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Critique JeruZalem

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JeruZalem a partagé la critique. Mis en lumière à l’occasion du dernier festival de Gerardmer, ce petit film Israélien réalisé par Doron et Yoav Paz suscite bon nombre de réactions contradictoires, entre ceux qui y trouvent un climax bien tendu et les autres, qui n’y voient qu’un énième found-footage paresseux. Lauréat d’un Prix Spécial du jury résolument trop lourd à porter pour lui, JeruZalem n’est ni génial ni foncièrement mauvais et se laisse même visionner avec un certain plaisir. A condition évidemment de n’en attendre qu’un petit divertissement de seconde partie de soirée.

 

 

Président du jury de la dernière édition de Gerardmer, Claude Lelouch aura défendu bec et ongles JeruZalem afin de lui décerner l’un des prix les plus prestigieux du festoch, ex-æquo avec un Evolution visiblement plus méritant. Le palmarès 2016 aura logiquement trouvé ses détracteurs, le métrage des frères Paz affichant les ingrédients habituels du found-footage sans trop chercher plus loin. Si l’approche était novatrice du temps de Blair Witch ou du premier [Rec], le film en caméra subjective se traine depuis une sale réputation de concept cache-misère pour les métrages à micro-budgets et autres nanardises aux scénarios anémiques. Sur ces deux aspects, JeruZalem ne change pas vraiment la donne. Doté d’une enveloppe limitée, le métrage déroule un scénar’ ultra-classique à base de démons, de possessions, d’ouverture des portes de l’enfer et tout le tintouin. Le traditionnel groupe de jeunes, en vacances à Jérusalem, se trouve au milieu du chaos et court donc dans tous les sens pour échapper aux créatures qui débarquent de ci et là. Unique petite originalité : la caméra est ici fixée dans des Smart Glass – concept déposé Google, merci pour la publicité gratuite –, merveille de technologie qui permet de lancer de la musique et des vidéos, de zoomer, se servir d'un GPS, jouer à des jeux-vidéo, ouvrir des boites de conserve, voir à travers les murs et pulvériser les adversaires. Enfin, presque.

 

 

JeruZalem fait donc la synthèse entre World War Z et [Rec]. Si les deux frangins chargés de la réalisation ne profitent que rarement des chouettes décors qui entourent les personnages – et c’est fort dommage, le métrage aurait à ce titre aussi bien pu être tourné à Bazouges la Pérouse –, le film avance quelques éléments un poil plus poussés que le gros de la prod’ actuelle. A commencer par un certain travail sur la libido de leur héroïne, véritable produit de la génération sur-connectée, voire un début de réflexion sur les haines raciales qui trouvent de plus en plus de place dans le débat actuel. Le tout reste cependant et malheureusement assez maladroit, voire contestable – la sexualité est perçue avec un regard machiste au possible –. L’intérêt de ce JeruZalem est cependant ailleurs, le métrage se montrant simple mais assez efficace. La mise en place s’étend certes un peu plus que nécessaire – quasi 50 minutes –, mais le tout carbure par la suite correctement. Les Paz sortent du carcan intimiste imposé par les films de possession habituels pour shooter un « run » assez cool à travers une vieille ville plongée dans la nuit et le désordre. Leur travail multiplie de ce fait les passades bien rythmées dans sa seconde moitié, entre séquences bourrines à ciel ouvert et plongées étouffantes dans des lieux clos et logiquement sous-éclairées. Ce qui s'avère bien pratique et leur permet de jouer habilement sur les sons. Le film ne se montre jamais hyper-flippant malgré une petite demi-douzaine de jump-scares pas trop dégueux, mais ne patauge que rarement dans le vide total.

 

 

Artistiquement, le tout tient la route. La caméra embarquée dans les lunettes permet aux frères Paz d’assurer une stabilité crédible à leur réalisation, bien que ces derniers ne sombrent à deux-trois reprises dans une illisibilité qui file mal au crane. Condensé sur un timing resserré – 1h30, juste ce qu’il faut –, JeruZalem déroule sa conclusion avant de susciter l’overdose chez le spectateur. Ouf. Le métrage profite par ailleurs de CGI assez rares mais toujours extrêmement soignés. Le casting, majoritairement constitué d’acteurs Israéliens, est pour sa part satisfaisant. Pour autant, les frères Paz ne demandent pas à leurs jeunes acteurs de s’aventurer sur des rôles véritablement complexes.

 

 

JeruZalem est un film anecdotique mais un found-footage plus que correct. Nul doute que ce dernier devrait trouver sa place dans le cœur des aficionados du genre, voire plus simplement dans le programme ciné’ de certains adeptes de bis. Sans génie, mais sans prétentions. C’est déjà ça.

 

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