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Critique L'Au-delà

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Lucio Fulci a déjà une longue carrière derrière lui, essentiellement dans l'horreur, quand, en 1981, il nous livre l'un de ses meilleurs films, L'au-delà. Véritable maelström de tout ce qui fait l'essence d'un film d'horreur, L'au-delà fait fi de toute vraisemblance au profit d'une qualité graphique indéniable, plaisir visuel coupable pour l'amateur d'horreur fraîche, soutenu en premier lieu par une mise en scène des plus inspirées.

 

 

 

Une jeune femme hérite d'un hôtel dans la Nouvelle Orléans. Alors qu'elle entreprend des travaux de rénovation, des phénomènes étranges se produisent, entraînant la mort d'ouvriers. Cette suite d'événements va précipiter la jeune femme au sein même de l'enfer. Un pitch simple, délivré via des séquences gores, à la limite de l'insoutenable. Voilà comment débute L'au-delà. Sans oublier la formidable introduction se déroulant en 1927 et décrivant la mise à mort d'un homme surnommé « le sorcier » dans l'hôtel dont la jeune femme héritera plus tard. Baignant dans une atmosphère glauque du plus bel effet, dans un sépia des plus dérangeants, ce début inspiré pose les bases de ce qui va suivre. Crucifixion, lacération, et mort par chaux vive ! Quelle entrée en scène. Dans la lignée des films italiens gores de l'époque, Zombie, Cannibal Holocaust, ou L'enfer des zombies - de Fulci également -, L'au-delà ne recule devant aucun effet. Le film pousse même dans ses derniers retranchements le concept d’écœurement quand une veuve pleurant son mari dans la morgue se voit fondre sous l'acide, la mixture que ce dernier crée avec son sang formant une flaque qui inexorablement se dirige vers la fillette de cette femme. Insoutenable.

 

 

C'est oublier qu'auparavant un homme se verra énucléé. Et il ne sera pas le seul. Deux autres se fracasseront le crâne en chutant, et plus tard une femme se retrouvera la tête clouée à un mur et des tarentules nous offriront une séquence d'une violence extrême. Un chien dévorera vivante sa maîtresse, le tout filmé en gros plan.  Mais ne vous y trompez pas. Si tout le film est d'une rare  beauté, il est pourtant desservi par deux fautes qu'on pardonnera quand même au final vu la forme de l’œuvre, la forme primant sur le fond. Les acteurs sont en effet extrêmement mauvais,  handicapés par un doublage français limite et un scénario qui peine à être cohérent. En effet, les réactions des différents protagonistes sont parfois inexplicables, quant elles ne sont pas ridicules.  Il n'est pas rare d'être largué – surtout dans la première partie – face à une succession de séquences sans aucun lien entre elles, si ce n'est l'étrange malédiction qui pèse sur ceux qui entrent dans l'hôtel. Le film est ainsi ponctué d'ellipses étranges, qui poussent à se demander si il ne manque pas des passages entiers. Le second point négatif est l'aspect parfois kitsch de certains effets gores, compensés par d'autres du plus bel effet, ce qui peut désarçonner dans un même film.

 

 

La grande force de L'au-delà est sa  formidable ambiance délivrée par une mise en scène qui sait se faire élégante mais qui bien souvent ne recule pas face à l'horreur. Macabre et complaisant ? Indiscutablement, oui. Mais cela serait réducteur de résumer ce film à ces aspects car c'est avant tout son ambiance de fin du monde et son impression d'inexorabilité amenant à un final démentiel et où le mot happy-end n'existe pas qui en font un très bon métrage. Le dernier quart d'heure de ce film assez court – 1h25 à peine – relève du jamais vu. Il semble bien que L'au-delà ait pu être une source d'inspiration pour de nombreuses œuvres– on pense à Hellraiser ou à Silent Hill – et si vous aimez avoir peur au cinéma, vous allez en avoir pour vos frais. A condition de faire abstraction de l'aspect vieillot du film de Lucio Fulci. Le son apporte par ailleurs beaucoup à l’ensemble. Outre une musique inspirée et qui sait bien illustrer les moments les plus étranges et malsains du film, il est à noter qu'un effort particulier a été apporté aux bruitages, véritables pourvoyeurs de frayeurs et de frissons coupables.

 

 

Film ressemblant à un catalogue des pires scènes d'horreur, heureusement dans un écrin superbe, bien réalisé, illustré donc par une  musique assez marquante et non avare en terreur, L'au-delà fait honneur au genre.  Le film démontre tout le talent de son auteur, maître de l'horreur déjà au sommet avec L'enfer des Zombies ou Frayeurs. Le cinéaste marque ici à jamais le genre en allant jusqu'au bout de l'imaginable, nous entraînant avec lui au cœur même de l'enfer, au sens propre comme au figuré.

Auteur : TONTON

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