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Critique La Marque des Anges - Miserere

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S’il reste un auteur irrégulier, Jean Christophe Grangé est aujourd’hui l’un des meilleurs représentants du polar à la française. Usant d’une écriture particulièrement cinématographique, ce dernier s’est rapidement imposé comme un maitre du suspense et des twists à répétition. Du pain béni pour le grand écran. Exception faite de l’excellent travail de Kassovitz sur Les Rivières Pourpres, les adaptations de ses romans peinent pourtant à témoigner des mêmes qualités. Faisant suite aux catastrophiques transpositions du Concile de Pierre et de L’Empire des Loups, La Marque des Anges – Miserere semblait imposer ses fondations sur une triple erreur de casting. Condamné avant-même sa sortie par une partie des aficionados, le film s’avère contre toute attente plutôt bien mené.

 

 

Miserere est un roman dense et passionnant. Handicapé par un curriculum vitae qui ne plaide pas vraiment en sa faveur – Steppin’, l’immonde Souviens-toi… l’été dernier 3 –, Sylvain White se lance de ce fait dans une entreprise compliquée. Que le cinéaste s’adjoigne pour ce faire les services de Depardieu, actuellement fustigé par le public français pour ses prises de position contestables, reste plus ou moins acceptable. Chargé d’incarner un flic roublard récemment retraité, ce dernier semble présenter le physique de l’emploi. Le choix de JoeyStarr afin de camper un agent initialement « russe et blond » s’avère nettement plus casse-gueule. Le duo fonctionne pourtant plutôt bien, et s’adapte tant bien que mal à cette histoire de conspiration entrainante sur le fond comme sur la forme. Car s’il en redessine plus ou moins les fondements en modifiant les personnages principaux, La Marque des Anges – Miserere se montre globalement fidèle à l’œuvre dont il s’inspire. La structure « Grangé » est certes bien connue  – deux policiers se penchent sur deux affaires étranges, avant de recouper leurs informations à mi-parcours –, mais parvient à installer un climax intéressant. D’un côté, Lionel Kasdan enquête sur le meurtre d’un chef d’orchestre dont on a explosé les tympans. De l’autre, Franck Salek traque la piste d’une organisation chargée de kidnapping d’enfants. Lorsque les deux hommes choisissent de faire équipe, ces derniers vont se retrouver confrontés à une affaire qui remonte jusqu’aux heures sombres de la Seconde Guerre Mondiale.

 

 

Simple, efficace et spectaculaire. Le pitch de La Marque des Anges – Miserere offre à Sylvain White l’occasion de dérouler un métrage spectaculaire, parfois consensuel mais parfaitement rythmé. Car si son travail ne tient pas une seconde la comparaison avec l’excellence et la complexité des Rivières Pourpres, l’approche « à l’américaine » dont s’habille ce polar gonflé aux amphétamines en fait assurément un bon petit divertissement. L’ensemble reste parfois tiré par les cheveux, voire trouble en ce qui concerne les réelles motivations de certains meurtres, mais parvient à retomber sur ses pattes à chaque élément clé. White en assure d’ailleurs la divulgation avec une parcimonie bien maitrisée, ce dernier emballant un métrage concis – 1h46 au compteur – qui zappe volontairement un petit paquet d’informations relatives au livre mais carbure à 100 à l’heure. Au-delà d’une intrigue correctement tenue, La Marque des Anges – Miserere renforce son côté pop-corn en proposant de ci et là les traditionnelles poursuites et bastons de rigueur, le tout dans une ambiance nocturne qui sied parfaitement à la noirceur soft de son développement. Film tout public oblige, White édulcore en effet grandement les détails les plus atroces de l’œuvre de Grangé, son travail s’avérant malheureusement trop gentillet pour marquer durablement.

 

 

Derrière la caméra, chaque intervenant rempli sa mission avec sérieux. Si Depardieu, exposant un teint alcoolisé et une bedaine maousse-costaud, use uniquement de son physique pour répondre au cahier des charges, JoeyStarr est pour sa part agréablement surprenant. L’acteur partait assurément avec une épine dans le pied, mais parvient à dessiner un flic crédible et bourrin. Sans sombrer dans un pathos pourtant sous-jacent, ce dernier est juste dans son interprétation, pour peu que l’on parvienne à oublier ses frasques passées envers la police. White livre également un film correct en ce qui concerne la réalisation, et surtout assurément plus lisible que ses précédents projets. Si La Marque des Anges – Miserere n’a rien du joyeux esthétique, le tout reste posé, agréable et monté avec soin. Du bon travail.

 

 

Comme souvent, l’adaptation est inférieure au matériau originel. Sans prétentions démesurées, La Marque des Anges – Miserere mérite cependant mieux que les critiques assassines prononcées à son encontre lors de sa sortie sur grand écran. Convenablement ficelé et interprété, le métrage de Sylvain White est un polar intéressant et sans temps morts. Pourquoi pas.

 

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