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Critique Jessabelle

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Jason Blum s’est fixé une règle stricte : ne jamais investir plus de cinq millions de dollars dans une production. L’homme est de plus un « industriel du cinéma » plutôt chanceux, puisque bon nombre des films distribués par Blumhouse engrangent des bénéfices colossaux en collant au plus près aux tendances du marché. En parallèle des franchises Paranormal Activity et Insidious, surexploitées jusqu’à la corde, le producteur offre cependant leur chance à des projets indépendants sans prétentions. C’est notamment le cas de Jessabelle, ghost-story imaginée par Ben Garant, scénariste plus habitué aux comédies familiales qu’aux films de genre. Réalisé par Kevin Greutert – ex-monteur de la série Saw promu réalisateur sur les deux derniers volets –, le film se profile comme une petite péloche classique mais extrêmement bien troussée.

 

 

L’annonce du projet avait de quoi laisser septique. Jessabelle affiche en effet un casting technique plutôt roublard et adepte de l’œuvre de commande formatée. Le métrage de Kevin Greutert s’articule d’ailleurs sans grande surprise comme un film de trouille destiné à un public adolescent, et déroule de ce fait les éléments habituels. Victime d’un accident de voiture dans lequel elle perd son compagnon, son bébé et une partie de sa motricité, la jeune Jessabelle est contrainte d’emménager chez un père qui l’a abandonné suite au décès de sa femme. La jeune fille commence alors à être victime d’étranges apparitions, et découvre dans l’ancienne maison familiale des vidéocassettes enregistrées par sa mère avant sa naissance. Greutert et Garant font donc le film de fantôme lambda en installant les fonctions de leur travail sur une formule gagnante et pas originale pour un sou. Origines mystérieuses, maison hantée, sorcellerie et possession, Jessabelle ratisse large afin de pouvoir proposer du jump-scare en veux-tu en voilà. Etonnamment, le métrage fonctionne du feu de dieu. Bien que doté d’une micro-enveloppe budgétaire – le film s’appuie sur une dizaine d’acteurs, une maison et ses environs –, son travail profite d’un décorum plutôt intéressant pour s’habiller d’une ambiance oppressante.

 

 

Jessabelle est un petit film qui ne cherche à aucun moment à révolutionner les codes du genre. Greutert en maitrise cependant les ressorts sur le bout des doigts, et s’affranchit d’un produit concis et sans temps mort. Voir assez flippant. Tourné en plein cœur du bayou, Jessabelle déroule une histoire à base de rites vaudous dont l’aura mystérieuse s’étiole progressivement et de manière assez habile. Le cinéaste fait en effet du très bon travail avec pas grand-chose, et livre ici un climax des plus corrects sans pour autant abuser des séquences d’apparitions. Ces dernières n’en sont que plus efficaces, le réalisateur misant de plus sur des effets simples mais bien trouvés pour faire exploser le trouillomètre. Bien que peu nombreux, les protagonistes sont plutôt attachants et le synopsis livre des éclaircissements de façon suffisamment honnête pour conserver une tension intacte jusqu’à un très bon cliffhanger final.

 

 

Greutert n’a rien de l’artiste visionnaire. Ce dernier emballe donc son produit sans lui conférer une grande personnalité, mais s’affranchit d’une réalisation nettement plus lisible que sur ses épileptique opus de Saw. Jessabelle s’habille d’une esthétique très eighties, et bénéficie d’une approche posée qui évite soigneusement l’utra-cut et les effets pseudo-esthétisants. La jeune Sarah Snook porte pour sa part le métrage sur ses épaules, les autres personnages n’intervenant que de manière plus ou moins transparente et sporadique sans véritablement apporter de matière à l’intrigue. Bien que débutante, l’actrice témoigne d'une relative justesse dans son interprétation.

 

 

Jessabelle est un film sans grande audace, mais parfaitement mené. Divertissant et parfois tendu, le métrage de Kevin Greutert exploite à merveille son budget et s’impose comme une ghost-story efficace et suffisamment intriguante pour tenir en éveil jusqu’au sprint final. Un bon petit film pour la séance du dimanche soir.

 

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