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Critique John Wick

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Personne ne l’attendait. Réalisé conjointement par deux ex-cascadeur, mené par une star légèrement has-been, John Wick aurait pu être un actioner de plus. Un produit vite emballé pour égayer les fins de week-end des spectateurs peu exigeants et rapidement relégué aux bacs des soldeurs ou aux diffusions tardives. John Wick est pourtant une putain de bonne surprise. David Leitch et Chad Stahelski y font preuve d’une connaissance presque insolente du revenge movie aux accents seventies, et mènent à la baguette un Keanu Reeves survolté. Leur premier essai cinématographique tient du coup de maitre tant le cahier des charges du film bis se voit respecté à la lettre.

 

 

Autant commencer avec ce qui ne fonctionne que moyennement : la coupe de cheveux de Reeves est assez laide. Pour le reste, John Wick est une somptueuse déflagration d’adrénaline pur jus, un actioner 100% décomplexé qui tatane sec sans pour autant prendre son public pour des imbéciles. Les détracteurs pourront certes émettre quelques réserves concernant un scénario vite torché. John Wick s’articule en effet autour d’un événement déclencheur usité jusqu’à la moelle, tellement classique qu’il en devient presque attendu. Ancien tueur à gages, Wick s’est rangé des affaires et s’efforce désormais de mener sa vie avec honnêteté. Lorsque sa femme décède d’une longue maladie, Wick trouve un peu de réconfort dans un chiot offert par son épouse. Un malfrat minable s’introduit malheureusement chez lui afin de lui dérober sa voiture et tue sauvagement l'animal sous ses yeux. L’ex-tueur reprend donc du service, mais ignore cependant que le voleur n’est autre qu’Iosef Tarasof, le fils du parrain de la mafia russe. Wick s’engage alors dans une croisade contre son ex-employeur. Leitch et Stahelski affichent clairement la volonté de s’affranchir d’un morceau de péloche à l’ancienne et envisagent donc leur travail comme un divertissement sans fioritures ni complications scénaristiques inutiles. Et force est de constater que le métrage compense aisément la légèreté d’un script ultra-prévisible ainsi qu’un usage répété des clichés inhérents au genre par une impressionnante maitrise rythmique.

 

 

A l’instar de The Raid pour le cinéma asiatique, John Wick est une parfaite résurgence du film d’action à l’ancienne. Leitch et Stahelski ne font pas dans la demi-mesure, quitte à égarer le grand public sur le bord de la route. Leur métrage est crépusculaire, sans concessions. L'ensemble joue à ce titre de tous les décors propres aux policiers sombres et poisseux, de la boite de nuit décadente au hangar abandonné, le tout à grand renfort de recoins sous-éclairés. Un véritable régal, les deux cinéastes usant des poncifs sans pour autant tomber dans le piège de la ringardise. Malgré la linéarité de la narration ainsi qu’un amoncèlement de séquences plus ou moins similaires – des gunfights en veux-tu en voilà –, John Wick se montre excitant de bout en bout, exfolié de tout temps mort ou sentiment de déjà-vu. Radical et violent, le film mise par ailleurs uniquement sur les chorégraphies / cascades réelles sans ajouts numériques. Expert en arts martiaux, Reeves se donne ici corps et âme dans un hallucinant ballet de castagne stylisé à la perfection. So damn cool.

 

 

Sans grande surprise, les acteurs sont, pour une écrasante majorité d’entre eux,  recrutés pour fracasser tout ce qui bouge. Ou accessoirement apparaitre quelques secondes à l’écran afin d’être dézingué par un Keanu Reeves bad-ass au possible. Mais pas que. S’il ne s’affranchit en rien d’une prestation à Oscar, ce dernier insuffle dans son rôle une « légère » dose de sensibilité. Accessoire, mais appréciable. Le suédois Michael Nyqvist est pour sa part parfaitement à l’aise dans ses chaussons de salaud, la star de Millenium brossant un mafieux en usant avec malice des poncifs attendus – costard, gros cigare et tout le tintouin –. Du tout bon. La réal’ des deux newcomers du film d’action est par ailleurs au poil. Respectueux des classiques du film noir, David Leitch et Chad Stahelski capturent une impressionnante ribambelle de séquences classes, burinées sans jamais être épileptiques. Impressionnant de fluidité, le métrage laisse de côté les effets MTV et s’habille d’une direction photo au poil - époustouflante utilisation du clair-obscur -, belle à en pleurer lorsque les deux larrons capturent leurs mitraillages intensifs sous une pluie battante.

 

 

John Wick est une bonne torgnole dans la tronche. Bien construit et délicieusement bourrin, le métrage se pare de plus d’une irrésistible touche rétro. David Leitch et Chad Stahelski là un premier film qui n’augure que du bon pour la suite. Bandant.

 

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Combien font : 91+37

Votre réponse :

12-04-2015
Ce film au niveau je manie les arme et tue tout le monde en une fraction de seconde ma fait pensé un autre film avec Christian Bale qui se nommé equilibrium bien sur c moins exagérer sinon c bof comme film.

 

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