être déterré et transformer le professeur en monstre hideux. Voilà un scénario digne des plus mauvaises bisseries des eighties. Et pourtant. Série B fauchée complétement assumée, Jon Knautz et Trevor Matthews abordent le sujet avec respect du genre et jouent le jeu à fond. En ne se prenant jamais au sérieux, Jack Brooks : tueur de monstres parvient à transmettre cet esprit bon enfant sans jamais tomber dans le ridicule, tout pourtant l’y destiné. Influencée par des films comme Evil Dead, Les Gremlins ou Indiana Jones, la pellicule a un côté très enfantin  et aventurier dans un parti prit de narration – comme lors de la scène où le vieux vendeur raconte son histoire ou dans les scènes d’ouverture/fermeture – comme dans ses monstres gentillets et pas effrayants pour un sou. Mais attention, Jack Brooks : tueur de monstres n’est pas pour autant un film destiné aux enfants, parce quand ça castagne, mieux vaut éloigner les chérubins. Malgré le fait que le parallèle avec la série Buffy Contre les Vampires est évidente – aspect des monstres, université, combats à mains nues –, le réalisateur n’avait rien de tout ça en tête lors de la conception du film. Soit.

 

 

Même si le caractère du personnage de Jack Brooks s’est forgé sur un drame familial, la mise en scène de celui-ci garde toujours un second degré qui fonctionne à merveille – un troll qui dévore la famille sur un fond de « Beyond the Sea ». Ce passage est assez représentatif de l’esprit de la pellicule, toujours dans le décalé, le sérieux n’étant pas de mise. En réalité, Jack Brooks : tueur de monstres ne tient pas totalement ses promesses. Alors que le spectateur s’attend à une bonne dose de dégommage de monstres, il faudra tout de même patienter une heure avant que les festivités commencent. Vingt minutes de baston s’avèrent un peu court et une fois le générique entamé, le spectateur est assis là, entre la frustration et l’envie d’en voir plus, preuve au moins que la pellicule fonctionne. Si la première partie n’est pas toujours passionnante, elle parvient à nous maintenir éveillés grâce à toute une galerie de personnages aux petits oignons. Bien sûr Jack Brooks – interprété par Trevor Matthews –, anti-héros loser par excellence, qui a tout pour devenir une figure du genre. Cependant, il a encore besoin de s’affirmer un peu comme l’a fait le personnage de Ash au fil de la saga Evil Dead. Tout au long du film, il entame sa quête initiatique et va trouver un remède à ses pulsions et à sa culpabilité en massacrant du monstre. A côté, les seconds couteaux font preuve d’efficacité, comme sa petite copine débile et cucul ou un camarade de classe tête à claque assez poilant. Mais c’est incontestablement Robert Englund dans le rôle du professeur qui crève l’écran. Il en fait des caisses et nous livre ici tout l’étendu de son talent avant de se transformer en un monstre visuellement entre Jabba le Hut, Grant Grant d’Horribilis et le mangeur de pierre de L’Histoire Sans Fin, du pur bonheur.

 

 

Avec un budget avoisinant les 2 millions de dollars, Jack Brooks : tueur de monstres fait fi des CGI pour livrer des monstres et de l’hémoglobine old school. Un choix intelligent qui procure à la pellicule un pur esprit eighties. Au milieu de tous ces DTV bourrés de numérique, un retour aux sources n’est pas toujours évident à dénicher alors nostalgiques, c’est ici que ça se passe. Le bébé de Jon Knautz n’est pas pour autant un caprice de réalisateur ruminant les années passées et fait preuve d’une réelle maturité en sachant doser tous les éléments qui le constituent. Réalisation lisible et rythmée, blagues et légèreté sans pour autant sombrer dans l’humour potache, effets spéciaux réussis, interprétations percutantes et bastons hargneuses. Avec Jack Brooks, un nouveau anti-héros est né. Même s’il manque encore d’un peu de consistance, il n’a pas montré tout l’étendu de ses talents et une suite pourrait du coup lui être bénéfique, à condition que John Knautz et Trevor Matthews reprennent la partie.

 

 

Même si la première heure d’attente aurait pu être évitée, le jeu en vaut la chandelle et Jack Brooks : tueur de monstres est l’une de ces trop rares petites bombes qui parviennent à recréer l’ambiance des années 80 sans les singer. Un must en devenir, le premier long de Jon Knautz a un bel avenir devant lui.

Auteur : TIBO

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