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Critique Kick-Ass 2

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Kick-Ass amorçait une petite révolution. Tournant au ridicule le modèle du super-héros en reléguant définitivement le cliché du surhomme beau-gosse et indestructible aux oubliettes, le film torpillait parallèlement toutes les bonnes valeurs américaines autrefois propres au registre. Usant avec insistance de la vulgarité, de l’humour noir et du gros rouge qui tache sec, le métrage avait su conjuguer avec brio autodérision et anticonformisme lourdement appuyé. Une formule gagnante, qui aura ouvert à Matthew Vaughn une voie royale vers la grosse production hollywoodienne – X-Men : Le Commencement –. Abandonné entre les mains du moyennement convaincant Jeff Wadlow – le petit slasher Cry Wolf –, Kick-Ass 2 surfe sur la vague en tentant d’injecter quelques nouveaux éléments de ci et là. Sans pour autant parvenir à s’imposer comme une séquelle véritablement indispensable.

 

 

On prend les mêmes, et on recommence. Profitant de l’ouverture laissée béante par le final du premier opus, Kick-Ass 2 s’inscrit dans sa directe continuité. Le dérangé Chris D'Amico / Red Mist, traumatisé par la mort violente de son paternel, devient donc le Motherfucker, un super-guignol dont le pouvoir se limite à bénéficier d’un compte en banque maousse-costaud. Il n’en fallait pas plus pour rallier à sa cause une bande de tarés costumés, qui vont mettre à mal le pauvre Kick Ass et sa bande de geeks crétins. Seule Hit Girl, malheureusement rangée des affaires, semble désormais pouvoir aider le groupe à se dresser en barrage à l’épidémie maléfique qui gangrène les rues. Rien de bien neuf sous le soleil. Kick-Ass 2 reproduit une formule bien connue, empilant les frasques de ratés en pyjamas fluo persuadés d’être investis d’une mission quasi-évangélique. Mais force est de constater que Jeff Wadlow s’en donne à cœur joie dans la caricature. Les nouveaux protagonistes sont grotesques au possible – Night Bitch, Insect-Man – et renforcent le côté décalé d’une franchise qui s’inscrit volontairement dans un registre Z friqué. Piétinant une nouvelle fois la bonne morale, Kick-Ass 2 pulvérise toute notion de  bon goût en s’affranchissant d’une impressionnante palanquée de séquences politiquement incorrectes. Parfois jusqu’à l’overdose.

 

 

Kick-Ass 2 est un film de nerd. Pétaradant, furieusement second degré, le métrage de Wadlow parvient à ce titre à livrer son lot de séquences décérébrés et bourrées de répliques croustillantes souvent hilarantes. Le cinéaste n’évite pourtant pas le piège de la surenchère gratuite et inutile, rompant occasionnellement le précaire équilibre gore / fun du précédent opus. Virant parfois scato – ? – et imposant la violence en élément récurrent, Kick-Ass 2 pousse en effet le bouchon aussi loin que possible. Probablement afin de compenser les faiblesses d’un scénario qui tourne plus ou moins en rond et peine véritablement à développer ses personnages, dont Kick Ass lui-même. La plupart des nouveaux intervenants n’imposent leur singularité que par la nullité de leur défroque – Jim Carrey, transparent –, Wadlow tentant de compenser en déroulant dès que l’occasion se présente les tourments d’une Hit Girl catapultée protagoniste central du métrage. Rien de bien passionnant néanmoins, les errements adolescents de la petite teigne offrants tout juste au cinéaste un prétexte pour imposer une fausse morale usitée jusqu’à la moelle – « restez vous-mêmes », merci pour le message –.

 

 

Chloë Grace Moretz s'avère cependant impeccable dans ses bottes. A l’image de ses compagnons de scène. Côté casting, Kick-Ass 2 opère en effet un parfait sans-fautes. Si Aaron Taylor-Johnson compose un super-zéro bien interprété mais malheureusement un brin trop lisse, Christopher Mintz-Plasse trouve dans le Motherfucker un méchant parfaitement calibré à son involontaire trombine d’éternel looser. Même constat en ce qui concerne l’emballage. Kick-Ass 2 est une grosse machine bien huilée, et reste à ce titre habillement shooté. Jeff Wadlow se limite certes à un honnête copycat et réplique presque point par point le style du premier film, mais livre un travail débordant de bastonnades agréables rythmées au millimètre près, dont une séquence finale plutôt bandante.

 

 

Kick-Ass 2 est un correct plaisir régressif. Poilant aux entournures, le film ne parvient pourtant pas à sortir de l’ombre de son ainé, et ce malgré les très bonnes prestations de son trio d’acteurs. Le métrage se veut particulièrement généreux, mais aurait gagné à s’épauler d’un scénario plus travaillé ainsi que d’une personnalité propre.

 

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