film d'horreur

rechercher un film d'horreur et fantastique

Rechercher par film :

 

Rechercher par acteur :

 

 

 

Critique Kick-Ass

Fiche     Critique    Acheter le DVD / BluRay

pub

Kick-Ass, série de comics book créée par le scénariste Mark Millar (Ultimates, Wanted) et dessinateur John Romita Jr (Daredevil, Wolverine), a attiré bien avant sa sortie officielle la curiosité de Matthew Vaughn qui s’est empressé d’acheter les droits. Une initiative chevronnée qui est sans aucun doute ce qui aurait pu arriver de mieux à cette adaptation. Déjà géniteur d’œuvre telles que Layer Cake et Stardust, Matthew Vaughn a démontré avec brio qu’il savait manier la caméra comme un grand. Affirmer que Kick-Ass est une vraie réussite serait un pléonasme, totalement maîtrisé de bout en bout et ayant su s’ancrer dans son époque, cette pellicule est une œuvre résolument post moderne. Spider-Man, Catwoman, Daredevil et autres mous du genou, prenez-en de la graine. Watch and learn.

 

 

Dave, adolescent banal sans aucune histoire et passionné de comics, décide de prendre sa vie en main et de vivre son rêve : devenir un super-héros. Après s’être choisit un costume ridicule et affublé du surnom de Kick-Ass, ce personnage mystérieux va devenir une véritable star après quelques tentatives ratées. C’est alors qu’il va découvrir que de vrais super-héros surentraînés se baladent dans le coin et va se retrouver au cœur d’une guerre qui le dépasse.  Les films de super-héros commençaient sérieusement à tourner en rond avec les calamiteux Catwoman, Daredevil ou encore Superman Returns, heureusement des métrages tels que The Dark Knight ou Watchmen nous ont prouvés que les comics au cinéma en avaient encore dans le pantalon et qu’il était encore possible de surprendre le public en mettant de côté les recettes mille fois revues. Et voilà qu’aujourd’hui, un bonhomme nommé Matthew Vaughn s’empare à nouveau de ces travestis sauveurs de pauvres gens pour proposer une bande transpirant le fun et le divertissement débridé. Son budget de trente millions de dollars en fait un métrage indépendant plutôt aisé, mais pauvre comparé aux standards hollywoodiens, obligeant ainsi son géniteur à se concentrer sur l’essentiel. La frilosité des producteurs hollywoodiens ont permis à Matthew Vaughn de conserver une totale liberté d’expression et on ne peut que les remercier sur ce point là. Bien que très inspiré des adaptations de comics plutôt que des comics en eux-mêmes, sans jamais renier ses origines Kick-Ass n’hésite nullement à balancer des références et des clins d’œil tout le long, notamment à travers la bande son en envoyant le thème de krypton du Superman de John Williams pour l’ouverture jusqu’au thème de Batman de Danny Elfman pour accompagner ses scènes d’action.

 

 

Les super héros reflètent incontestablement la culture populaire, quand des écrits tels que Superman ou Batman ont été créés il y a plus de soixante dix ans, Kick-Ass est plus que jamais d’actualité ancré dans un univers geek et coloré. Une bande qui connaît autant qu’elle respecte la culture visée célébrant ses codes avec une justesse réjouissante. Les spectateurs -surtout les adolescents- n’ont ainsi aucun mal à s’identifier à son héros, teenager sans vague squattant les comics stores et dont la masturbation est devenue le passe temps favoris. Un être neutre rêvant de ressembler à ses idoles, en quête de ses rêves impossibles. La galerie de personnages proposée oscille sans cesse entre le burlesque et le carrément fun. Big Daddy alias Nicolas Cage, un père brisé reconvertit en justicier masqué aux allures d’un Batman version Nolan. Depuis bien longtemps, Nicolas Cage avait décidemment du mal à choisir ses rôles - Ghost Rider, Next, Bangkok Dangerous - il nous revient ici en grande forme avec une prestation au poil, électrocutant littéralement le film à chacune de ses apparitions. Sa fille, Hit Girl alias Chloe Moretz, probablement l’une des stars de ce métrage, furieusement énervée bottant le cul à toute résistance. Le reste des seconds couteaux est tout aussi percutant avec notamment l’excellent Mark Strong (RocknRolla et bientôt Green Lantern) campant un roi de la pègre aussi brutal qu’inquiétant, ou son fils interprété par Christopher Mintz-Plasse (L’An 1 : Des débuts Difficiles, SuperGrave) transformé en l’occasion en Red Mist, méchant loser par excellence à la pointe de la technologie. Tout un pan de personnalités aussi fortes les unes que les autres ne se marchant jamais dessus grâce à un dosage minutieux quant au rôle de chacun.

 

 

Cataloguer un métrage tel que Kick-Ass comme simple film de geek serait extrêmement réducteur mais surtout totalement erroné. Sous ses allures de film pour ados décérébrés, Kick-Ass est une pellicule beaucoup plus sombre et violente qu’elle en à l’air. Certes l’humour est omniprésent mais Matthew Vaughn n’hésite pas une seule seconde à jouer avec les émotions du spectateur, enchaînant des scènes aussi cocasses que poignantes à un rythme effréné. Oubliez les super-héros à l’eau de rose, nos joyeux larrons n’ont aucune pitié et massacrent littéralement tout obstacle. Sans être gore, Kick-Ass reste néanmoins un film sensiblement violent, du dézingage à tout bout de champs avec son quota d’hémoglobine. Le métrage ne se met aucune barrière et ne flirte nullement avec les bonnes mœurs. Aspect essentiel du film, mettant par exemple en scène une gamine de onze ans exterminant ses ennemis pour que la seconde d’après celle-ci se retrouve à terre rouée de coups avec une brutalité sans équivoque. Outre ce calibrage fun et violent, Kick-Ass est une sorte d’orgie d’influences mélangeant continuellement les genres  et les styles ne laissant à aucun moment le spectateur stagner dans son excitation. Sans gêne et avec une justesse rare, Matthew Vaughn nous propose aussi bien une séquence quasi tarantinesque sur fond de musique western qu’une scène FPS (First Person Shooter) très réussie, véritable déclaration d’amour à l’univers des jeux vidéos, en passant par des morceaux titillant l’humanité du spectateur entre deux barres de rires. Pour s’ajouter à cela, la bande son dont s’affuble le métrage est tout simplement génialissime, ajoutant ainsi une couche supplémentaire faisant de Kick-Ass une pellicule multi facettes riche et furieusement burnée.

 

 

En ayant su comment s’adresser à son public sans jamais le prendre de haut, Kick-Ass est sans aucun doute l’un des projets les plus réjouissants de ce début d’année. Non exempt de défauts, le dernier bébé de Matthew Vaughn est une petite perle dont il serait dommage de passer à côté.

Auteur : TIBO

Critique vue 6530 fois

Pseudo
Commentaire

Sécurité

Combien font : 52-18

Votre réponse :

 

15 films au hasard

dernières critiques de films d'horreur et fantastique


Critique John Dies at the End

Critique 31

Critique Urge

Critique Dans le noir

Critique The Darkness

Critique Blood Father

dernières critiques de films d'horreur et fantastique


Critique Penny Dreadful (série)

Critique Superman - Intégrale des cartoons Max Fleisher (série)

Critique Le Top / Flop 2015 de la Rédaction