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Critique La Chute de la Maison Blanche

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Comme souvent chez Hollywood, il arrive que deux projets sur le même thème voient le jour et se montent presque en même temps, pour des sorties dos à dos. Ce fut le cas par exemple pour Tombstone et Wyatt Earp en 1994, Volcano et Le Pic de Dante en 1997, et dans le cas qui nous intéresse ici, cette Chute de la Maison Blanche qui sort peu de temps avant une autre production au pitch similaire, White House Down de Roland Emmerich. Mais si cette resucée à peine déguisée de la formule Die Hard peut laisser sceptique au premier abord, le fun régressif qu'elle procure finit largement par l'emporter.  

 

 

Bien qu'il traite du même sujet, ce La Chute de la Maison Blanche, sorti quelques mois avant son rival, ne joue pas dans la même cour et n'affiche pas les mêmes atouts, surtout avec ses maigres 70 millions de dollars de budget contre 150 millions pour White House Down. Forcément, il pâtit de la comparaison et ce manque de moyens pour un pitch aussi gonflé devient vite un handicap : décors cheap, effets spéciaux qui puent le fake, musique minimaliste au synthé... Toutes les caractéristiques d'une production Millenium en somme. Pourtant, lorsqu'on voit ce que Roland Emmerich a fait de ses 150 millions et la daube qu'il a pondu, force est de constater que c'est bien ce côté cheap qui sauve le film en lui donnant une patine série B très bien exploitée par son réalisateur. Antoine Fuqua n'est pas spécialement un génie, loin s'en faut, mais il peut se targuer d'avoir un assez beau palmarès en terme de films d'action. Dans celui-ci, il a eu l'intelligence et le mérite - ou alors il n'a pas eu le choix, allez savoir - d'avoir su pallier les contraintes budgétaires en soignant ses scènes d'action à l'ancienne : l'humain est ici sollicité au détriment des effets numériques à tout va. On est face à de vraies cascades, de vrais combats au corps à corps et le cinéaste a même eu le bon gout de ne pas trop en faire côté montage épileptique au profit d'un déroulement assez fluide et lisible - quoi que certains effets Shaky Cam ne sont pas évités -. Exactement l'opposé d'un White House Down ou l'on s'intéressait plus aux explosions de trois hélicos de l'armée s'écrasant au ralenti sur une maison blanche en feu qu'à une quelconque psychologie superflue.  

 

 

Le point fort de La Chute de la Maison Blanche - et d'ailleurs celui de tout bon film d'action qui se respecte - c'est évidemment Gerard Butler dans le rôle de Mike Banning. Loin de la bouille lisse et imberbe d'un Channing Tatum qu'on veut à tout prix nous imposer en nouvelle figure de l'action-man moderne, loin des standards aseptisés destinés aux teens d'un Taylor Lautner - Tracers, quand même -, il est extrêmement rafraîchissant et totalement inespéré de retrouver la gueule carrée de Butler dans un rôle musclé, après celui de Gamer. Il a tous les atouts : un charisme et une crédibilité certaine, ce qu'il faut de carrure pour en imposer - le gars est massif et carré - et surtout, le scénario le gâte bien question badasserie : il a un passé douloureux, il est grincheux, il appelle très souvent les gens « trou du cul », a dit au porte parole de la maison blanche d'aller se faire foutre mais surtout, il assure un max dans le corps à corps. Merci mon Dieu d'avoir osé mettre de la baston dans un film d'action. Butler zigouille, pète des cervicales, lamine du coréen à coups de lame et n'hésite pas à mener une bonne vieille séance de torture pour avoir de l'info, si bien que le film lorgne plus vers un Piège en Haute Mer que Piège de Cristal - ce qui ne l'empêche pas de lui pomper pas mal d'éléments -. Malheureusement, il n'a pas un méchant aussi mythique qu'Alan Rickman et ce manque se fait cruellement ressentir. Là nous n'aurons droit qu'à ce type vaguement coréen dont on ne se souvient jamais du nom et qui n'était déjà pas terrible en bad guy dans Meurs un autre jour. Rick Yune, voilà, merci. 

 

 

Le reste du casting ne démérite pas et est assez généreux pour une si petite production. Certaines gueules oubliées du ciné tel que Ashley Judd en future-ex première dame, Dylan McDermot, trop rare sur les écrans même en salopard fini et Melissa Leo qui se prend ici une dérouillée incroyable. Le rôle du Prézident Ov Ze Younaitède Stètes est joué par Aaron Eckhart qui tente encore une fois de briser le record du monde de serrage de mâchoire pendant tout un film. Record qui, rappelons-le est encore détenu par Tom Cruise dans Eyes Wide Shut. Morgan Freeman est aussi de la partie, ce qui est normal puisque La Chute de la Maison Blanche tombe sous le coup de cette loi officieuse qui stipule qu'un film sur deux produit à Hollywood doit impérativement compter Morgan Freeman au casting. Freeman sera le porte-parole de la maison blanche - qui chute, donc - et fait son numéro habituel de Morgan Freeman, sur lequel nous ne cracherons pas. Nous avons tous des factures à payer. Tout ce beau monde rajoute du cachet à cette série B hyper efficace et bien bourrine pour le plus grand plaisir des amateurs du genre.

 

 

Au final, La Chute de la Maison Blanche ressuscite avec brio un genre pratiquement disparu depuis les années 90, le film d'action des grands studios comme les Die Hard ou les Pièges en Haute Mer - et autres pièges à divers endroits -.  Ce film ravivera certainement la nostalgie de tous les amateurs : efficace, bourrin, extrêmement généreux en bastons et dynamitages divers, cette série B de luxe est une très belle surprise. 

Auteur : ATEF

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Combien font : 94+35

Votre réponse :

korku 02-08-2016
je doit être nostalgique parce que j ai adoré ce film...

 

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