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Critique Jack Reacher

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Jack Reacher semble né d’un concours de circonstances. Réunis à l’occasion d’un hypothétique Top Gun 2, le binôme Cruise / McQuarrie se penchera finalement sur l’adaptation d’un roman de Lee Child, One Shot. Un ouvrage qui sied davantage aux envies du cinéaste. Anticonformiste et radical, Christopher McQuarrie est un homme de l’ombre, capable de réparer les scénarios inaboutis des blockbusters de studios. A l’origine du script et des redoutables twists de Usual Suspects, le réalisateur intervient régulièrement en tant que « ghost writer » sur des œuvres de renom – X-Men, Mission Impossible 4 –, mais ne signe ici que son second long-métrage. Ce qui ne l’empêche en rien de livrer un projet redoutablement léché et abouti.

 

 

Jack Reacher semblait taillé pour s’imposer comme un excellent whodunit. Six coups de feu, cinq victimes. Toutes les preuves semblent accuser un homme. Lors de son interrogatoire, le suspect ne prononce pourtant qu’une phrase : « Trouvez Jack Reacher ». Ex-militaire spécialisé dans les crimes de guerre, ce dernier va mettre à jour une affaire plus complexe qu’il n’y parait. Simple et efficace, le plot initial impose les bases d’un polar classique. McQuerrie prend pourtant rapidement une direction toute autre, notamment en usant d’une construction de l’intrigue bien personnelle. Le cinéaste dévoile en effet d’entrée de jeu ce que d’autres auraient conservé pour les dernières séquences : l’identité du véritable responsable. Jack Reacher se recentre de ce fait totalement sur l’essentiel, à savoir la personnalité trouble et mystérieuse de son protagoniste principal. Erigé en anti-Drive par excellence, Jack Reacher lorgne plus du côté de Collateral que du cinéma d’action arty qui semble faire les beaux jours du festival de Cannes.

 

 

Jack Reacher n’a rien du métrage foncièrement novateur. McQuerrie parvient pourtant à emballer un rodéo urbain doté d’une touche savoureuse et originale. Fusionnant les influences tous azimuts, son travail combine la modernité du cinéma actuel à l’esprit viscéral du vigilante des seventies. En résulte un produit résolument atypique, qui malgré un sérieux de tous les instants et une direction photo nocturne quasi-hypnotique parvient à imposer l’humour en véritable marque de fabrique. Si l’ensemble reste certes teinté d’un noir d’encre, les dialogues croustillants et autres répliques imprévisibles font de Jack Reacher un polar hors-normes. McQuerrie répond malgré tout aux impératifs du genre. Le film de McQuerrie tape dur et fort au besoin, mais ne sombre à aucun moment dans l’action inutile et stylisée. Tout juste quelques séquences de baston rondement menées, agrémentées d’un affolante course-poursuite à mi-parcours, que le cinéaste emballe comme le moment phare de son métrage. Sans effets de poudre aux yeux, Jack Reacher s’équilibre parfaitement. Dense et épaisse, l’intrigue est habillement émaillée de séquences burinées qui imposent le travail de McQuerrie comme un divertissement de haute volée.

 

 

Visuellement, le cinéaste répond parfaitement à l’esprit « à l’ancienne » de son métrage en emballant le tout avec une véritable sobriété. Sublimé par un éclairage clair-obscur de circonstance, McQuerrie livre un essai parfaitement maitrisé en termes de lisibilité, sans jamais ressentir le besoin de greffer de ci et là de quelconques effets numériques ou autres cascades invraisemblables. Sincère et sans fioritures inutiles, son film repose plus volontairement sur une direction d’acteurs aux petits oignons. Le désormais cinquantenaire Tom Cruise fait ici preuve d’un charisme monstre dans la peau du bad-boy mystérieux. Imprévisible, bipolaire mais toujours prompt à faire preuve d’un humour sec qui fait mouche, l’acteur dépeint un Jack Reacher qui fait le sel du métrage. Le penchant féminin incarné par Rosamund Pike installe par ailleurs une relation épicée, mais jamais véritablement amoureuse, entre les deux personnages principaux.

 

 

Sans renouveler le genre, Christopher McQuarrie dresse avec Jack Reacher un vibrant hommage au polar des années 70. Sombre, résolument premier degré et sans concessions, son métrage conjugue script intelligent et séquences esthétiquement ébouriffantes. Une excellente surprise.

 

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Votre réponse :

korku 05-07-2013
Avec ce film je me suis ennuyé tout simplement.
Atef 04-06-2013
je crois vraiment que le plus gros problème du film ce soit justement Tom Cruise: Un miscast monumental. Le film aurait gagné à avoir un acteur moins lisse et plus Bad Ass pour le rôle de Reacher.
(moi j'aurais mis Hugh Jackman, ça l'aurait changé des niaiseries ou il s'embourbe de plus en plus).

 

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