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Critique L'Empire des Ombres

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Géniteur du fantastique The Machinist – mené par un Christian Bale physiquement métamorphosé –, Brad Anderson reste un homme de l’ombre. Bien que particulièrement inspiré en matière de métrages bizarroïdes, le cinéaste opère depuis ses débuts dans une discrétion absolue. Embarqué depuis ses débuts sur une flopée de productions indépendantes, le cinéaste marque avec L’Empire des Ombres son retour sur le long-métrage, un temps délaissé au profit de diverses commandes pour le petit écran – Fear Itself : les maîtres de la peur, Fringe encore le très médiatique programme Boardwalk Empire –. Condamné à une timide sortie vidéo pour le territoire Français, son nouveau projet peine pourtant à transcender malgré un postulat initial plutôt prometteur.

 

 

Sur le papier, L’Empire des Ombres esquisse des lignes scénaristiques solides. Basée sur un pitch simple et efficace, l’intrigue prend corps suite à la mystérieuse disparition de vie humaine au sein de la ville de Detroit. Rares rescapés, un petit chapelet de personnages aux origines diverses se réfugie au sein d’un bar, unique lieu disposant encore d’un semblant d’électricité. Un ultime barrage face à la menace des ombres, responsable d’un certain dérèglement de l’équilibre jour / nuit et particulièrement craintives de la lumière. Empruntant ses origines au cœur d’une intrigue partiellement usitée en matière de culture littéraire populaire – côté ouvrages récents, la saga Autre Monde de Maxime Chattam ainsi que la bande-dessinée Seuls empruntent ce ressort avec une certaine originalité –, le thème reste néanmoins relativement peu exploité sur grand écran. Certes peu original, le scénario de L’Empire des Ombres ouvre la voie à un possible développement intriguant. Embrumé dans un flou scénaristique trouble, le script d’Anthony Jaswinski ne quitte pourtant jamais le stade embryonnaire. Si le souhait de conserver une certaine aura mystique autour de la situation contribue à renforcer l’aspect fantastique et envoutante de l’ensemble, L’Empire des Ombres installe rapidement une certaine morosité au sein de son déroulé. La faute à un manque d’évolution particulièrement dommageable, le métrage plongeant ses protagonistes au sein d’un complet néant scénaristique.

 

 

Passé la mise en place des événements, L’Empire des Ombres brille par son inconsistance. Ultra-répétitif, le métrage tourne à vide. Souvent limité à un vulgaire enchainement de dialogues inconsistants, le tout s’émaille occasionnellement de rares séquences à l’action molasse, malheureusement plombées par un usage systématique de CGI calamiteux. Un défaut pourtant anecdotique, tant Anderson peine à insuffler à son travail un quelconque climax. Rythmiquement très mesuré, L’Empire des Ombres carbure en sous-régime total, quand il ne s’égare pas dans une répétitivité irritante. Dénué de véritable objectif ou message – le film se ferme en laissant planer les questionnements de départ –, le travail d’Anderson compile les scènes de poursuites copiées-collées. Des séquences de fuites qui se concluent de plus sur un quasi-systématique retour à la case départ – le bar – en évitant soigneusement l’apport d’éléments nécessaires à la trame narrative. Intriguant de prime abord, L’Empire des Ombres se mord la queue passé le premier tiers, pour sombrer rapidement dans une succession de plans chiantissimes au possible. Faussement intello dans son approche dépouillée et volontairement brumeuse, l’ensemble cherche prétentieusement le spectateur se forger ses propres déductions. Sans pour autant glisser de ci et là le début d’une piste de réflexion.

 

 

Globalement inintéressant sur le fond, L’Empire des Ombres se rattrape partiellement sur l’habillage. Cinéaste appliqué et talentueux, Brad Anderson le tout avec son savoir-faire habituel. Particulièrement travaillé, le métrage fait illusion malgré un esprit B omniprésent. Des qualités qui ne suffisent pas à faire oublier le manque de consistance du contenu, mais qui apportent au film un intérêt purement visuel. Dommage que l’éclairage – parfois sombre au point de rendre l’action illisible – ne rende pas justice à la science du cadrage dont témoigne Anderson, qui parvient à livrer une copie de très bonne facture en dépit d’un budget étriqué. Moins chanceux que sur The Machinist côté casting, le cinéaste tire néanmoins une bonne performance du pourtant moyen Hayden Christensen – la prélogie Star Wars, Jumper –, globalement crédible bien que toujours inexpressif en matière d’émotions. Particulièrement bien secondé par l’excellent et trop rare John Leguizamo, l’acteur Canadien fait preuve d’une prestance convenable sans jamais crever l’écran. Sans ambitions, son jeu reste à l’image du métrage.

 

 

Petit divertissement du dimanche soir, L’Empire des Ombres se profile en semi-déception au vu du potentiel dont Brad Anderson témoignait sur ses précédents essais. A trop vouloir se confiner dans l’obscurité, le métrage en oublie son développement et navigue dans un marasme total. Dommage.

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Combien font : 54-34

Votre réponse :

Pierre 30-08-2015
Personellement ce film m'a captivé, certes c'est un peu le meme rythme du debut a la fin mais le suspense est tjrs intacte. Chacun peut laisser libre court a son imagination pour comprendre la fin.
Toutefois si qlq'un a une explication a partager: "pourquoi l'enfant noir survie tandis que luke non, car pourtant luke a sans cesse repeté j'existe tout comme l'enfant mais seul l'enfant survie"
Mika2012 22-08-2013
"Le pire film" "Gros navet"...ce sont des critique de personne sans imagination.
Perso j'ai accroché au suspense du début a la fin. Personne n'a l'air d'avoir compris que les survivants sont la car ils avaient de la lumière au moments des faits.

Bref...la fin manque de saveur tout de même. Mais de la a dire que c'est un film pourris... Les critique de film ne sont pas vrai pour tout le monde...les gouts et les couleurs nous sont propre.

Damien 12-01-2012
Le film est totalement nul. A ne pas voir. On en tire rien et on ne ressens rien.
-1/20
Etienne 02-07-2011
Je viens de me faire voler 1h30 de mon temps... Je n'ai jusqu'à aujourd'hui pas vu pire film. A conseiller a vos ennemis ou à un insomniaque maniaco-dépressif.
Tonton 19-06-2011
Excellente critique! Le film est effectivement fade et cul cul mais bien fichu et assez original - les ombres comme monstres- même si au final inoffensif

 

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