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Critique La Fureur des gargouilles

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Tout comme au bon vieux temps des années 80, la démocratisation du DVD permet à pas mal de petits éditeurs de sortir dans notre pays des fromages qui puent – copyright Commandant Sylvestre – de petits films d’horreur au budget anémique et ce, il faut l’avouer, au détriment parfois de vrais bons films qui poireautent dans les limbes de la distribution – All the boys love Mandy Lane a BIEN pris son temps par exemple –. Parmi la pléthore de films arrivés ces derniers temps figure La fureur des Gargouilles. Tout un programme car, au final, peu de fureur et peu de gargouilles dans ce mix entre le Godzilla d’Emmerich, Le règne du Feu sur un soupçon de Da Vinci Code.

 

 

Deux ouvriers parisiens meurent mystérieusement pendant la fouille du sous-sol d’une église de la capitale française. Les jours suivants, Jack, professeur d’archéologie, va se retrouver confronté à une créature très ancienne, bien décidée à faire régner la terreur et qui va curieusement s’en prendre à son entourage, tandis qu’un bien étrange prêtre, au bord de la folie, se croit investi d’une mission divine qui le conduit à se servir de Jack et d’amis journalistes français de celui-ci. Mangeant à beaucoup de râteliers, le scénario ne se dépareille pas du tout venant télévisuel. Et oui, La fureur des Gargouilles ressemble à s’y méprendre au genre de téléfilms que vous pouvez parfois – souvent ? Mauvaises langues, va – apercevoir sur la TNT. En effet, le film est d’une part assez soft, peu d’effets sanglants au programme, et ne se distingue en rien d’autres œuvres du même genre, lorgnant plus du côté de l’aventure à la Da Vinci Code qu’au Monster-movie style Le Règne du Feu. Pour un peu, on se croirait dans un téléfilm mettant en scène Carson Flynn, l’aventurier interprété par Noah Wyle. Les péripéties de Jack sont téléphonées, bourrées de clichés – ah cet inspecteur parisien à l’imperméable et à la moustache style inspecteur Clouseau – et ennuyeuses au possible, le tout dans un visuel se rapprochant d’un docu-réalité, fade et laid. Rien à sauver alors ? Si, deux choses, pour peu que l’on soit peu exigeants.

 

 

D’abord les dialogues et les échanges entre les personnages. Faisant souvent mouche, ceux-ci se révèlent mordants et parfois drôles, permettant à La Fureur des Gargouilles d’enfin avoir un tant soit peu d’originalité –encore que- mais surtout une âme lui permettant de se suivre quelquefois avec plaisir. Heureusement car comme souligné plus haut, le scénario se contente d’aligner les scènes avec une prévisibilité hallucinante. Tout y est. Le héros soupçonné de meurtre, les flics dépassés, le fou seul à savoir la vérité, et le courage du héros à qui on n’aurait jamais prêté tant de bravoure. AZ noter que – et c’est souvent peu le cas – Paris est assez bien représentée et les parisiens ne passent pas pour des mangeurs de grenouilles avec béret et baguettes. L’autre satisfaction est à trouver du côté des effets spéciaux qui se révèlent assez corrects, ce qui pour un film mettant en scène une créature aussi visuellement attirante qu’une gargouille, était un minimum. Même si les CGI n’auront jamais le charme des effets de jadis –et voilà que je parle comme un vieux – ils sont une satisfaction ici et la gargouille a un certain style même si celle de Gremlins 2 reste la plus belle et de très loin.

 

 

Les acteurs font leur possible pour faire exister des personnages creux et stéréotypés et ne se distinguent uniquement donc que par des dialogues les mettant en valeur, à l’humour noir bien traduit en français. A souligner que les français parlent réellement français et pas canadien, ce qui est suffisamment rare pour être souligné. Eric Balfour, habitué de fiction télévisuelle – Haven, 24 heures chrono- campe un héros sympathique mais fade au possible, aux émotions peu soulignées. Le metteur en scène, Bill Corcoran, souvent à l’œuvre sur des séries lui aussi, ne sait pas instaurer un climat d’angoisse, peu aidé par une photographie des plus dégueulasses qui met peu la belle ville qu’est Paris en valeur, pour autant qu’on puisse en juger car le film semble souvent tourné en studio.

 

 

La Fureur des Gargouilles a pour seul mérite de vouloir mettre en scène une créature rarement exploitée mais le résultat est sans appel, car jamais il ne fait de la gargouille du titre un monstre un tant soit peu original, n’exploitant jamais les possibilités offertes par un postulat original. En effet, oubliez les séquences de vol, la gargouille se contente bien souvent d’être au sol et de se comporter comme un monstre quelconque. Au final, les moins exigeants trouveront peut être leur compte pour un peu qu’il ne cherche pas là leur content de gore et d’attaques sauvages. Pour cela, mieux vaut revoir le superbe Solitaire.

Auteur : TONTON

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