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Critique Jurassic World

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Lors de sa sortie en 1993, Jurassic Park, adaptation cinématographique du roman éponyme de Michael Crichton, avait provoqué un véritable séisme dépassant de loin l'univers des salles obscures : naissance de vocations de paléontologues, passion des enfants pour les dinosaures, équipe NBA nommée « Raptors »... lLe monde entier chavirait pour ce film devenu culte. Il faut dire que Spielberg avait mis le paquet. Casting au top, maquettes de dinos à tailles réelles et scènes d'anthologie se succédaient sur un rythme parfait permettant au film de faire date dans l'histoire du cinéma. Deux suites se sont depuis succédées mais sans jamais parvenir à approcher l'émotion provoquée par l'original, le troisième opus parvenant même à se mettre à dos toute la communauté des fans en osant ridiculiser le maître des lieux : le T-Rex. Plus de vingt ans après l'original, c'est avec une excitation non feinte ainsi que des craintes légitimes que les fans découvrent Jurassic World, quatrième opus dirigé par le novice Colin Trevorrow.

 

 

Jurassic World prend place une vingtaine d'années après l'incident d'Isla Nublar. Le rêve du fantasque milliardaire Hammond lui a survécu et un autre en a repris les rênes pour faire en sorte que le parc rêvé par son créateur puisse exister et faire vivre l'expérience dinosaure au plus grand nombre. On y retrouve Claire, la directrice du parc qui cherche à tout prix à le rentabiliser, Zach et Gray ses neveux envoyés sur l'île pour satisfaire la passion du petit dernier mais aussi pour permettre aux parents de sauver leur couple en les confiant à leur tante qui, overbookée, les balance à son assistante, et enfin Owen, ancien militaire reconverti dans le dressage de raptors et qui assure le côté irrévérencieux du staff. Tout ce petit monde, entouré de personnages secondaires plus ou moins importants, tâche de faire tourner le parc du mieux possible tout en recherchant des moyens de continuer à capter l'attention des visiteurs. Car c'est là que le bât blesse : le monde a eu vingt ans pour s'habituer au retour des dinosaures et n'est plus impressionné. Afin que leur petite entreprise ne connaisse pas la crise, les actionnaires attendent de leur président davantage de nouveautés, et quoi de plus sensationnel qu'un nouveau dinosaure, plus imposant et plus féroce encore que le T-Rex : L'Indominus Rex. Dinosaure hybride créé de toutes pièces par l'homme afin de répondre aux envies du public.

 

 

On prend un plaisir certain à découvrir enfin ce qu'est le Jurassic Park voulu par Hammond. Vingt mille curieux se pressent chaque jours dans les allées du parc afin d'assister à la présentation du Mosasaure, gigantesque dinosaure marin, les enfants ont bien sur leur zone dédiée et il est également possible de déambuler en gyrosphère dans la vallée pour s'approcher au plus près des animaux et constater de visu leur façon de vivre. Le parc en jette et cela fait plaisir. Cependant, ce n'est pas suffisant pour les dirigeants qui ne souhaitent pas voir stagner les profits et mandatent donc les maîtres des lieux, Masrani et le Docteur Wu - B.D Wong est d'ailleurs le seul humain à reprendre son rôle après le film de 1993 - pour créer un nouveau prédateur. Le postulat de départ est une critique non déguisée de la culture du profit à outrance. Car oui, à trop jouer avec le feu, difficile de ne pas se bruler. Et quand le feu prend la forme d'un gigantesque dino carnivore et intelligent, la brûlure est sévère. Forcément, l'inévitable se produit et le petit protégé s'échappe du nid pour littéralement goûter à sa liberté et déterminer de lui même sa place dans la chaîne alimentaire. La première partie du film répond plutôt bien aux attentes des fans qui prendront plaisir à découvrir les animations imaginées par Trevorrow et ne bouderont pas leur plaisir à déambuler dans le parc au travers des yeux émerveillés du jeune Gray, tout en notant avec délectation les nombreux clins d’œil au premier film - Le Monde Perdu et Jurassic Park III étant sciemment zappés de la chronologie du métrage -. Malheureusement, ce Jurassic World commence à se gâter lorsque l'on découvre le fameux Indominus Rex. Entre les capacités que lui offre son bagage génétique et l'intelligence exagérée qui lui est accordée, ce nouveau prédateur alpha ne parvient pas à s'approcher du charisme et de la crainte que dégageait ce bon vieux Rex dans les premières ballades sur Isla Nublar. Il  n'est cela dit pas aidé par le réal qui, à trop vouloir rendre hommage au matériau d'origine et à abuser du fan service, en vient à réutiliser des scènes entières du film initial, au point de provoquer l’exaspération du spectateur qui aura plus d'une fois l'impression de voir davantage un remake qu'une suite du première Jurassic Park.

 

 

Efficace et agréable dans la première partie, la réalisation se perd par la suite. Malgré quelques fulgurances qui profitent surtout aux Ptéranodons, on a régulièrement du mal à s’immerger dans le film tant certaines scènes tiennent plus du film parodique que du blockbuster - la traque de l'Indominus par la sécurité et la scène finale en particulier -. Le casting s'en sort bien sans pour autant rester dans les mémoires, Chris Pratt incarne parfaitement l'insolent Owen, Gray est pleurnichard à souhait et reste accroché à son blasé de grand frère et Bryce Dallas Howard campe une Claire qui apprend petit à petit à considérer les animaux autrement que comme des sources de profit. Le jeu d'acteur n'est pas mauvais mais le traitement de certains personnages s'avère vraiment limite. Entre Claire qui cours plus vite qu'un dino sans les chaussures adéquates, le proprio fantasque mais inutile qui traverse le film sans que l'on s'y attache le moins du monde, le méchant très méchant qui cherche à utiliser les dinos pour un but bien cliché - ce dernier est clairement là pour nous prévendre un prochain film -, les personnages n'échappent malheureusement pas aux clichés. Les moins bien lotis restent les sauriens eux-mêmes. Alors que le succès du premier opus était notamment dû au côté bestial des dinosaures et de leur comportement plus suggéré que réellement montré, Jurassic World se lance à l'inverse dans une tentative d'humanisation de leurs comportements.  Une des bêtes déploie des qualités intellectuelles à faire pâlir d'envie un candidat de télé réalité, les raptors se laissent dresser et nouent des relations avec les humains et le film ose même faire coopérer deux espèces en faisant fi de toute considération du comportement et de l'instinct animal le plus basique. La scène finale pourra d'ailleurs provoquer des grognements rageurs des fans de la première heure. Pour ne rien arranger, les techniques utilisées par Spielberg pour créer et animer les sauriens en 1993 étaient plutôt parfaite, et les effets spéciaux modernes ne parviennent pas à les rendre les bestioles plus crédibles.

 

 

On pourra difficilement retenir sa déception en sortant de Jurassic World. Malgré une première partie nous offrant enfin un parc à dinosaures rempli de dinosaures - ce qui pourrait satisfaire ce bon vieux Docteur Malcolm -, on retient surtout de ce nouveau métrage une impression tenace de déjà vu tant l'ensemble se complait à reprendre des scènes entières du premier film. Le traitement des dinosaures est par ailleurs décevant, et ceux-ci ne fascineront jamais comme en 1993. Sans surprise, Jurassic Park reste de loin le meilleur de la saga et confirme que l'hérédité d'un chef d'œuvre est parfois difficile à assumer.

 

Auteur : BEGZ

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Votre réponse :

Madiha 02-10-2015
Jolie critique. Je voudrai ajouter que la bande-son est réussie, et que le film nous replonge dans une légère nostalgie...

 

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