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Critique La Dame en Noir 2 : L'Ange de la Mort

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Responsable d'une quantité astronomique d'inoubliables productions fantastiques, le mythique studio Hammer avait marqué son grand retour avec La Dame en Noir. Dirigé par le prometteur James Watkins – Eden Lake –, le film se présentait comme un divertissement moderne mais respectueux des codes de l'épouvante à l'ancienne. Visuellement somptueux, incroyablement flippant, le métrage affichait une ambiance oppressante, sombre et gothique. Watkins récoltera les louanges de la critique, mais se désolidarise aujourd'hui d'une quelconque idée de franchise, le premier volet se clôturant sur un final magistral qui n'appelait pas franchement de séquelle. En rade d'idées depuis la sortie du film – The Quiet Ones semblait bien faiblard en comparaison –, la Hammer relance malgré tout la machine. Sans surprise, La Dame en Noir 2 : L'Ange de la Mort se profile en bis-répétita terne et anecdotique.

 

 

Watkins n'est pas le seul artisan du film original à avoir mis les voiles. Alors que quasiment aucun membre de l'équipe technique ne rempile – seul Marco Beltrami renouvelle son contrat pour la bande-originale –, l'absence du populaire Daniel Radcliffe au casting ne laisse d'autre choix aux producteurs que de se projeter quelques années après l'épilogue initial. Une manœuvre souvent propre aux projets vidéo, mais plutôt bienvenue en ce qui concerne ce second film. Tom Harper, jeune inconnu catapulté à la réalisation de ce pur produit de commande, laisse donc de côté l'époque de la révolution industrielle pour plonger ses nouveaux protagonistes en plein cœur de la seconde guerre mondiale. Un saut dans le temps qui lui offre de nouvelles possibilités en ce qui concerne l'approche visuelle, mais qui lui permet parallèlement de conserver la touche rétro typiquement gothique propre aux produits labellisés Hammer. En ce sens, La Dame en Noir 2 : L'Ange de la Mort s'engage dans un lifting à peine camouflé de son ainé, le métrage s'articulant plus ou moins autour d'une construction similaire. Evacués de Londres, huit écoliers accompagnés de leurs enseignantes s’installent dans la vieille demeure isolée du village de Crythin Gifford. Leur présence va inévitablement réveiller la vieille toupie fantomatique qui hante les lieux, cette dernière portant rapidement son amour sur un jeune garçon traumatisé et mis à l’écart du groupe. La suite se déroule en quasi-pilotage automatique sans jamais prend le temps d’insuffler de quelconques ajouts novateurs dans l’équation autrefois proposée par Watkins.

 

 

La Dame en Noir 2 : L'Ange de la Mort n’apporte rien de neuf au pourquoi du comment. Pire, le métrage s’autorise un « gommage » de tout ce qui avait auparavant été éludé par le film précédent pour dérouler pépère un suspense en forme de parfait copycat. Harper démystifie donc ici une nouvelle fois le passif de la fameuse Dame en Noir, ce dernier usant même d’éléments narratifs déjà connus pour matérialiser des twists qui tombent de ce fait complètement à plat. Le cinéaste passe par conséquent à côté de son climax – la principale force du premier opus, simple mais redoutablement efficace – et néglige complètement ses enjeux dramatiques au profit d’un déroulé ultra-paresseux, convenu, désespérément redondant. Terne au possible, La Dame en Noir 2 : L’Ange de la Mort tente le coup de bluff en parsemant avec générosité sa structure de jump-scares bien bourrins. Peine perdue. Dépourvu d’une ambiance digne de ce nom, le film affiche bien quelques agréables soubresauts mais échoue à installer une tension continue. Le travail de Tom Harper se laisse certes regarder mais se montre souvent poussif. Les personnages, interchangeables et à peine esquissés, s’avèrent par ailleurs peu attachants.

 

 

Artistiquement, Tom Harper tient la barre du navire sans démériter. En digne héritier de l’esprit Hammer, le cinéaste compose un tableau soigné, suffisamment glauque et sous-éclairé pour cultiver un lien plus que ténu avec le très bon travail de Watkins. Lisible, racé, La Dame en Noir 2 : L’Ange de la Mort affiche une utilisation des clairs-obscurs et un respect des codes du cinoche à l’ancienne qui pourra partiellement compenser la faiblesse du script. Côté distribution, les acteurs font leur boulot, point. Transparents et peu impliqués, ces derniers peinent à se démarquer les uns des autres, le semblant de romance entre les deux protagonistes principaux n’insufflant absolument aucune émotion au métrage. Une direction d’acteurs digne d’un vulgaire projet vidéo.

 

 

Dénué de valeur ajoutée en comparaison du film qu’il singe sans grande subtilité, La Dame en Noir 2 : L’Ange de la Mort est un produit à l’intérêt plus que discutable. Pas trop désagréable à visionner, le film de Tom Harper reste malheureusement trop plan-plan, rarement effrayant et surtout dépourvu de compléments utiles à un récit connu d’avance. A peine passable.

 

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