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Critique La Cinquième Vague

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Quand une saga ado se termine, une autre commence… Ainsi va le monde à Hollywood. Hunger Games s’étant conclu  en fin d’année, Divergente se terminant prochainement, une nouvelle héroïne se devait d’être à son tour plongée dans un monde en crise. La 5ème Vague est adapté d’un roman de Rick Yancey, dont le 3ème tome est à paraître cette année. Un peu de la même manière que Le Labyrinthe – autre adaptation young adult –, la réalisation du film a été confiée à un réalisateur peu prolifique et peu expérimenté, J Blackeson, dont le précédent métrage – La disparition d’Alice Creed – remonte à 2009.

 

 

Rick Yancey a légèrement pompé son histoire sur celle des Ames Vagabondes, de Stéphanie Meyer, en y ajoutant peut être une dimension un peu plus spectaculaire. Mais sans révolutionner le genre, loin de là. Comme nous, les humains,  vivons sur une planète vraiment sympatoche, les Autres – comprendre : les aliens – ont décidé de la coloniser et doivent pour cela se débarrasser des habitants actuels. Nous, quoi. Leur plan est très simple : des attaques successives sans jamais descendre de leur vaisseau. Première vague : suppression de l’électricité, seconde vague : tsunami mondial, troisième vague : pandémie, quatrième vague : silence… A l’aube de la 5ème Vague, qui ne saurait tarder, Cassie Sullivan doit apprendre à survivre et surtout protéger son petit frère. Seulement, les Autres sont malins et sont certainement déjà parmi les survivants. Bien que peu innovante, l’histoire aurait pu être prenante et ce malgré des personnages stéréotypés au maximum pour convenir à un public ado peu regardant. Ça n’est hélas pas le cas.

 

 

Pour incarner l’héroïne, les producteurs ont fait confiance à Chloé Grace Moretz, connue grâce à son rôle de Hit Girl dans Kick Ass. Plutôt chanceuse, elle a été la seule actrice castée pour Cassie Sullivan. Habituée aux rôles musclés, elle doit pourtant ici incarner une ado un peu paumée et sans réelle capacité de survie. Malgré toute la bonne volonté dont elle fait preuve, on ne peut pas dire qu’elle fasse mouche. Pour la seconder et certainement pour contenter un public de jeunes adolescentes, les deux rôles masculins ont été confiés à deux bellâtres : Nick Robinson – Jurassic World – et Alex Roe, transfuge de la télé. Ils ne peuvent malheureusement pas faire de miracles vu la minceur du scénario et l’absence complète de profondeur psychologique des personnages. Afin d’épauler ces petits jeunes, le reste du casting est un peu plus expérimenté : Liev Schreiber et Maria Bello pour ne citer qu’eux. Le fait est qu’ils ne peuvent pas vraiment laisser libre cours à leur talent non plus. Particulièrement Maria Bello qui normalement dans le bouquin joue un sergent instructeur particulièrement sadique, transformée pour la pellicule en femme au rouge à lèvre pétard et complétement transparente. Dommage.

 

 

Encore une adaptation ratée. Le livre n’est pas ce qu’on peut appeler un chef d’œuvre, toutefois l’auteur met un point d’honneur à souligner l’état d’esprit de ses personnages, à expliquer les connexions entre eux. Ce qui donne l’intérêt de l’histoire, puisque le reste est un peu du déjà-vu. Le film de Blackeson passe complètement à côté de la description de ses personnages, on ne s’y attache pas, on ne les plaint pas, on ne les craint pas. Le meilleur exemple est Reznik – joué par Maria Bello –, un homme dans le livre qui torture psychologiquement les jeunes et qui est un vrai connard qu’on a juste envie de frapper. Dans le film, Reznik devient une femme, et est juste bonne à faire sourire. La 5ème Vague même s’il reste un divertissement correct dans son ensemble est un film bâclé. Tout arrive trop vite, sans réelle explication, tout s’enchaine sans que le spectateur ait réellement envie de comprendre ce qu’il regarde. Alors OK, c’est un film pour ados, donc on ne leur demande pas de comprendre quoi que ce soit, mais il y’a quand même un minimum. Le seul point positif est que le réalisateur a minimisé la partie romance un peu nunuche du bouquin pour ne garder que l’essentiel, heureusement, car le peu de passages dans cette veine là est simplement  risible.

 

 

A vouloir surfer sur la vague, les producteurs vont finir par se casser les dents sur les adaptations de romans pour ado. Ces livres sont rarement de la bonne littérature – ou à de très rares exceptions – ce qui ne permet pas d’en faire de bons films. La 5ème Vague s’inscrit dans cette catégorie. Vite vu, très vite oublié. Et après les premiers chiffres, il est peu probable que la suite voit le jour. 

Auteur : FLORA

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